Ne pas aider pour mieux aider

Ne pas aider pour mieux aider

Imaginez un enfant de cinq ans qui a du mal à nouer ses lacets.

Que vous dicte votre instinct ? Vous voulez l’aider, non ?


La meilleure façon de l’aider est, toutefois, de ne pas l’aider.

Lorsque vous allez intervenir pour aider l’enfant à attacher ses lacets, celui-ci peut réagir avec colère et dire quelque chose du genre : « Je vais le faire moi-même ! »

De plus, permettre à l’enfant de faire un effort et d’échouer produit une frustration positive. Finalement, s’il n’y parvient pas, il ira voir un proche pour lui demander de l’aide. À ce moment-là, maman est un génie et l’enfant apprend le respect. S’il est têtu et ne demande pas d’aide ou si sa frustration va trop loin, les parents peuvent lui proposer : « Veux-tu de l’aide ? »

Si j’aborde ce sujet, c’est que je reçois un certain nombre de personnes en coaching de vie, qui éprouvent de grandes difficultés avec des proches – conjoints, parents, enfants, amis, etc. – sur le thème : « je fais tout pour l’aider, mais il n’en conçoit aucune gratitude, au contraire, il se montre tyrannique, manipulateur et me fait une vie d’enfer ! »


Je n’aborderai pas ici le problème de la dépendance affective, qui peut aller de pair avec ce type de situation, mais qui constitue un sujet différent.


D’une manière générale, vouloir éviter à quelqu’un de vivre une épreuve qui lui est destinée n’est pas une bonne stratégie : ni pour la personne en question, ni pour soi.

Du côté du proche à qui l’on évite l’épreuve, c’est le priver d’une occasion d’apprentissage, d’une expérience qui peut se révéler primordiale pour la suite de son existence. Ainsi, le jour où il rencontrera une situation qu’il aurait pu vivre tranquillement, en mettant en pratique l’apprentissage effectué lors de la première épreuve, il ne disposera pas des repères nécessaires et se trouvera donc démuni face à l’adversité.


Même si notre schéma mental instinctif veut que l’on évite au maximum à un proche de vivre une épreuve, c’est souvent aller à l’encontre de son intérêt que de le faire. A mon sens, cela est valable aussi, voire surtout, vis-à-vis des enfants.

Du côté de celui qui veut éviter à l’autre de vivre l’épreuve, cela ne génère rien de positif non plus. Ignorant ce qu’est la réalité de l’épreuve qui lui a été évité, l’autre n’a pas de raison de concevoir une reconnaissance ou un respect particulier pour le premier.


Celui-ci en concevra de la frustration, du ressentiment face à l’absence de reconnaissance, voire des exigences toujours plus grandes de celui qui ne sait pas ce qu’est l’épreuve.


Ce dernier, lorsqu’il rencontrera un vrai problème, finira par en vouloir au monde entier de ne pas lui avoir évité ce passage difficile. Il peut alors être tenté de devenir tyrannique et manipulateur pour pousser son vis-à-vis à prendre en charge ce qu’il ne veut pas assumer.

Est-ce que cela signifie qu’il faille que chacun reste dans son coin et ne s’occupe pas des autres ?


Bien évidemment non.


Le véritable sujet est que vous n’aiderez personne qui ne vous ait, préalablement, demandé votre aide.


Cela peut vous sembler être parfois une perte de temps, ou un manque d’empathie, que d’attendre cette demande, alors que vous savez pertinemment qu’il va avoir besoin d’aide, mais c’est le passage obligé pour que votre aide prenne du sens.


Souvenez-vous qu’il n’y a pas de progression sans effort, sans avoir à surmonter une épreuve. Si vous voulez que l’autre progresse, il faut l’inciter à surmonter lui-même ses épreuves et ne lui apporter de l’aide que s’il la demande.


De plus, une fois qu’il a demandé votre aide et que vous lui avez fourni, il est bon de valoriser, à ses yeux, votre apport. Non pas par égotisme ou par volonté de gloriole, mais pour que l’autre ait conscience de la portée de ce que vous avez fait pour lui.


S’il n’a pas cette conscience, il n’aura rien appris ni sur l’expérience en direct, ni sur votre implication dans le problème, ni sur le lien qui vous uni à lui et que vous aurez prouvé en lui apportant de l’aide. Il risque de ne voir que le fait qu’il n’y ait pas, ou plus, de problème…

En résumé, si vous êtes face à quelqu’un qui vous semble avoir besoin d’aide : 4 étapes à respecter


1 . Informer que vous pouvez aider
2 . Attendre la demande d’aide
3 . Apporter l’aide suite à l’éventuelle demande
4 . Expliquer et valoriser l’intervention

Les dirigeants, les parents ou les responsables gagnent le respect des autres en ne leur apportant aucune aide spontanée.

Le vrai problème est que les dirigeants portent souvent le fardeau de la connaissance et se sentent obligés de résoudre les problèmes. Ils peuvent, toutefois, aider les autres à atteindre un niveau plus élevé en ne les aidant pas spontanément.

Qu’est-ce qu’une entreprise « responsable » ?

Qu’est-ce qu’une entreprise « responsable » ?

Part 1 : une entreprise honnête et juste.

Dans un précédent post, nous avions vu ce qu’étaient « les piliers de la mission d’une entreprise responsable », c’est-à-dire les deux grands fondements sur lesquels elle peut avantageusement baser sa relation à son environnement : le respect humain et le respect du bien commun.

Suffit-il d’avoir ces deux grands principes en tête pour les décliner dans le concret des affaires, ou pourrions-nous aller plus loin pour une mise en pratique structurée ?

Une fois posés les deux piliers généraux, il est intéressant, selon moi, d’aborder, dans un premier temps, les vertus qu’une entreprise voulant se positionner comme responsable doit viser pour, dans un deuxième temps, aller plus en détail sur les comportements qu’elle peut adopter pour y parvenir.

Les principales vertus qu’une entreprise responsable peut viser, dans sa quête à devenir « responsable », sont au nombre de cinq. Ses liens à son environnement doivent la caractérisée comme :

. Honnête et juste,
. Citoyen actif,
. Employeur responsable,
. Protecteur du futur,
. Inscrire sa performance comme durable.

Dans un souci de ne pas monopoliser trop longuement votre attention dans une journée qui doit déjà être bien chargée, je scinderai mon propos en cinq posts successifs, le premier étant consacré à détailler ce qu’est une entreprise « honnête et juste ».

Mon propos n’est pas d’aborder la chose sous un angle moral, mais plutôt de voir quels bénéfices une entreprise peut retirer concrètement du respect de ces orientations.

Alors, en quoi consiste adopter un comportement « honnête et juste » et quels bénéfices en retirer ?

Dans ce post, nous aborderons ce sujet sous l’angle des relations d’une entreprise avec son environnement immédiat et courant, à savoir les clients et les fournisseurs (les banquiers étant des fournisseurs comme les autres).

De manière sans doute non exhaustive, un comportement honnête et juste, pour une entreprise, peut être décliné en quatre grandes rubriques :

1. Chercher à construire des relations durables avec clients et fournisseurs

Croire que l’on contrôle sa rentabilité simplement en pressurant ses fournisseurs et en maximisant son prix de vente est, peut-être, logique mathématiquement et simple intellectuellement, mais c’est aussi montrer son ignorance quant à la manière dont fonctionne la relation profonde qui existe entre une entreprise et son environnement.

L’une des choses les plus importantes, pour une entreprise, est la stabilité. C’est ce qui permet d’organiser le développement.

Croire que les partenaires resteront fidèles et constants si la relation que l’on entretient est déséquilibrée est un leurre qui a généré plus d’un dépôt de bilan.

Je me souviens d’une entreprise de plats cuisinés que les fondateurs avaient développée, pendant trente ans, avec une exigence particulière concernant la qualité des produits, le respect des fournisseurs et une maîtrise certaine des prix de vente, puis vendue à un fonds d’investissement.

Celui-ci avaient mis en place un patron qui, pour améliorer une rentabilité déjà vraiment excellente (digne du secteur du luxe !), a appauvri les recettes de cuisine et dénaturé les relations avec les fournisseurs.

En trois ans la société a déposé son bilan et 70 personnes se sont retrouvées au chômage….

Trois ans contre trente ans…

Et je vous garantis que l’histoire n’est pas plus compliquée que cela…

Quoi que l’on ait l’impression de contrôler, en affaire comme dans tout, il me semble bon de garder à l’esprit que la vie est plus intelligente que nous et que l’on obtient à la mesure de ce que l’on donne. Pas forcément directement, parfois sans que l’on puisse établir de lien direct entre les deux, mais c’est une loi qui se vérifie pour peu qu’on cherche à la tester.

Construire une relation durable avec clients et fournisseurs oblige à prendre en considération, avec respect, leurs impératifs et confère à l’activité une solidité dont l’entreprise bénéficiera durant les périodes de difficultés.

2. Traiter honnêtement les clients en offrant des produits et des services bons et sûrs

Cela rejoint, sous certains aspects, le point précédent avec une focalisation particulière sur la qualité du lien avec les clients à travers le produit commercialisé.

A un certain niveau, la relation avec le client est une forme de contrat tacite : il achète un produit ou un service en fonction de la perception qu’il en a à travers ce que lui en dit le producteur.

Si l’offre est conforme ou supérieure à l’attente du client, au-delà de la satisfaction ponctuelle de ce dernier, il en concevra un sentiment d’avoir été respecté et inscrira son lien avec l’entreprise dans une relation de confiance, donc de durée.

L’illustration quasi caricaturale des dérives en la matière est l’histoire de l’entreprise Spanghero. Elle a trahi la confiance de ses clients en vendant de la viande de cheval alors qu’elle promettait du bœuf.

Quel que soit le responsable de cette malheureuse affaire, force est de constater que, suite aux révélations, la société a perdu 50% de son chiffre d’affaires en un an et a été dans l’obligation de déposer son bilan.

Et que dire de la publicité vantant les mérites du Roundup mettant en scène un chien qui pouvait, en toute quiétude, enterrer son os dans un sol traité avec ce produit et le sortir pour le manger sans aucun souci pour sa santé… Produit bon et sûr ?

Ce que j’écris là sonne comme des évidences intellectuelles pour nous tous et donc d’un intérêt seulement très relatif. L’intérêt viendra davantage quand il s’agira d’en étudier la mise en pratique concrète.

3. Traiter les fournisseurs avec justice — payer rapidement ce qui est dû — et en attendre de même de leur part

Nous le savons tous : un fournisseur n’est ni un esclave, ni un banquier.

De même, pour reprendre l’histoire Spanghero, il ne doit pas être un faussaire.

Les relations commencent à se pervertir quand une hiérarchie s’instaure entre client et fournisseur. Quand une relation de dépendance est actée et dénaturée en domination par l’une ou l’autre des parties.

C’est souvent le cas entre les enseignes de la grande distribution et leurs fournisseurs. Le schéma fréquent est d’accroître les achats auprès d’un fournisseur et, une fois celui-ci devenu dépendant de l’enseigne, le contraindre à baisser ses prix de façon aussi variée qu’irraisonnable (baisse de prix, mais également marges arrières, participation aux opérations promotionnelles, aux frais de communication de l’enseigne, etc.).

De même, il est considéré qu’une société est financièrement bien gérée quand elle obtient que ses clients la payent rapidement et qu’elle-même règle ses fournisseurs avec des délais importants. Le fournisseur devient le banquier, sans qu’il n’existe aucune justification à la chose, si ce n’est un rapport de force qui le permet.

Le rapport de force primaire est un faux ami. Je sais que c’est la base d’un grand nombre de relations dans le monde des affaires et qu’il peut sembler idéaliste et irréaliste de le remettre en cause. Mon expérience de la chose me fait dire que, pour peu qu’on le comprenne et l’applique différemment, il peut être générateur de progrès.

Un dominant a intérêt à servir. Il est là pour permettre au dominé de s’améliorer car, ce faisant, le dominé se renforce, devient un allié et avoir des alliés forts est préférable à en avoir de faibles. Compter sur sa seule force pour affronter la vie n’a aucun sens, même dans le monde des affaires.

De plus, compte tenu de l’impermanence des choses, rien ne dit qu’un dominé ne deviendra pas dominant ultérieurement. Mieux vaut être prudent…

4. Partager ouvertement ses connaissances pour permettre aux clients et aux fournisseurs de faire des choix en connaissance de cause.

Rassurez-vous, il ne s’agit pas de mettre sur la place publique les brevets et savoir-faire spécifiques à votre entreprise. Cela n’aurait pas vraiment de sens et irait à l’encontre à la fois de ce qui la différencie et donc constitue sa valeur, ainsi que de sa pérennité dans le progrès.

Il s’agit d’être transparent avec l’univers que constitue l’environnement de votre entreprise pour vous inscrire en son sein de manière harmonieuse.

Cette transparence concerne :

  • la nature de votre produit ou service, ainsi que l’état de vos connaissances en matière d’avantages et d’inconvénients qu’il peut receler,
  • vos règles de fonctionnement en matière de relations avec clients et fournisseurs. Ces règles étant éventuellement susceptibles d’être négociées,
  • d’une manière générale, tout ce qui peut servir la liberté de vos partenaires pour être en mesure d’adhérer pleinement à une relation avec votre entreprise.

Encore une fois, plus un partenaire est fort, plus il est utile à long terme à l’entreprise. Vouloir contrôler une relation par la domination, la dissimulation ou même les contre-vérités est non seulement illusoire, mais c’est également l’assurance de parvenir, sur le long terme, à un résultat perdant-perdant.

Alors, peut-être que tout cela vous paraît une évidence dans l’absolu, mais inapplicable dans le monde des affaires. Si c’est ce que vous pensez, vous avez raison ! Mais cette raison ne concerne que vous. Il vous suffirait d’accepter de penser autrement et d’essayer dans la pratique pour vous réjouir d’avoir eu tort auparavant.

Comment faire reculer le seuil d’incompétence ?

Comment faire reculer le seuil d’incompétence ?

Vous connaissez tous le principe de Peter qui se formule ainsi : « dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence », et son prolongement : « avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d’en assumer la responsabilité ».


Même si ce principe est énoncé, au départ, de manière humoristique et provocatrice, il a fait l’objet de certaines études qui tendent à en prouver la pertinence.


Et il est vrai que, dans beaucoup de domaines de notre vie, il nous arrive de nous poser la question : en suis-je ou en serai-je capable ?


Pour la prise d’un nouveau poste en entreprise, pour la mise en œuvre d’un projet personnel ou professionnel, pour un engagement de vie (mariage, éducation d’un enfant, etc.), la question, et parfois l’angoisse qui y est rattachée, peuvent s’imposer à nous.


Si l’on considère la compétence comme une ressource finie en chacun de nous, le principe de Peter apparait d’une séduisante logique, toutefois la capacité humaine à s’inscrire dans une évolution constante peut être de nature à rendre son dépassement possible.

1. La compétence : une ressource finie en chacun de nous.

Il est vrai que, depuis notre plus tendre enfance, on nous enseigne une grande masse de techniques diverses, destinées à nous rendre compétents dans les domaines concernés.


A ces compétences techniques s’ajoutent les enseignements issus de notre expérience de la vie et c’est la combinaison des deux qui forme notre compétence au sens large.


Il est donc tout à fait vraisemblable que, tant le nombre de techniques apprises que la multiplicité de nos expériences étant limitées, il arrive un moment où nous aurons épuisé nos ressources personnelles face à un type de problème.


Dans ce contexte s’applique sans doute le sujet du seuil de compétence.


D’autant plus qu’une partie de notre entourage ne se privera pas d’interpréter nos éventuels échecs comme une preuve d’incompétence et de nous stigmatiser comme tel… comme incompétent.

De plus, nous avons tous été confronté à des personnes, supérieurs hiérarchiques ou collaborateurs, connaissances plus ou moins proches, qui se satisfont de leur situation et refusent d’envisager comme possible le fait d’évoluer positivement.

Pour ce genre de personnes, il me semble que le principe du seuil d’incompétence est parfaitement valide. Généralement, ce qui les pousse dans ce sens sont des choses comme l’égotisme, la paresse, la suffisance, les certitudes, l’ignorance, les croyances, ou tout cela à la fois.

Mais n’avons-nous pas tous, à des degrés divers, ce type de défauts ?

Cela signifie-t-il que nous sommes tous condamnés à nous heurter à notre seuil d’incompétence ?

Peut-être pas, car nous sommes toujours capables de travailler notre niveau de conscience.


2. Le niveau de conscience comme ressource infinie de compétence

Lorsqu’on parle de compétences techniques, il est vrai que l’apprentissage reste une voie d’amélioration privilégiée. Si vous voulez devenir électricien, il faut connaître la technique, sans quoi il vous faudra beaucoup de temps et la nécessité de réinventer ce qui existe déjà pour devenir compétent en la matière.

L’expérience devient, certes, très importante… mais une fois la technique acquise ! Le niveau de conscience n’apportera pas grand-chose en la matière…

En revanche, dès qu’il ne s’agit plus de compétences purement techniques, les choses deviennent différentes.

Or, si l’on y réfléchit bien, l’immense majorité de nos compétences ne procèdent pas de techniques stricto sensu : compétences à diriger des équipes, compétences à aimer, à écouter, à comprendre l’autre, à anticiper l’enchainement des situations, à trouver sa place dans sa vie et dans le monde, à interpréter correctement les événements, etc.

Bref, tout ce qui concerne notre relation à notre environnement ne peut se résumer à une technique.

En considérant les choses de ce point de vue, c’est bien le niveau de conscience qui est la matière la plus importante ; celle qui conditionne tous les aspects de nos succès, tant professionnels que personnels.

Je peux être un grand technicien professionnel, mais si je ne sais pas prendre la réelle mesure d’un problème et de ses conséquences sur mon environnement, mes résultats pourront être, si ce n’est catastrophiques, du moins très en deçà de ce qu’ils auraient pu être.

Le niveau de conscience c’est, en fait, la capacité à comprendre la vie. Ce n’est pas les croyances, ni l’idée que l’on se fait du monde, c’est l’osmose que l’on vit entre soi-même et son environnement. C’est cette osmose qui permet de vivre l’environnement et, du coup, de le comprendre, de ressentir son fonctionnement.

Certaines personnes se sont penchées sur le fait de dénombrer les niveaux de conscience. Pour certains, ils seraient 7, pour d’autres 10 (si vous voulez en savoir plus sur votre niveau de conscience personnel, vous pouvez lire cet article : « Il existe 10 niveaux de conscience, à quel niveau de conscience vous trouvez-vous ? »). Je leur laisse la responsabilité de la chose.

Ce qu’il me semble, c’est que le niveau de conscience progresse par paliers. Certains événements génèrent ce changement de palier et, tout à coup, la réalité nous semble avoir changé de dimension, de profondeur, de sens.

Je me souviens d’une personne que j’accompagnais : une femme d’une quarantaine d’années, qui en était déjà à son troisième compagnon (mais son premier mari), qui avait eu des enfants avec les deux précédents, et qui venait me voir dans le cadre d’une volonté de reconversion vers une activité d’aide aux autres, sans idée de la nature que prendrait cette aide.

En me racontant son histoire (son mari la menaçait de divorce après seulement 3 ans de vie commune), il m’est vite apparu que cette femme, très sympathique et intelligente, avait un problème sur sa capacité à se positionner elle-même face à une autre personne. Soit elle était dans la soumission, soit dans la dictature.

Or, c’est l’un des pires travers que l’on peut avoir quand il s’agit de faire profession d’aider les autres.


Nous avons donc travaillé sur les principes d’unité vs séparation et, immédiatement (c’est-à-dire durant la période d’une semaine entre deux séances), elle a pris conscience du déséquilibre qu’elle vivait depuis des années, réorienté ses attitudes, constaté les changements positifs majeurs que cela provoquait et s’est identifié à la nouvelle vision d’elle-même que cela générait.


Dans la foulée, elle a identifié le secteur d’aide aux autres qui lui convenait le mieux, entrepris les démarches concrètes pour y accéder et en plus, cerise sur le gâteau, obtenu ce qu’elle désirait.

Cela peut vous paraître un conte de fée, mais tout cela est vrai, et même si la rapidité du résultat n’est pas toujours identique, j’utilise ce cas idéal comme exemple pour illustrer le fait qu’un changement de niveau de conscience peut faire basculer une vie vers le meilleur.

Le problème en la matière, c’est qu’il n’est pas facile de comprendre que l’on peut (voire que l’on doit) travailler son niveau de conscience pour le faire évoluer.

Pourtant, si vous repensez à qui vous étiez il y a 10 ou 20 ans, vous vous rendez aisément compte du fait que votre niveau de conscience a progressé. Toutes les certitudes que vous aviez à 20 ans ne sont plus les mêmes quand vous en avez 30, et elles-mêmes sont différentes quand vous en avez 40, et ainsi de suite… jusqu’à l’âge auquel vous n’en avez plus du tout…

Comprendre l’importance de son niveau de conscience personnel et avoir, en permanence, l’objectif de le faire progresser est, pour moi, le signe d’une réelle richesse intérieure et d’une capacité de progression infinie.

Le seuil d’incompétence n’est une réalité que pour ceux qui ignorent qu’ils peuvent progresser, ou qui refusent de le faire.

Pour gagner du temps en la matière, il existe un certain nombre de personnes qui peuvent vous aider : notamment les psychothérapeutes, qui permettront de dénouer des nœuds que vous aurez identifiés, et également les coaches de vie qui ne s’appuient pas forcément sur des problèmes spécifiques. Ces derniers doivent savoir faire progresser votre niveau de conscience à partir des simples éléments de votre vie.

Vous en doutez ? Essayez et vous verrez.

Les piliers de la mission d’une entreprise responsable

Les piliers de la mission d’une entreprise responsable

Une entreprise qui souhaiterait assumer le qualificatif de « responsable » doit appuyer l’ensemble de son activité, interne et externe, sur deux piliers fondamentaux, deux principes servant de base à son expression au sein de son environnement :

. le respect de l’humain,
. le respect du bien commun.

Le qualificatif de « responsable » se conçoit, en effet, comme ayant la capacité à maîtriser l’ensemble des relations entretenues avec son environnement de façon à le maintenir en l’état, a minima, voire à l’améliorer, à le faire progresser.

Il n’est pas si facile de concilier les deux piliers précités avec la vie des affaires et ses contraintes, mais c’est peut-être la raison pour laquelle c’est particulièrement intéressant et, finalement, producteur de valeur pour l’entreprise, ses actionnaires, sa Direction, ses collaborateurs et l’ensemble de ses partenaires.

Premier pilier : Chaque personne est quelqu’un et non quelque chose (dignité et valeur de l’humain)

Faire preuve de respect pour la dignité de chaque personne et pour la personne dans sa globalité : ne jamais utiliser quelqu’un simplement comme un moyen d’atteindre un objectif de business.

Respecter la totalité d’une personne inclus le fait de penser aux personnes dans tous leurs différents rôles en relation avec les affaires : comme employés, clients, fournisseurs, investisseurs et citoyens.

Montrer du respect signifie fixer un objectif et chercher des résultats qui permettent à chaque personne d’atteindre son plein potentiel. Cela signifie, en particulier, d’être capable de contribuer pleinement à la construction de relations et de communautés à la fois à l’intérieur de l’espace de travail qu’à l’extérieur.

De tels objectifs et de tels résultats engendrent de la confiance entre les personnes et entre le business et la société en général.

Deuxième pilier : Générer de la valeur par le service à la société (le bien commun)

Avoir authentiquement pour but de défendre le bien de la société en général comme un tout à travers la fourniture de biens et services dont celle-ci tirera un bénéfice. Cela implique aussi de ne jamais se servir des parties prenantes et de la société comme un simple moyen au service de la réussite de son activité.

Cela donne un sens à l’objectif de l’activité au sein de la société et exige de l’innovation pour l’atteindre, en même temps qu’un retour financier.

Loin d’être seulement une contrainte, ce deuxième pilier est un moteur de performance à tous les niveaux de l’entreprise.

La société et les communautés de personnes déterminent ce qui est permis et les libertés de l’activité pour opérer et grandir. Ceux-ci seront d’autant plus larges que les affaires visent à réduire activement le nuisible et produisent des biens qui sont réellement bons et des services qui ont une utilité effective.

La substantifique moelle de ces deux piliers est l’exigence. On peut préférer la facilité et réduire une entreprise à sa seule dimension de réaliser des profits, mais l’abondance de ces derniers viennent seulement dans l’exigence vis-à-vis de soi-même.

Or, qui doit manifester de l’exigence vis-à-vis de lui-même en premier : la Direction de l’entreprise. Ce faisant elle sera en mesure d’inscrire toute l’entreprise et son environnement dans une même démarche positive.

Transformer une entreprise lambda en entreprise responsable n’a rien d’utopique. C’est même rentable.

Il suffit simplement d’être plus exigent, plus intelligent, plus créatif et de savoir sortir de sa zone de confort…

Comment faire face aux pensées négatives…

Comment faire face aux pensées négatives…

Êtes-vous continuellement hanté par de mauvais souvenirs ou des pensées négatives ?

Peut-être avez-vous des sentiments négatifs envers quelqu’un qui vous a blessé.

Peut-être avez-vous fait quelque chose dans le passé dont votre mental ne vous permet pas de vous libérer.

Peut-être avez-vous simplement des idées ou des perceptions négatives aléatoires.

Beaucoup d’entre nous ont peur d’être seuls, en proie, notamment, à nos pensées négatives.

Cette peur nous oblige à fuir le silence et les « temps de solitude ». Nous fuyons vers le monde extérieur, cherchant désespérément des interactions sociales susceptibles de nous distraire.

Et oui, nous sommes conçus pour être des créatures sociales – nous ne pourrions pas survivre ni prospérer sans nos réseaux sociaux.

Mais nous avons également besoin de solitude pour traiter les sentiments et les pensées qui découlent de nos expériences sociales.

C’est un élément crucial pour la croissance émotionnelle et spirituelle.

Alors, comment est-il possible de gérer ces pensées négatives qui font surface lorsque nous sommes seuls ?

Arrêtez de combattre vos pensées négatives

Les pensées négatives font naturellement partie de la vie. Essayer de les arrêter, c’est comme essayer d’arrêter de penser.

Nous nous plaignons de la fréquence élevée de négativité et de sensationnalisme dans les médias, mais voici la vérité qui pourrait être difficile à avaler : nous sommes faits pour le négatif et le dramatique.

C’est l’un des nombreux instincts de survie que nous avons gardé de notre époque de chasseurs-cueilleurs. A cette époque, être sensibles aux dangers potentiels de notre environnement avaient tendance à nous permettre de survivre plus longtemps.

Les médias ont un penchant pour le négatif parce que le négatif fait vendre : il est en lien direct avec notre cerveau.

Il n’est, par conséquent, pas étonnant que nos esprits tendent à se concentrer davantage sur les expériences négatives que sur les expériences positives.

Alors, que devons-nous faire ?

Bien que j’apprécie la valeur de la pensée positive, nous avons été induits en erreur par ceux qui nous ont dit que nous pouvions simplement bloquer nos pensées négatives. Nous devrions plutôt apprendre à les gérer quand elles se présentent, car elles sont inévitables.

La première étape consiste simplement à cesser de les combattre. Plus vous vous battez, plus vous les renforcez. Au lieu de cela, apprenez à composer avec elles.

C’est plus facile à dire qu’à faire, mais plus vous pratiquez, plus vous vous sentirez à l’aise.

Devenez observateur

Oui, être seul avec vos pensées négatives peut conduire à une haine de soi et à d’autres formes de malaise. Il est facile de se laisser prendre par nos émotions négatives.

Mais vous pouvez résister à cette envie avec une technique simple et puissante : devenir un observateur non critique de vos pensées et de vos émotions.

Michael Singer, dans son livre « L’âme délivrée », s’attache à ce monologue mental qui ne s’arrête jamais. Cette voix incessante dans notre tête est l’une des raisons pour lesquelles nous ne pouvons pas supporter d’être seuls.

Selon Singer, l’erreur que nous faisons est de penser que le bavardage, c’est nous.

En d’autres termes, nous nous identifions aux pensées négatives et aux émotions qui naissent en nous. Singer nous rappelle que notre identité actuelle se situe en dehors du domaine de nos pensées et de nos émotions.

Comment le savons-nous ? Parce que nous pouvons nous observer.

L’auto-observation consiste à changer votre cadre de référence afin que vous puissiez reprendre le pouvoir sur votre esprit.

Il n’y a qu’un seul problème : cette technique peut paraître à certains carrément impossible ou folle. Comment une personne peut-elle se détacher de ses propres émotions ?

Singer dit : « Venez faire connaissance avec celui qui regarde la voix et vous apprendrez à connaître l’un des plus grands mystères de la création. »

Mais bon… comment commencer à aborder les « mystères de la création » ?

Commencez par vous visualiser en tant qu’observateur extérieur. Rejouez votre journée comme si elle était vue par une autre personne.

Au fur et à mesure que vous vous sentez plus à l’aise, essayez de faire ces visualisations en temps réel (en d’autres termes, observez votre journée de ce point de vue extérieur pendant que vous la vivez).

Soyez curieux

Les enfants posent beaucoup de questions. Une étude a révélé que les jeunes enfants posent près de trois cents questions par jour à leur mère. C’est remarquable.

Cependant, au fur et à mesure que nous vieillissons, le nombre de nos questions diminue considérablement. Ranimer la curiosité naturelle que nous avions lorsque nous étions enfants peut nous aider à être des observateurs indépendants de nos pensées négatives, lorsque nous sommes seuls.

C’est une triste vérité : nous remettons rarement en question les pensées et les déclarations négatives générées par notre esprit. Soit nous supposons simplement qu’elles sont vraies, soit nous essayons de les combattre avec des affirmations positives.

La prochaine fois, essayez de remettre en question vos pensées.

La meilleure façon de commencer est de transformer les déclarations négatives elles-mêmes en questions. Entraînez-vous à le faire automatiquement et instantanément.

Par exemple, la pensée « Je suis un parent nul » peut devenir « Que puis-je faire pour être le meilleur parent possible ? »

Les questions vous aideront à sortir d’un état d’esprit réactif et en mode observateur afin que vous puissiez commencer à ressentir vos actions et sentiments de manière plus objective.

Vous aurez le pouvoir de laisser tomber la pensée si elle est fausse ou – si quelque chose qui fait surface doit réellement être traitée – de prendre des mesures positives en fonction de vos observations.

Mettez-vous aux commandes

Nous pensons souvent à tort que les événements de notre vie sont pré-chargés avec les émotions et les significations que nous leur donnons. Mais en réalité, nous avons la capacité de contrôler ces éléments en recadrant nos pensées.

Afin de commencer le processus de recadrage, nous devons accepter de donner un sens aux situations. Nous pouvons permettre que cela se produise de manière passive, ou nous pouvons travailler activement pour interpréter nos vies de manière utile et édifiante.

Par exemple, si vous avez essayé de créer trois entreprises et que vous avez échoué à chaque fois, est-ce que cela fait de vous un perdant dans le domaine des affaires ? C’est certainement facile de tirer cette conclusion – si facile que d’autres le feront à votre place si vous ne le faites pas.

Mais pourquoi ne pas considérer ces échecs comme des atouts, car vous savez maintenant certaines choses qu’il ne faudra pas faire la prochaine fois que vous créerez une entreprise ?

En vous-même, quelle est le système qui guide ce que vous ressentez de vos expériences. Quelles sont vos références ? Si vous croyez profondément être un perdant, alors la plupart de vos pensées, sinon toutes, seront influencées par cette conviction.

Mais vous avez toujours le choix de penser les choses différemment en modifiant votre cadre de référence.

Tant que nous vivons et respirons, nous aurons des pensées négatives, difficiles, voire dérangeantes.

Pour être à même de les gérer, nous avons juste besoin de quelques outils pour nous aider à canaliser nos pensées de manière constructive.

Et même si vous pouvez obtenir une aide utile en cours de route, vous seul avez le pouvoir de la mise en pratique.

Y a-t-il une cohérence entre valeurs d’entreprise et valeurs de vie ?

Y a-t-il une cohérence entre valeurs d’entreprise et valeurs de vie ?

 

Développer des valeurs d’entreprise et des valeurs de vie personnelle procède-t-il de la même démarche ? Les objectifs sont-ils les mêmes ? Les attentes que l’on peut avoir dans les deux cas ont-elles une cohérence ?

Il semble difficile de dupliquer la démarche de développement des valeurs de vie personnelles à celle des valeurs d’entreprise.

Si certaines similitudes peuvent être mise en exergue entre les deux démarches, elles ne peuvent être reproduites tel quel.

Les valeurs de vie personnelles forment l’ossature d’une identité d’être humain et, dans ce contexte, sont destinées à conduire l’attitude d’une personne par rapport aux situations qu’elle vit et en fonction de ses expériences propres.

Les valeurs d’entreprise, quant à elles, s’adressant à un groupe de personnes, sont davantage destinées à offrir un cadre et un esprit dans lequel les dirigeants souhaitent faire évoluer ledit groupe de personnes.

Si la nature différente de la personne (physique ou morale) incarnant les valeurs oblige à différencier la démarche, l’objectif des valeurs de vie et des valeurs d’entreprise est semblable et donc indissociable.

 

I – Une démarche différente pour des natures de personnes différentes

Les valeurs de vie servent, à se définir et à analyser des relations entre les personnes; les valeurs d’entreprise, quant à elles, servent définir un état d’esprit commun à un groupe de personnes.

Les valeurs d’entreprise s’inscrivent dans un cadre plus contraint que les valeurs personnelles : si, à titre personnel, mon cadre de vie, mon activité professionnelle, mes relations sentimentales, ou n’importe laquelle des composantes de ma vie, ne me conviennent pas à l’aune de mes valeurs de vie, j’ai toujours la possibilité de les remettre en cause et d’en modifier les données.

En revanche, une entreprise s’inscrit dans un contexte nettement plus contraint : si elle veut changer d’activité, si elle veut changer de collaborateurs, si elle veut changer de localisation géographique, tout cela est encadré soit par des lois, soit par une évidence économique (passer de la production de machines outil à celle de sous-vêtements remettra en cause l’existence même de l’entreprise : inadaptation des salariés à la nouvelle activité, des moyens de production, des circuits d’approvisionnement et de distribution, etc.).

Une entreprise doit donc inévitablement tenir compte de ces contraintes pour définir ses valeurs.

En fait, la différence fondamentale qui existe entre une personne morale et une personne physique, si l’on raisonne en dimension spirituelle, est que la nature profonde de la première est d’être un moyen, alors que celle de la seconde est d’être à la fois un moyen et une fin : un moyen fournit aux autres pour évoluer et une fin concernant sa propre évolution personnelle.

Seul l’être humain sait évoluer dans la dimension spirituelle. Tout le reste de ce qui existe sont des moyens destinés à lui permettre de réaliser l’évolution qui est sa raison d’être.

Cet être humain est donc fondamentalement dépendant de son environnement pour réaliser son boulot d’évolution (ok ! c’est une tarte à la crème… je le concède). Sans moyens, il n’y a pas de fin et, sans objectif, les moyens n’ont aucun sens.

Dans sa dimension matérielle, une entreprise est là pour gagner l’argent nécessaire à son fonctionnement dans le temps, pour fournir les ressources à ses collaborateurs leur permettant de manger et de faire vivre leur dimension matérielle.

Dans sa dimension psycho-émotionnelle, qu’en l’occurrence je qualifierais plutôt de dimension intellectuelle, elle permet d’organiser des ressources en vue de la réalisation de son activité.

Dans sa dimension spirituelle, elle fournit à son environnement des moyens d’évolution. Tout travail est transformation et toute transformation est évolution. L’entreprise étant dévolue à la réalisation d’un travail, elle a donc inévitablement une responsabilité en matière de fournir un cadre d’évolution.

Jusque-là, rien de bien nouveau, vous me direz…

Mais, si l’on veut appliquer une démarche de progrès au sein du monde de l’entreprise, il est important de préciser certaines évidences de façon à appliquer une démarche qui ne soit pas hors sol, qui ne mélange pas valeurs d’entreprise et valeurs de vie.

Face à la quantité de problèmes auxquels est confronté l’entreprise, une démarche de définition de ses valeurs ne doit pas être vue comme une nouvelle source de problème, mais comme une nouvelle source de solutions, pour une plus grande efficacité.

Et c’est bien là le challenge des Executive coaches dans le domaine des valeurs d’entreprise : accompagner concrètement la direction de l’entreprise pour que la démarche débouche immédiatement sur une amélioration et une sécurisation des performances générales.

Toutefois, si on a vu qu’il existe une différence fondamentale entre valeurs d’entreprise et valeurs de vie personnelles, il faut maintenant voir si cette différence sépare, exclue, ou si, au contraire, elle ne trouve pas son sens dans une nécessaire complémentarité, source d’unité.

 

II – Une cohérence des deux types de valeurs qui les rend indissociables

Pour prendre un exemple peut être caricatural, mais significatif : si un agriculteur veut adopter une démarche bio pour sa production, mais qu’il n’a, comme savoir-faire en matière de soin de ses plantations, que de répandre des pesticides, quelles sont les probabilités pour que sa démarche soit couronnée de succès ?

Il peut avoir à sa disposition tous les éléments matériels propres à réaliser son projet, s’il n’a pas une compréhension en profondeur du fonctionnement du système, il sera incapable d’y parvenir.

Son entreprise pourra prétendre à tous les labels bios possibles et imaginables, s’il n’infléchit pas ses comportements personnels, il ne parviendra jamais à son objectif.

Vouloir mettre en place une identité d’entreprise à travers des valeurs éthiques, c’est exactement la même chose : si les dirigeants n’infléchissent pas leurs comportements en pleine conscience, le résultat sera une belle charte d’entreprise, qui servira au personnel à mesurer l’incohérence de sa Direction.

L’effet sera plus négatif qu’autre chose.

Pour être en mesure de piloter l’entreprise en accordant comportements et valeurs, il faut avoir la compréhension de ce qu’apporte cette démarche, pourquoi elle l’apporte et comment cela fonctionne.

C’est une évidence que de dire que si vous fixez comme valeur d’entreprise, par exemple, la responsabilité, mais que le dirigeant est incapable de déléguer, ou que la société rejette en masse des déchets non traités dans son environnement, cette valeur ne sera que lettre morte.

Définir des valeurs d’entreprise pour obtenir une amélioration concrète de la performance nécessite l’implication et l’exemple de ses dirigeants.

Sans cet ingrédient, économisez le temps et l’argent que vous comptiez consacrer à un coach en la matière, ce ne serait que pure perte.

C’est pour cette même raison que, si vous recherchez un réel gain d’efficacité pour votre entreprise, il vous faut faire appel à un coach qui associe les deux expertises : celle de guider l’entreprise vers ses valeurs caractéristiques et celle d’accompagner ses leaders vers la définition et la mise en pratique des leurs propres.

Dans ce but, j’accompagne les entreprises en m’appuyant sur la méthode « Blueprint », élaborée en Grande Bretagne par un collège rassemblant des personnes venant de trois horizons principaux : des autorités religieuses (œcuméniques), des philosophes et des hommes d’affaires de premier plan.

Elle a, selon moi, une qualité fondamentale qui est celle d’être très pragmatique, notamment dans sa mise en place et dans les résultats qu’elle génère.

Je vous en parlerai plus en détails dans de prochains posts, mais sachez que vous disposez-là d’une vraie ressource de progrès pour votre entreprise, pour vous peut être et pour vos collaborateurs.

Son objectif est d’améliorer les performances de l’entreprise en optimisant les liens qui l’unissent à son environnement. Elle maximise ainsi son chiffre d’affaires et réduit ses coûts, tout en favorisant un réel épanouissement de ses collaborateurs.

 

 

Les valeurs d’entreprise sont un outil pour faire évoluer les personnes vers une meilleure version d’eux-mêmes. L’entreprise accepte un rôle social et n’est plus un outil de seul profit (même si cela reste un élément déterminant). Elle devient également un outil d’évolution pour l’ensemble de son environnement.

En pilotant l’évolution de son environnement, elle accède à un niveau de contrôle de ses performances qu’aucun outil de gestion habituel ne pourra jamais lui conférer.