7 moyens simples pour gérer le sentiment de déprime

7 moyens simples pour gérer le sentiment de déprime

Dans la vie, il y a des moments où l’on se sent déprimé ou on peut avoir l’impression de ne plus savoir quoi faire.

La première chose à comprendre est qu’il ne faut jamais prendre de décision alors que l’on se sent déprimé, stressé ou bloqué.

Vous êtes peut-être bloqué dans la vie, les affaires ou dans n’importe quelle situation dans laquelle vous vous trouviez, mais souvenez-vous (nous ne parlons pas de dépression grave), il existe toujours un moyen de vous sentir mieux, si la volonté est là.

1. Appeler un ami

C’est la raison pour laquelle nous avons des amis : être là pour nous lorsque nous en avons le plus besoin. Vous ne devez rien traverser tout seul.

Acceptez de l’aide ! 99,9% du temps, vous ne pouvez pas envisager seul toutes les possibilités. C’est pourquoi parler à une personne en qui vous avez confiance peut vous faire découvrir de nouvelles façons de considérer votre situation et peut-être même vous rendre compte que ce n’est pas aussi grave que vous ne le pensiez.

2. Faire une promenade

Certaines études démontrent que la marche régulière aide à traiter une dépression légère à modérée, mais il n’est pas nécessaire d’être déprimée pour marcher ou pour en tirer bénéfice.

Si cela peut aider en cas de dépression légère, cela peut également vous aider lorsque vous vous sentez bloqué et que vous ne savez pas comment vous sortir d’une situation.

C’est très important d’être dans la nature ou dans un endroit aussi tranquille que possible.

Prenez un moment pour entendre les sons autour de vous (qu’ils proviennent d’oiseaux ou d’arbres), soyez dans le moment présent et profitez-en. Tout le reste peut attendre.

Quelque chose de magique se produit lorsque vous vous connectez à la nature, vous régénérez vos énergies et vous restaurez votre niveau vibratoire.

Et croyez-moi, le monde ne s’arrêtera pas en votre absence.

3. Notez tout ce qui vous traverse l’esprit

Donc, votre meilleur ami ne peut pas répondre au téléphone et votre femme est occupée au travail, que faites-vous ? Eh bien, vous pouvez commencer par écrire.

Prenez une feuille de papier vierge et notez tout ce qui vous passe par la tête, sans ordre particulier. Sortez-les simplement de votre tête pour vous sentir plus léger et réfléchir à votre situation.

L’écriture a un côté thérapeutique que différentes études ont prouvé.

Ecrire à propos d’un bouleversement émotionnel 15 à 20 minutes par jour pendant quatre jours consécutifs a eu pour effet que beaucoup ont vu leur système immunitaire se renforcer, ont été en mesure de mieux accepter les événements et se sont sentis beaucoup plus légers.

4. Exercice « Soyez, faites et ayez »

Cet exercice vous permettra de passer de ce que vous ne voulez pas à ce que vous voulez vraiment.

Cela peut sembler un peu difficile au début, mais persévérez et trouvez au moins 10 choses pour chaque catégorie.

Comment faire cet exercice ?

Écrivez tout ce que vous ÊTES, FAITES ou AVEZ en considérant que l’argent n’est pas un problème pour vous. Faites l’exercice comme si vous pouviez avoir tout l’argent du monde ou si vous ne pouviez pas échouer.

5. Écouter de la musique qui vous touche

Avoir une « playlist » de musique que vous appréciez vraiment, qui vous motive et vous fait vous sentir fort, est une chose importante. Ce n’est un secret pour personne que la musique peut nous faire sentir certaines émotions en nous basant principalement sur les souvenirs qui s’y rapportent. Alors choisissez-la avec précaution, car elle peut également vous mettre dans une ambiance triste / déprimante.
Dans la foulée, essayez de danser sur cette musique. Ne cherchez pas à être particulièrement gracieux, mais simplement à exprimer corporellement ce que vous avez envie sur le moment.

6. Aider quelqu’un d’autre

La gentillesse est l’une des choses les plus pures de la planète Terre et peut instantanément booster votre énergie.

Pourquoi ?

Parce que vous ne vous concentrez plus sur vous-même, et en vous concentrant sur quelqu’un d’autre, cela vous fait oublier votre situation et, souvent, lorsque vous vous en souviendrez, vous la considèrerez moins négativement car vous vivrez à une fréquence différente.

La gentillesse vous fait entrer dans un cercle vertueux qui pourrait même transformer toute votre situation !

7. Regarder ou écouter quelque chose qui vous fait rire

Je ne vous apprends rien, mais rappelez-vous qu’un bon rire peut être le meilleur remède et la chose la plus sage que vous puissiez faire si vous vous sentez bloqué.

Ayez votre propre liste de films comiques ou simplement de courtes vidéos Youtube qui vous feront rire à tout moment de la journée.

Conclusion

Personne n’aime se sentir déprimé, mais cela se produit parfois et nous devons simplement apprendre à mieux gérer ces moments pour ne pas les laisser envahir notre univers. Cela nécessite un petit effort au départ, mais le jeu en vaut la chandelle.

7 questions pour améliorer votre qualité de vie

7 questions pour améliorer votre qualité de vie

Vous êtes submergé par la charge du quotidien, dans votre famille, dans votre travail, et vous vous posez la question de savoir si et comment cela peut s’alléger, redevenir supportable ?

Détendez-vous, ce n’est simplement pas la bonne question que vous vous posez.

Si la vie vous semble si pesante, c’est vraisemblablement qu’il vous faut l’aborder par un biais différent.

Pour cela vous pouvez consulter un coach de vie, et vous pouvez également commencer le travail de votre côté en vous posant les bonnes questions.

En voici sept qui peuvent orienter positivement votre perception de la vie et, ainsi, améliorer votre qualité de vie.

1 . À quoi ressemblerait ma vie si j’étais bienveillant avec moi-même ?

Il y a une très forte probabilité pour que vous vous astreigniez à beaucoup de choses, car malheureusement, de nombreuses personnes adoptent cette approche.

Si vous en faites partie, sachez que c’est simplement une stratégie d’adaptation que vous avez apprise, car vous pensez que cela vous évite d’être paresseux et improductif.

Malheureusement, cela ne fonctionne que rarement et, dans les rares cas où cela peut aider, la conséquence en est souvent de réduire votre estime de soi et de vous laisser complètement vidé.

Imaginez que vous êtes programmeur informatique et que vous travaillez sur un nouveau code pour résoudre un problème.

Vous essayez le nouveau code et il ne fonctionne pas comme prévu. Relanceriez-vous simplement le même code une seconde fois en espérant que, finalement, il fonctionne, sans n’y avoir rien changé ?

Bien sûr que non, ce serait évidemment une perte de temps ridicule.

Donc, n’est-il pas temps d’écrire un tout nouveau code pour votre propre esprit ?

Essayez de vous offrir de la bonté et de la compassion pendant seulement deux semaines, de la même manière que si vous l’offriez à un être cher. Vous serez surpris des résultats.

2 . Que me dit mon instinct ?

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent encore, utiliser votre instinct (ou votre intuition si vous préférez) n’est pas une façon incohérente de prendre des décisions, ni un jeu de pile ou face. Il s’agit simplement d’utiliser la cognition rapide.

L’instinct provient de votre inconscient, hautement évolué, incroyablement efficace et exponentiellement plus puissant que votre esprit conscient.

Comparez une calculatrice de poche de 1975 au super-ordinateur actuel le plus rapide au monde et vous aurez une idée de la différence de puissance.

Le problème, c’est que votre inconscient communique avec des sentiments plutôt qu’avec le langage et, de ce fait, ces derniers n’ont parfois pas beaucoup de sens pour la partie consciente analytique de votre cerveau.

En tant que tel, vous pouvez les rejeter et regretter votre décision ultérieurement. Je parie, d’ailleurs, que ça vous est déjà arrivé, non ?

Ce sentiment était votre instinct qui vous « parlait » et faisait de son mieux pour vous aider. Il n’aura pas toujours raison, mais bien plus souvent qu’il n’aura tort. Ignorer le à vos risques et périls.

3 . Cela correspond-il à mes valeurs fondamentales ?

Avez-vous déjà occupé un poste dans une grande entreprise peu scrupuleuse, à but lucratif, qui vous faisait vous sentir mal, mais payait bien ? Avoir induit en erreur un ami ou un collègue et se sentir mal après ? Ou peut-être même avoir développé des arguments futiles pour vous justifier et vous être senti mal à l’aise et irrité de le faire ?

C’est parce que vous n’êtes pas en harmonie avec vos valeurs et que vous avez créé un conflit interne.

Dans les cas ci-dessus, vous avez peut-être « intégrité », « honnêteté » et « harmonie » très haut dans votre liste de valeurs et vous les avez négligées.

Lorsque vous faites quelque chose qui ne correspond pas à vos valeurs personnelles, vous vous sentez mal. Vous ne savez peut-être pas nécessairement pourquoi vous vous sentez mal, mais c’est ainsi.

Lorsque vous prenez des décisions, importantes ou non, avant de commencer à analyser les choses à outrance, écoutez l’instinct dont nous avons parlé plus haut, car votre intuition est toujours conforme à vos valeurs.

4 . Que puis-je apprendre de cette épreuve ?

Pour moi, les épreuves sont les compliments que nous adressent la vie. La vie ne nous envoyant que les épreuves que nous sommes capables de surmonter, subir d’importantes épreuves signifie que nous avons la dimension suffisante pour les surmonter.

La rudesse de l’épreuve est la preuve flagrante de notre valeur intrinsèque. Et, pour moi, si on considère les choses ainsi, il y a du bonheur (voire de la fierté) à en retirer.

Si vous pouvez apprendre quelque chose d’un événement négatif et utiliser cet apprentissage à bon escient, vous pourrez voir en quoi l’expérience était utile et nécessaire, au lieu de vous en affliger.

Il y a très peu de situations négatives que la vie vous envoie et qui ne nous apprennent pas quelque chose d’important, pour peu qu’on accepte d’en rechercher le sens.

5 . Qu’est-ce que cela peut signifier d’autre ?

Le type qui vous fait une queue de poisson est peut-être en train d’essayer de vous tuer intentionnellement, ou peut-être vient-il d’apprendre une mauvaise nouvelle, est pris de panique et se précipite pour rentrer chez lui.

La femme qui vous croise dans le couloir, qui ignore votre sourire et votre bonjour amical peut-être méprisante, ou peut-être est-elle tellement perdue dans ses pensées qu’elle ne vous a même pas vue.

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai assez de difficulté à comprendre ce qui se passe dans ma tête sans essayer d’imaginer ce que les autres pensent et leurs motivations. Surtout quand il y a autant de risque de me tromper que de voir juste.

Avant de vous précipiter pour juger les autres ou d’avoir de mauvais sentiments vis à vis d’une autre personne, demandez-vous si la situation ne pourrait pas avoir une autre signification ?

Même si quelqu’un vous insulte, vous pouvez toujours choisir de vous poser la question, puis de vous répondre : « Cela signifie probablement qu’il a eu une jeunesse difficile où ce genre de comportement était considéré comme acceptable. Ça a vraiment dû être dur pour ce pauvre type ».

6 . Qui pourrait m’aider à atteindre cet objectif ?

Lorsque que l’on fixe des objectifs trop ambitieux, on panique, on se demande souvent comment on va bien pouvoir réaliser tout ça, et on se laisse gagner par le stress négatif.

Peu importe ce que vous voulez atteindre, il y a presque certainement des gens qui l’ont déjà fait, et même si c’est quelque chose de vraiment unique, il y aura des éléments de comparaison avec d’autres.

Trouvez qui sont ces autres et demandez-leur conseil (vous seriez surpris de voir combien de personnes aiment aider quand on leur demande gentiment), ou dans le pire des cas, lisez ce que vous trouverez sur eux ou regardez-les faire.

Le succès laisse des traces, alors plutôt que d’essayer de tout faire vous-même et de vouloir réinventer l’eau tiède, suivez la piste de ceux qui ont eu la bonté de la tracer.

7 . Si « X » n’était pas un problème, serais-je en mesure de réaliser mon objectif ?

Il existe une technique de vente classique appelée « isoler l’objection » et je l’utilise beaucoup avec mes clients en coaching de vie. En posant cette question, vous vous demandez quelle est la véritable raison pour laquelle vous ne faites pas les progrès souhaités dans un domaine donné.

« X » sera souvent l’argent, mais il peut aussi s’agir d’une foule d’autres choses telles que les qualifications, l’âge, le poids, le temps, etc.

Par exemple, vous pouvez régulièrement vous dire des choses telles que :

Si j’avais plus d’argent, je pourrais le faire.

Si j’avais un diplôme, je pourrais postuler à cet emploi.

Si j’avais plus de temps, je tenterais ça.

Lorsque vous avez ce genre de réflexion, vous devriez vous poser une question qui vous aidera à isoler l’objection.

Si l’argent n’était pas un problème, le ferais-je ?

Si je n’avais pas besoin d’un diplôme, est-ce que je postulerais vraiment ?

Si je pouvais créer du temps, le ferais-je vraiment ?

Si la réponse est « non », alors votre objection était fausse et il faut encore creuser. D’un autre côté, si la réponse est « oui », vous savez maintenant sur quoi vous concentrer et ce qu’il faut traiter en priorité.

Toutes ces questions sont bien et peuvent vous aider à améliorer votre qualité de vie, sous réserve que vous les utilisiez, alors n’hésitez pas, utilisez-les maintenant !

P.S. : ne me demandez pas pourquoi j’ai choisis cette photo pour illustrer l’article, je n’en sais rien, si ce n’est le geste de la main droite du personnage principal qui m’a éclaté…

Qu’est-ce qu’une entreprise « responsable » ? Part 5

Qu’est-ce qu’une entreprise « responsable » ? Part 5

Part 5 : des performances durables.

Dans quatre précédents posts, nous avions vu quatre des caractéristiques de l’entreprise responsable, à savoir qu’elle se devait d’être honnête et juste, puis une citoyenne active, puis employeur responsable, enfin protéger le futur commun.


Le cinquième et dernier chapitre abordant la nature d’une entreprise responsable concerne sa capacité à inscrire ses performances dans la durée.


En la matière, deux critères semblent à retenir :


. le choix et la constance de l’objectif de l’entreprise,
. l’ouverture au contrôle public de la cohérence entre l’objectif et l’activité réelle.


1. Fonctionner fidèlement à un but qui serve la société, respecte la dignité des personnes, et ainsi génère un juste retour à des investisseurs responsables.


Le choix de l’objectif est, tout le monde en conviendra, un élément primordial définissant la mission que se donne une entreprise.


Faire, de gagner de l’argent, l’objectif premier de l’entreprise est-il un objectif valide ? Les banques qui font de la spéculation en millisecondes poursuivent-elles un objectif durable ?


Certains pourront vous répondre par l’affirmative, considérant que cela permet de faire des profits, donc de payer des employés, qui, eux-mêmes, réinjectent le l’argent dans l’économie et peuvent ainsi se nourrir et vivre, prolongeant la présence de l’être humain sur terre, et donc servant la société.


Et ils n’ont pas tort à un certain niveau.


Toutefois, cette activité ne créée pas de richesse concrète, c’est un jeu à somme nulle. Ce que gagnent les uns, c’est ce que perdent les autres. Ce n’est qu’un transfert de richesses vers ceux qui ont les ordinateurs les plus performants.


C’est là où la notion de choix de l’objectif prend son sens et sa difficulté.


Car on pourrait imaginer, purement théoriquement, une banque faisant de la spéculation en millisecondes se servir d’une part importante de ses profits pour financer des actions humanitaires, sociales ou caritatives.


L’objectif serait sans doute noble, mais serait-il en accord avec la notion de responsabilité à long terme que doit intégrer une entreprise dite responsable ?


En d’autres termes, Robin Des Bois poursuivait-il un objectif qui serve la société et respecte la dignité des personnes en volant aux riches pour donner aux pauvres ?


Même si c’est sans doute mieux de donner le produit de ses larcins aux pauvres plutôt que de le garder pour augmenter sa fortune personnelle, cela reste un jeu à somme nulle que l’on peut résumer par le proverbe : « le bonheur des uns fait le malheur des autres ».


A partir du moment où l’activité d’une entreprise est basée sur le fait de générer du malheur pour certains, il est peu vraisemblable qu’elle s’inscrive dans les critères évoqués ici.


Et c’est là que réside toute la difficulté, car toute entreprise qui pollue un tant soit peu génère une forme de malheur pour certains.


Il ne s’agit donc pas de considérer que tout activité qui génère des déchets n’est pas une activité responsable – dans la mesure où ils peuvent être retraités, valorisés ou simplement compensés – mais de faire le choix d’une activité ayant un objectif résolument tourné vers le « gagnant-gagnant ».


Cela paraîtra utopique à certains, mais force est de constater que l’objectif de beaucoup d’entreprises pourrait être en accord avec ce principe. Il suffit souvent de produire une réflexion en profondeur, d’adapter les modes de fonctionnement et d’être constant dans la démarche pour parvenir à respecter la société et préserver la dignité humaine.

Concernant le juste retour à des investisseurs responsables, il faudrait définir le mot « juste retour » et il ne semble pas réaliste de vouloir le faire d’une manière générale. C’est un équilibre à trouver au cas par cas, en fonction des investisseurs et, vouloir normer la chose arbitrairement ne semble pas être susceptible de remporter une adhésion unanime, donc ne pas être possiblement durable.


En la matière, encore une fois, ce sont les valeurs de vie personnelles des personnes (les investisseurs en l’occurrence) qui doivent être travaillées pour parvenir à l’équilibre souhaité.

2. Permettre et accueillir un examen public de la cohérence entre ses objectifs déclarés et ses actes.


Le point du contrôle public est primordial pour tous :


. Pour la société dans son ensemble, afin d’assurer la cohérence de l’évolution de chacun par rapport à des contraintes sociétales en perpétuelle évolution.


L’entreprise, en toute bonne foi, peut ne pas avoir connaissance de données prenant en compte l’ensemble de la société et c’est à cette dernière que revient le rôle de l’en informer et de l’accompagner dans d’éventuels ajustements.

. Pour l’entreprise elle-même, car il constitue un appui pour lui permettre de s’assurer des dérives possibles que le temps peut provoquer dans l’application d’une démarche initiée comme positive, mais possiblement perdue de vue sous l’effet des impératifs quotidiens.

Si l’entreprise s’inscrit dans une démarche responsable de bonne foi, elle ne peut redouter l’examen public (si tant est qu’il soit normé et garantit par des possibilités de recours indépendants) et le considérera comme une aide précieuse.

Pourquoi vous avez peur et que faire ?

Pourquoi vous avez peur et que faire ?

L’anxiété et la dépression se propagent dans le monde occidental, hors de tout contrôle et sans aucun signe de ralentissement.

Les prescriptions de médicaments pour ce type de problèmes atteignent des niveaux ahurissants alors que les gens essaient de comprendre comment être heureux dans un monde généralement déprimant.

C’est une bataille difficile qui ne fera que s’aggraver, tant il est vrai que nous sommes les responsables de notre propre misère.

Et quand je dis « nous », je ne veux pas dire nécessairement que nous générons nos propres anxiété et dépression, même si c’est parfois le cas.

Mais à un niveau sociétal, nous en rajoutons largement.

Une industrie de la peur

Le travail numéro un des chaînes d’information n’est pas de vous informer, ce n’est pour elles qu’un objectif accessoire. C’est plus une couverture sous laquelle ils opèrent pour se maintenir un semblant de crédibilité.

Leur travail numéro un est de générer des revenus par la peur (ou au moins par l’émotion).

Bien sûr, il existe des journalistes, passionnés et honnêtes, qui souhaitent vraiment découvrir le fond des choses, exposer les torts du monde et, espérons-le, en faire un meilleur endroit.

Mais en tant qu’industrie, elle ne traite que de peurs et d’émotions.

Vous ne risquez pas d’être un téléspectateur assidu si le message des actualités est : « Aujourd’hui, 45 millions d’enfants n’ont pas été maltraités, n’ont pas été harcelés à l’école et ils ont tous fait leurs devoirs ».

En revanche, une histoire du genre « un enfant enlevé sur le chemin de l’école par un pédophile connu » vous fera probablement regarder, surtout si vous avez des enfants.

Cela augmentera également votre niveau de peur, même si ce n’est que très progressivement.

À cause des médias sociaux et des communications modernes, de telles histoires se propagent comme une traînée de poudre.

L’heuristique de disponibilité

Il existe quelque chose en psychologie appelé l’heuristique de disponibilité.

Une heuristique est fondamentalement un raccourci dans notre pensée qui nous permet de prendre des décisions plus rapidement et cela peut être très utile.

Cependant, cela est souvent susceptible de corrompre nos pensées et de les rendre inexactes.

À cause des reportages et de l’utilisation des médias sociaux, la plupart des parents vous diront que le monde est un lieu de plus en plus dangereux et qu’il serait bon de vous inquiéter pour vos enfants. Mais est-ce vraiment la réalité ?

Les statistiques ne corroborent pas réellement cette croyance.

Nous assistons aux horribles attentats à Paris et sommes bouleversés, scandalisés par les actions de quelques personnes.

Oui, 12 personnes sont mortes dans un acte barbare, odieux et dégoûtant, mais cela ne représente que moins de 2 jours de tués sur la route.

Pourtant, ces derniers ne font pas les gros titres et la plupart d’entre nous ne s’en inquiète qu’accessoirement.

Le but du terrorisme est de répandre la terreur et de faire croire que l’on coure plus de risques que réellement.

Quand nous voyons heure après heure la couverture du terrorisme, l’heuristique de disponibilité entre en jeu et nous commençons à penser que cela représente une menace beaucoup plus grande pour notre propre sécurité que ce qu’elle n’est en réalité.

La réalité du danger

Vous courez un risque incommensurablement plus élevé d’être assassiné par un membre de votre famille, de mourir d’une piqûre d’abeille ou de vous noyer dans votre bain que d’être assassiné par des terroristes. Ça, c’est un fait.

Pourtant, si vous écoutez les chaînes d’informations, vous pourriez être persuadé que la fin du monde est imminente.

C’est peut-être le cas, mais cela ne s’est pas encore produit.

Il est tout à fait peu probable que vous soyez tué par un terroriste, que vous attrapiez le virus Ebola ou que votre enfant soit enlevé parce que vous avez été trop flemmard pour l’accompagner à l’école.

La peur fait vendre

Le principal ingrédient de base de la vente est la peur.

Plus une personne, voire une entreprise, a peur des choses, plus elle a de chances d’acheter ce qu’elle perçoit comme une solution.

Microsoft a largement surpayé lors de l’acquisition de Skype en raison de ses craintes.

Ils ont payé 8,5 milliards de dollars alors qu’en réalité, la valeur était probablement plutôt dix fois moindre pour une entreprise qui, au cours des 6 mois précédents, n’avait réalisé qu’un bénéfice de 11 millions de dollars.

Alors, pourquoi l’ont-ils fait ?

Parce qu’ils avaient peur que Google l’achète et domine ce marché comme presque tous les autres.

Si vous passez plus d’une demi-heure à écouter des publicités à la radio ou à les regarder à la télévision, vous remarquerez que la grande majorité tente d’instiller la peur.

Certaines sont très subtiles, voire imperceptibles, d’autres clairement plus évidentes.

La carte de la peur est TOUJOURS sur la table

Comment la publicité d’une voiture peut-elle utiliser la peur pour vous inciter à acheter ?

Les marques comptent sur la peur du spectateur de ne pas présenter la bonne image au volant, ou de craindre un manque de fiabilité de son véhicule, au risque de tomber en panne au milieu de la pampa (et il n’y aura pas toujours une équipe de rugbymen pour vous secourir).

Vous pouvez également craindre que l’offre spéciale en cours ne prenne fin, vous privant de la chance inouïe d’obtenir la voiture de vos rêves avec 0% de réduction et de pouvoir l’acquérir en seulement 197 échéances.

Tout est question de peur :

Peur pour votre santé Peur pour la santé de vos enfants,

Peur de ne pas être financièrement à l’abri,

Peur de manquer,

Peur de ne pas être informé,

Peur que d’avoir l’air bête,

Peur de ne pas être assez bon par rapport aux stéréotypes ridicules édictés par les médias.

La peur au travail

Même les employeurs utilisent la peur, à la fois ouvertement et plus sournoisement.

Sous forme de menaces de perdre votre emploi si vous n’acceptez pas d’assumer le travail d’un collègue qui a été mis à pied, même si votre rémunération reste la même.

Ou plus sournoisement, en encourageant la culture de celui ou celle qui travaille le plus longtemps et prend en charge la plupart des projets, peu importe les effets pour leur santé et / ou leur vie de famille.

Les parents aussi utilisent souvent la peur pour amener les enfants à faire face à leur vision de la réalité.

« Si tu ne réussis pas à l’école, tu n’iras pas à l’Université et tu n’obtiendras jamais un travail décent ».

« Si tu ne vas pas te coucher, le père Noël ne viendra pas ».

« Si tu ne manges pas ta soupe, tu seras privé de dessert ».

Il parait impossible d’avoir un monde sans peur. Pour des raisons de survie, nous sommes déterminés à en être plus conscients que du plaisir.

Il est également impossible de ne jamais l’utiliser.

Est-ce que je ne l’utilise pas ce post, dans une certaine mesure, pour vous amener à avoir un nouveau regard sur la peur et peut-être en être plus conscient pour réévaluer votre relation avec elle ?

Alors, que faisons-nous pour réduire la peur ?

Les États-Unis représentent environ 5% de la population mondiale, mais consomment 75% des médicaments sur ordonnance dans le monde (source : Office des Nations Unies contre la drogue et le crime) .

Les plus gros consommateurs d’antidépresseurs au monde ? Les Islandais… (source étude OCDE 2017). Les français n’arrivent qu’en vingtième position. Vous voyez, les choses ne sont pas si noires que ça pour nous.

Cette étude de l’OCDE rappelle que le suicide est la deuxième cause de décès chez les 15-29 ans alors que la dépression est la troisième cause de maladie chez les adolescents.

La peur est au centre de ce phénomène.

En gros, ils ne sont pas nés comme ça, nous (la société) les avons rendus comme ça. Nous sommes responsables, en quelque sorte.

Je doute que cet article puisse changer le monde, mais j’espère que cela vous permettra de reconsidérer votre peur et je vous demanderai de vous poser les questions suivantes :

Dois-je regarder autant les nouvelles télévisées si cela me fait déprimer ? Est-ce qu’être informé est plus bénéfique que d’être heureux ?

Dois-je m’endetter outrancièrement pour suivre mes amis et conserver mon statut social ?

Dois-je rester dans mon travail stressant (et le stress est très voisin de la peur, soit dit en passant) quand cela a un impact négatif sur ma santé ?

Puis-je m’arrêter un instant et réfléchir à la question de savoir si rater cette offre promotionnelle d’un jour est si grave ?

Puis-je utiliser des encouragements positifs avec d’autres (surtout les enfants) plutôt que des menaces ?

Puis-je décider de m’arrêter deux secondes pour réfléchir, lorsque j’ai peur de quelque chose, et essayer de comprendre si cela présente réellement un danger ou si c’est mon cerveau qui prend un raccourci abusif ?

Il existe des méthodes qui visent à faciliter cette prise de conscience, comme la méditation, et d’autres qui sont censées lutter contre les peurs, comme les statistiques ou l’alcoolisme… La première est certainement mieux connectée à votre bonheur que la seconde…. Cela va sans dire. Je ne mets évidemment pas les deux méthodes sur un même pied. C’était juste pour faire un trait d’humour… désolé… même s’il semble que la seconde méthode soit plus répandue que la première…

Une autre méthode vraiment efficace, mais seuls les initiés seront susceptibles de me croire, passe par l’utilisation des valeurs de vie.
Quand elles sont correctement travaillées, on sait que c’est elles qui constituent notre moi profond. A partir de là, les prioriser, et se faire confiance à travers elles, permet de ne plus avoir peur de grand-chose.

Dans la mesure où vous êtes toujours à même de contrôler vos valeurs de vie et que c’est ce qui vous constitue fondamentalement, il n’existe aucun réel danger existentiel. Le reste relève d’un minimum de prudence et des intentions de la vie à votre égard.

Essayez et vous constaterez l’efficacité de la démarche… si vous voulez…

Qu’est-ce qu’une entreprise « responsable » ? Part 4

Qu’est-ce qu’une entreprise « responsable » ? Part 4

Part 4 : un protecteur du futur.

Dans trois précédents posts, nous avions vu trois des caractéristiques de l’entreprise responsable, à savoir qu’elle se devait d’être honnête et juste, puis une citoyenne active, enfin unemployeur responsable. Le quatrième rôle que doit être capable d’assumer une entreprise se voulant responsable est de protéger le futur commun, c’est-à-dire avoir la capacité à inscrire son action dans le long terme.

Pour ce faire, elle doit porter son attention, notamment, sur les trois points suivants :

. Assumer ses devoirs pour protéger la nature et conserver ses ressources limitées


. Enrichir le monde de la connaissance et de l’expérience pour promouvoir une meilleure régulation au bénéfice de la société dans son ensemble plutôt qu’à la protection des intérêts personnels


. Investir dans le développement des compétences

Ces points, qui semblent frappés au coin du bon sens, sont, toutefois, parmi les plus compliqués à mettre en pratique au sein du monde de l’entreprise.


Il s’agit, en effet, d’appliquer une vision à long terme dans un univers où le court terme prime généralement pour des raisons qui ne sont pas absurdes :


. La vision à long terme génère des coûts dont on ne connait pas la rentabilité (et parfois il n’y en a aucune pour l’entreprise elle-même). Comment justifier économiquement, alors, d’investir sans retour sur investissement ?


. La Direction d’une entreprise est souvent jugée, par ses actionnaires, sur ses résultats annuels et non sur son intégration harmonieuse à son environnement. Comment conserver son poste à la Direction d’une entreprise si les actionnaires ne suivent pas ?


. Le savoir-faire d’une entreprise constitue un actif pour elle, un élément constitutif de sa valeur propre (notamment financière). Enrichir le monde de connaissances, pourquoi pas, mais si cela revient à faire perdre de la valeur à l’entreprise par la vulgarisation de ce qui constitue sa spécificité, les actionnaires suivront-ils ?


Seul le point concernant l’investissement en compétences parait facile à mettre en pratique par le fait qu’il aille dans le sens à la fois des intérêts de l’entreprise et de ceux de de la société dans son ensemble.

Assumer ses devoirs pour protéger la nature et conserver ses ressources limitées


Il semble que ce point particulier ne puisse être raisonnablement envisagé que dans le cadre d’une obligation légale.


C’est dans ce domaine, notamment, que le rôle de l’état, donc de la collectivité, doit s’exercer pour assumer son rôle d’assistance et de coordination en vue du bien commun.


Comment mettre d’accord une Direction d’entreprise qui, malgré toute sa bonne volonté, est jugée sur ses résultats, et des actionnaires qui, eux, attendent de la rentabilité pour honorer un certain retour sur investissement ?


La contrainte légale et commune à toutes les entreprises semble, encore à l’heure actuelle, être la seule issue possible, même si, compte tenu des contraintes de la mondialisation, elle n’est qu’une solution imparfaite.


On observe cette imperfection dans de nombreux secteurs, de l’agriculture à l’industrie, dans lesquels les producteurs nationaux, soumis à la loi française, sont en concurrence avec des entreprises étrangères, dont les législations locales n’imposent pas les mêmes obligations.


Face à cette imperfection, il serait tentant de baisser les bras en se disant qu’il n’existe pas de vraie solution.


En fait, les solutions sont déjà en cours de mise en place, mais elles prendront du temps pour produire des effets sensibles.


C’est le cas, notamment de la démarche de mise en place de labels spécifiques : bio, éco responsable, etc.


Pourquoi nécessitent-elles autant de temps ?


Parce qu’il faudrait qu’elles se généralisent à l’ensemble des secteurs économiques d’une part, parce qu’il faudrait que les consciences des consommateurs (particuliers comme entreprises) acceptent que consommer des produits labellisés de la sorte est une question de survie de l’humanité d’autre part, et enfin parce qu’il faudrait que l’état ait un peu moins besoin d’argent pour pouvoir mettre en place une fiscalité adaptée à un mode de production nécessairement plus coûteux.


Vous pensez qu’envisager les choses ainsi est un combat perdu d’avance ?


Je fais partie de ceux qui refusent de considérer que l’évolution des consciences est un mur infranchissable, que l’humain est un domaine figé dont les penchants égoïstes sont une donnée fixe et non un paramètre évolutif. Encore faut-il s’attaquer réellement au problème, autrement que par la propagation d’une pensée unique dépourvue de sens profond…

Enrichir le monde de la connaissance et de l’expérience pour promouvoir une meilleure régulation au bénéfice de la société dans son ensemble plutôt qu’à la protection des intérêts personnels

La première partie de l’énoncé de ce point ne pose pas de problème particulier, dans la mesure où l’on raisonne en général. En effet, tout progrès dans la connaissance et l’expérience enrichit le monde. Par principe.


La difficulté survient dans la seconde partie de l’énoncée, quand il s’agit de l’appliquer pour une meilleure régulation au bénéfice de la société dans son ensemble.


Il faudrait définir avec précision ce que l’on entend par « promouvoir une meilleure régulation au profit de la société dans son ensemble ». Que veut dire le mot « régulation » ? Régulation de quoi ?


En tout état de cause, s’il s’agit d’enrichir le monde, cela passe par un partage de connaissances et d’expériences acquises par une entreprise.


Dans un monde concurrentiel, il paraît difficile d’envisager qu’une entreprise partage gratuitement avec la collectivité ce qui fait sa particularité, ce sur quoi elle base son activité marchande, bref son gagne-pain. Ce serait demander à Coca-Cola de publier la recette de son breuvage, ou à Chanel de rendre publique sa recette du N°5. Pas très réaliste tout ça…


Ce point est donc, à mon sens, plus prendre dans le sens d’une démarche tendancielle que d’un objectif à atteindre dans l’absolu. Enrichir le monde dès que cela est possible sans remettre en cause la survie de l’entreprise.


Sinon, ladite entreprise risque de perdre sa spécificité, donc ses marchés et devra sans doute rapidement fermer boutique. Sa disparition entrainerait donc l’impossibilité, pour elle, de continuer à progresser dans la connaissance et l’expérience, et d’enrichir le monde. Où serait le bénéfice commun ?


Appliquer ce point nécessite une attention précise et permanente, à l’intérieur de l’entreprise, pour pouvoir discerner ce qui constitue son fonds de commerce et doit être préservé, et ce qui est de nature à pouvoir être rendu public pour faire progresser la communauté dans son ensemble sur le long terme.


C’est la valeur « Partage » qu’il faut mettre en pratique, ce qui est toujours délicat.


A quel moment et avec quelle mesure le partage devient-il bénéfique pour tous, sans porter préjudice à celui qui est à l’initiative du partage et sans amputer celui qui reçoit de sa capacité de progression par le fait de lui apporter une solution sans qu’il n’ait eu à faire l’effort de la trouver lui-même ?


Il me semble que c’est à définir au cas par cas et que, en la matière, aucune règle précise ne puisse être édictée. Toutefois, si la Direction d’une entreprise n’a pas conscience de l’importance de la valeur « Partage », il n’y a aucune chance qu’elle n’applique concrètement cette communication sur le savoir de son entreprise.


En la matière, encore une fois, c’est la formation des consciences personnelles, et non une recette collective, qui permettra de généraliser une telle démarche.

Investir dans le développement des compétences

Ce point n’est pas nouveau. Investir dans le développement des compétences, c’est investir dans un avenir en progression.


C’est une question de bon sens et, mis à part un de mes anciens patrons qui refusait avec obstination que ses collaborateurs se forment, au nom de : « vous êtes formés, maintenant il faut travailler ! », peu de responsables ignorent que le développement des compétences est un chantier sans fin et nécessaire pour rester compétitif sur le long terme.


La question qui peut se poser pourrait être : quel type de compétences souhaite-t-on développer, qui soient de nature à protéger le futur commun ?


Certes les compétences techniques sont indispensables à de nombreux titres : trouver de meilleures solutions à la résolution de problèmes touchant, notamment, l’écologie au sens large, permettre le progrès social, etc.


On peut, en revanche, déplorer que le monde de l’entreprise n’accorde qu’une place minime au développement des compétences en matière humaine ; en matière de développement de la personne humaine dans sa relation avec elle-même, avec les autres et avec son environnement en général.


Penser que ce domaine est du ressort de la vie personnelle et que, en conséquence, l’entreprise n’a pas de rôle à jouer en la matière mène celle-ci à se priver d’un des leviers principaux lui permettant non seulement de protéger le futur commun, mais également de se protéger elle-même de la manière la plus efficace qui soit.


C’est une évidence que j’énonce, mais la protection du futur commun passe forcément par l’élévation du niveau de conscience de chacun et, en la matière, le monde de l’entreprise a son rôle à jouer, même s’il s’en défend.


Cette démarche peut prendre du temps pour être menée à son terme, mais on ne préserve pas le futur commun avec quelques recettes immédiates ou avec des seules lois… Malheureusement…


Être une entreprise responsable devrait passer par assumer la responsabilité d’avoir un rôle dans l’élévation du niveau de conscience de chaque membre qui la compose.


Encore faudrait-il en avoir conscience…

Les caractéristiques premières d’une conscience élevée sont doubles : d’une part la conscience que son niveau peut progresser à l’infini et d’autre part le désir de la faire progresser en permanence.



Alors, Mesdames et Messieurs les Dirigeants, vous avez peut-être le sentiment d’être à la quintessence des niveaux de conscience possibles… Et si ce n’était pas encore tout à fait le cas, seriez-vous preneurs d’une méthode pour progresser en la matière ?

Top vie ! Comprendre la manière dont elle élabore ses recettes

Top vie ! Comprendre la manière dont elle élabore ses recettes

Un petit post pour vous donner un exemple de la façon dont la vie fonctionne.


L’autre jour, à la fin d’une journée de travail, en guise de détente, je me suis retrouvé devant l’émission de TV « Top chef ». Je ne suis pas particulièrement « cuisine », mais je trouve intéressant de voir des personnes se défoncer pour sortir le meilleur d’elles-mêmes et, également… de les voir travailler quand je me repose…


Au cours de cette émission, que vous connaissez sûrement, il y avait une épreuve consistant à réaliser, par équipes de deux personnes, un plat de fruits de mer.


Toutes les équipes en lice avaient des concurrents qui travaillaient ensemble dans une harmonie industrieuse, sauf une.


Constituée d’un homme et d’une femme, cette dernière équipe, malgré les tentatives répétées de la candidate pour nouer une communication positive avec son coéquipier, ne parvenait pas à se coordonner sur un plat comportant deux assiettes.


Lui, sûr de sa recette (c’est vrai qu’il avait l’air très compétent), refusait obstinément de tenir compte de celle de sa coéquipière pour que l’adaptation de chaque recette puisse faire un ensemble cohérent.


Elle, moins expérimentée, mais, semble-t-il assez douée, essayait désespérément de l’inciter à communiquer, mais se heurtait à un mur.


Le résultat probable n’a pas manqué de se produire : le plat a été mal noté et l’équipe ne s’est pas qualifiée directement.


La suite était que les chefs dirigeants les deux équipes non qualifiées devaient désigner l’un de leurs équipiers comme éliminé potentiellement du concours, sauf à être rattrapé en gagnant une dernière épreuve où les deux concurrents s’affronteraient.


Ça n’a pas manqué, exaspérée par le comportement de son candidat, la chef désigna l’individualiste forcené comme devant aller concourir en « dernière chance ». Celui-ci, au lieu de faire amende honorable, n’a pensé qu’à se justifier, montrant par là qu’il n’avait pas tirer les enseignements de sa mésaventure.


L’histoire ne s’arrête pas là.


Opposé à un jeune cuisinier de niveau visiblement inférieur, le candidat individualiste avait toutes les chances de supplanter son rival de la tête et des épaules. Les jeux étaient quasiment faits avant même que l’épreuve ne commence.


Et pourtant, l’individualiste fit une erreur vraiment grossière en manquant complètement la cuisson de son plat. Tout était parfait, sauf que l’ingrédient principal n’était pas assez cuit…


L’autre candidat avait également fait des erreurs, mais moindres que son « adversaire ».


Logiquement, l’individualiste s’est fait définitivement éliminer du concours. Dommage pour lui…

Je trouve qu’il y a des enseignements à tirer de cette anecdote.


Non pas que ce soit « MAL » d’être individualiste ; non pas que le « BIEN » triomphe toujours, mais sur le fonctionnement même de la vie.


En refusant, de façon répétée, le lien que souhaitait instaurer sa coéquipière, le candidat s’est délibérément et obstinément placé dans un environnement de séparation.


Il a donc généré des réactions de séparation de la part de son entourage – ce n’est sans doute pas la meilleure réaction, mais celle-ci obéit toutefois à une certaine forme de logique – qui l’a sciemment mis en danger.


La séparation générant l’isolement, il n’a pu compter que sur ses propres forces pour affronter la dernière épreuve.


Et là, la vie s’en est mêlée. Devant son refus de progresser en apprenant la leçon à tirer de la séquence, la vie n’avait d’autre choix que de corser l’épreuve personnelle de ce candidat en le confrontant à l’élimination.


Elle lui a donc laissé faire une erreur de débutant, sans rapport avec son niveau réel de cuisinier, et le voilà face à lui-même et à son échec. En apprendra-t-il quelque chose ? Nous ne le saurons vraisemblablement jamais, mais c’est tout ce qu’on peut lui souhaiter.

Alors, un tel enchainement de situations ne se déroule pas toujours aussi rapidement qu’une émission de télévision. Cela peut prendre des mois, même des années (j’ai connu une telle situation qui a pris 5 ans à se dénouer), mais dans la mesure où c’est le système de fonctionnement de la vie, il suffit d’être à la fois obstiné et patient pour constater, dans les faits, la véracité de cette affirmation.

La conclusion de tout cela pourrait être : méfiez-vous des personnes que vous considérez comme faibles car elles sont en demande de liens. Elles prouvent, par-là, non pas leur dépendance, mais leur sens de l’unité. Elles sont donc beaucoup plus fortes que vous ne le pensez et, si vous les négligez, cette négligence sera la source de votre perte, dont vous serez le seul artisan.


N’oubliez jamais : la vie est plus intelligente que nous ! Elle ne fait pas de cadeau à ceux qui veulent délibérément ignorer la manière dont elle fonctionne.