7 moyens simples pour gérer le sentiment de déprime

7 moyens simples pour gérer le sentiment de déprime

Dans la vie, il y a des moments où l’on se sent déprimé ou on peut avoir l’impression de ne plus savoir quoi faire.

La première chose à comprendre est qu’il ne faut jamais prendre de décision alors que l’on se sent déprimé, stressé ou bloqué.

Vous êtes peut-être bloqué dans la vie, les affaires ou dans n’importe quelle situation dans laquelle vous vous trouviez, mais souvenez-vous (nous ne parlons pas de dépression grave), il existe toujours un moyen de vous sentir mieux, si la volonté est là.

1. Appeler un ami

C’est la raison pour laquelle nous avons des amis : être là pour nous lorsque nous en avons le plus besoin. Vous ne devez rien traverser tout seul.

Acceptez de l’aide ! 99,9% du temps, vous ne pouvez pas envisager seul toutes les possibilités. C’est pourquoi parler à une personne en qui vous avez confiance peut vous faire découvrir de nouvelles façons de considérer votre situation et peut-être même vous rendre compte que ce n’est pas aussi grave que vous ne le pensiez.

2. Faire une promenade

Certaines études démontrent que la marche régulière aide à traiter une dépression légère à modérée, mais il n’est pas nécessaire d’être déprimée pour marcher ou pour en tirer bénéfice.

Si cela peut aider en cas de dépression légère, cela peut également vous aider lorsque vous vous sentez bloqué et que vous ne savez pas comment vous sortir d’une situation.

C’est très important d’être dans la nature ou dans un endroit aussi tranquille que possible.

Prenez un moment pour entendre les sons autour de vous (qu’ils proviennent d’oiseaux ou d’arbres), soyez dans le moment présent et profitez-en. Tout le reste peut attendre.

Quelque chose de magique se produit lorsque vous vous connectez à la nature, vous régénérez vos énergies et vous restaurez votre niveau vibratoire.

Et croyez-moi, le monde ne s’arrêtera pas en votre absence.

3. Notez tout ce qui vous traverse l’esprit

Donc, votre meilleur ami ne peut pas répondre au téléphone et votre femme est occupée au travail, que faites-vous ? Eh bien, vous pouvez commencer par écrire.

Prenez une feuille de papier vierge et notez tout ce qui vous passe par la tête, sans ordre particulier. Sortez-les simplement de votre tête pour vous sentir plus léger et réfléchir à votre situation.

L’écriture a un côté thérapeutique que différentes études ont prouvé.

Ecrire à propos d’un bouleversement émotionnel 15 à 20 minutes par jour pendant quatre jours consécutifs a eu pour effet que beaucoup ont vu leur système immunitaire se renforcer, ont été en mesure de mieux accepter les événements et se sont sentis beaucoup plus légers.

4. Exercice « Soyez, faites et ayez »

Cet exercice vous permettra de passer de ce que vous ne voulez pas à ce que vous voulez vraiment.

Cela peut sembler un peu difficile au début, mais persévérez et trouvez au moins 10 choses pour chaque catégorie.

Comment faire cet exercice ?

Écrivez tout ce que vous ÊTES, FAITES ou AVEZ en considérant que l’argent n’est pas un problème pour vous. Faites l’exercice comme si vous pouviez avoir tout l’argent du monde ou si vous ne pouviez pas échouer.

5. Écouter de la musique qui vous touche

Avoir une « playlist » de musique que vous appréciez vraiment, qui vous motive et vous fait vous sentir fort, est une chose importante. Ce n’est un secret pour personne que la musique peut nous faire sentir certaines émotions en nous basant principalement sur les souvenirs qui s’y rapportent. Alors choisissez-la avec précaution, car elle peut également vous mettre dans une ambiance triste / déprimante.
Dans la foulée, essayez de danser sur cette musique. Ne cherchez pas à être particulièrement gracieux, mais simplement à exprimer corporellement ce que vous avez envie sur le moment.

6. Aider quelqu’un d’autre

La gentillesse est l’une des choses les plus pures de la planète Terre et peut instantanément booster votre énergie.

Pourquoi ?

Parce que vous ne vous concentrez plus sur vous-même, et en vous concentrant sur quelqu’un d’autre, cela vous fait oublier votre situation et, souvent, lorsque vous vous en souviendrez, vous la considèrerez moins négativement car vous vivrez à une fréquence différente.

La gentillesse vous fait entrer dans un cercle vertueux qui pourrait même transformer toute votre situation !

7. Regarder ou écouter quelque chose qui vous fait rire

Je ne vous apprends rien, mais rappelez-vous qu’un bon rire peut être le meilleur remède et la chose la plus sage que vous puissiez faire si vous vous sentez bloqué.

Ayez votre propre liste de films comiques ou simplement de courtes vidéos Youtube qui vous feront rire à tout moment de la journée.

Conclusion

Personne n’aime se sentir déprimé, mais cela se produit parfois et nous devons simplement apprendre à mieux gérer ces moments pour ne pas les laisser envahir notre univers. Cela nécessite un petit effort au départ, mais le jeu en vaut la chandelle.

7 questions pour améliorer votre qualité de vie

7 questions pour améliorer votre qualité de vie

Vous êtes submergé par la charge du quotidien, dans votre famille, dans votre travail, et vous vous posez la question de savoir si et comment cela peut s’alléger, redevenir supportable ?

Détendez-vous, ce n’est simplement pas la bonne question que vous vous posez.

Si la vie vous semble si pesante, c’est vraisemblablement qu’il vous faut l’aborder par un biais différent.

Pour cela vous pouvez consulter un coach de vie, et vous pouvez également commencer le travail de votre côté en vous posant les bonnes questions.

En voici sept qui peuvent orienter positivement votre perception de la vie et, ainsi, améliorer votre qualité de vie.

1 . À quoi ressemblerait ma vie si j’étais bienveillant avec moi-même ?

Il y a une très forte probabilité pour que vous vous astreigniez à beaucoup de choses, car malheureusement, de nombreuses personnes adoptent cette approche.

Si vous en faites partie, sachez que c’est simplement une stratégie d’adaptation que vous avez apprise, car vous pensez que cela vous évite d’être paresseux et improductif.

Malheureusement, cela ne fonctionne que rarement et, dans les rares cas où cela peut aider, la conséquence en est souvent de réduire votre estime de soi et de vous laisser complètement vidé.

Imaginez que vous êtes programmeur informatique et que vous travaillez sur un nouveau code pour résoudre un problème.

Vous essayez le nouveau code et il ne fonctionne pas comme prévu. Relanceriez-vous simplement le même code une seconde fois en espérant que, finalement, il fonctionne, sans n’y avoir rien changé ?

Bien sûr que non, ce serait évidemment une perte de temps ridicule.

Donc, n’est-il pas temps d’écrire un tout nouveau code pour votre propre esprit ?

Essayez de vous offrir de la bonté et de la compassion pendant seulement deux semaines, de la même manière que si vous l’offriez à un être cher. Vous serez surpris des résultats.

2 . Que me dit mon instinct ?

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent encore, utiliser votre instinct (ou votre intuition si vous préférez) n’est pas une façon incohérente de prendre des décisions, ni un jeu de pile ou face. Il s’agit simplement d’utiliser la cognition rapide.

L’instinct provient de votre inconscient, hautement évolué, incroyablement efficace et exponentiellement plus puissant que votre esprit conscient.

Comparez une calculatrice de poche de 1975 au super-ordinateur actuel le plus rapide au monde et vous aurez une idée de la différence de puissance.

Le problème, c’est que votre inconscient communique avec des sentiments plutôt qu’avec le langage et, de ce fait, ces derniers n’ont parfois pas beaucoup de sens pour la partie consciente analytique de votre cerveau.

En tant que tel, vous pouvez les rejeter et regretter votre décision ultérieurement. Je parie, d’ailleurs, que ça vous est déjà arrivé, non ?

Ce sentiment était votre instinct qui vous « parlait » et faisait de son mieux pour vous aider. Il n’aura pas toujours raison, mais bien plus souvent qu’il n’aura tort. Ignorer le à vos risques et périls.

3 . Cela correspond-il à mes valeurs fondamentales ?

Avez-vous déjà occupé un poste dans une grande entreprise peu scrupuleuse, à but lucratif, qui vous faisait vous sentir mal, mais payait bien ? Avoir induit en erreur un ami ou un collègue et se sentir mal après ? Ou peut-être même avoir développé des arguments futiles pour vous justifier et vous être senti mal à l’aise et irrité de le faire ?

C’est parce que vous n’êtes pas en harmonie avec vos valeurs et que vous avez créé un conflit interne.

Dans les cas ci-dessus, vous avez peut-être « intégrité », « honnêteté » et « harmonie » très haut dans votre liste de valeurs et vous les avez négligées.

Lorsque vous faites quelque chose qui ne correspond pas à vos valeurs personnelles, vous vous sentez mal. Vous ne savez peut-être pas nécessairement pourquoi vous vous sentez mal, mais c’est ainsi.

Lorsque vous prenez des décisions, importantes ou non, avant de commencer à analyser les choses à outrance, écoutez l’instinct dont nous avons parlé plus haut, car votre intuition est toujours conforme à vos valeurs.

4 . Que puis-je apprendre de cette épreuve ?

Pour moi, les épreuves sont les compliments que nous adressent la vie. La vie ne nous envoyant que les épreuves que nous sommes capables de surmonter, subir d’importantes épreuves signifie que nous avons la dimension suffisante pour les surmonter.

La rudesse de l’épreuve est la preuve flagrante de notre valeur intrinsèque. Et, pour moi, si on considère les choses ainsi, il y a du bonheur (voire de la fierté) à en retirer.

Si vous pouvez apprendre quelque chose d’un événement négatif et utiliser cet apprentissage à bon escient, vous pourrez voir en quoi l’expérience était utile et nécessaire, au lieu de vous en affliger.

Il y a très peu de situations négatives que la vie vous envoie et qui ne nous apprennent pas quelque chose d’important, pour peu qu’on accepte d’en rechercher le sens.

5 . Qu’est-ce que cela peut signifier d’autre ?

Le type qui vous fait une queue de poisson est peut-être en train d’essayer de vous tuer intentionnellement, ou peut-être vient-il d’apprendre une mauvaise nouvelle, est pris de panique et se précipite pour rentrer chez lui.

La femme qui vous croise dans le couloir, qui ignore votre sourire et votre bonjour amical peut-être méprisante, ou peut-être est-elle tellement perdue dans ses pensées qu’elle ne vous a même pas vue.

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai assez de difficulté à comprendre ce qui se passe dans ma tête sans essayer d’imaginer ce que les autres pensent et leurs motivations. Surtout quand il y a autant de risque de me tromper que de voir juste.

Avant de vous précipiter pour juger les autres ou d’avoir de mauvais sentiments vis à vis d’une autre personne, demandez-vous si la situation ne pourrait pas avoir une autre signification ?

Même si quelqu’un vous insulte, vous pouvez toujours choisir de vous poser la question, puis de vous répondre : « Cela signifie probablement qu’il a eu une jeunesse difficile où ce genre de comportement était considéré comme acceptable. Ça a vraiment dû être dur pour ce pauvre type ».

6 . Qui pourrait m’aider à atteindre cet objectif ?

Lorsque que l’on fixe des objectifs trop ambitieux, on panique, on se demande souvent comment on va bien pouvoir réaliser tout ça, et on se laisse gagner par le stress négatif.

Peu importe ce que vous voulez atteindre, il y a presque certainement des gens qui l’ont déjà fait, et même si c’est quelque chose de vraiment unique, il y aura des éléments de comparaison avec d’autres.

Trouvez qui sont ces autres et demandez-leur conseil (vous seriez surpris de voir combien de personnes aiment aider quand on leur demande gentiment), ou dans le pire des cas, lisez ce que vous trouverez sur eux ou regardez-les faire.

Le succès laisse des traces, alors plutôt que d’essayer de tout faire vous-même et de vouloir réinventer l’eau tiède, suivez la piste de ceux qui ont eu la bonté de la tracer.

7 . Si « X » n’était pas un problème, serais-je en mesure de réaliser mon objectif ?

Il existe une technique de vente classique appelée « isoler l’objection » et je l’utilise beaucoup avec mes clients en coaching de vie. En posant cette question, vous vous demandez quelle est la véritable raison pour laquelle vous ne faites pas les progrès souhaités dans un domaine donné.

« X » sera souvent l’argent, mais il peut aussi s’agir d’une foule d’autres choses telles que les qualifications, l’âge, le poids, le temps, etc.

Par exemple, vous pouvez régulièrement vous dire des choses telles que :

Si j’avais plus d’argent, je pourrais le faire.

Si j’avais un diplôme, je pourrais postuler à cet emploi.

Si j’avais plus de temps, je tenterais ça.

Lorsque vous avez ce genre de réflexion, vous devriez vous poser une question qui vous aidera à isoler l’objection.

Si l’argent n’était pas un problème, le ferais-je ?

Si je n’avais pas besoin d’un diplôme, est-ce que je postulerais vraiment ?

Si je pouvais créer du temps, le ferais-je vraiment ?

Si la réponse est « non », alors votre objection était fausse et il faut encore creuser. D’un autre côté, si la réponse est « oui », vous savez maintenant sur quoi vous concentrer et ce qu’il faut traiter en priorité.

Toutes ces questions sont bien et peuvent vous aider à améliorer votre qualité de vie, sous réserve que vous les utilisiez, alors n’hésitez pas, utilisez-les maintenant !

P.S. : ne me demandez pas pourquoi j’ai choisis cette photo pour illustrer l’article, je n’en sais rien, si ce n’est le geste de la main droite du personnage principal qui m’a éclaté…

Pourquoi vous avez peur et que faire ?

Pourquoi vous avez peur et que faire ?

L’anxiété et la dépression se propagent dans le monde occidental, hors de tout contrôle et sans aucun signe de ralentissement.

Les prescriptions de médicaments pour ce type de problèmes atteignent des niveaux ahurissants alors que les gens essaient de comprendre comment être heureux dans un monde généralement déprimant.

C’est une bataille difficile qui ne fera que s’aggraver, tant il est vrai que nous sommes les responsables de notre propre misère.

Et quand je dis « nous », je ne veux pas dire nécessairement que nous générons nos propres anxiété et dépression, même si c’est parfois le cas.

Mais à un niveau sociétal, nous en rajoutons largement.

Une industrie de la peur

Le travail numéro un des chaînes d’information n’est pas de vous informer, ce n’est pour elles qu’un objectif accessoire. C’est plus une couverture sous laquelle ils opèrent pour se maintenir un semblant de crédibilité.

Leur travail numéro un est de générer des revenus par la peur (ou au moins par l’émotion).

Bien sûr, il existe des journalistes, passionnés et honnêtes, qui souhaitent vraiment découvrir le fond des choses, exposer les torts du monde et, espérons-le, en faire un meilleur endroit.

Mais en tant qu’industrie, elle ne traite que de peurs et d’émotions.

Vous ne risquez pas d’être un téléspectateur assidu si le message des actualités est : « Aujourd’hui, 45 millions d’enfants n’ont pas été maltraités, n’ont pas été harcelés à l’école et ils ont tous fait leurs devoirs ».

En revanche, une histoire du genre « un enfant enlevé sur le chemin de l’école par un pédophile connu » vous fera probablement regarder, surtout si vous avez des enfants.

Cela augmentera également votre niveau de peur, même si ce n’est que très progressivement.

À cause des médias sociaux et des communications modernes, de telles histoires se propagent comme une traînée de poudre.

L’heuristique de disponibilité

Il existe quelque chose en psychologie appelé l’heuristique de disponibilité.

Une heuristique est fondamentalement un raccourci dans notre pensée qui nous permet de prendre des décisions plus rapidement et cela peut être très utile.

Cependant, cela est souvent susceptible de corrompre nos pensées et de les rendre inexactes.

À cause des reportages et de l’utilisation des médias sociaux, la plupart des parents vous diront que le monde est un lieu de plus en plus dangereux et qu’il serait bon de vous inquiéter pour vos enfants. Mais est-ce vraiment la réalité ?

Les statistiques ne corroborent pas réellement cette croyance.

Nous assistons aux horribles attentats à Paris et sommes bouleversés, scandalisés par les actions de quelques personnes.

Oui, 12 personnes sont mortes dans un acte barbare, odieux et dégoûtant, mais cela ne représente que moins de 2 jours de tués sur la route.

Pourtant, ces derniers ne font pas les gros titres et la plupart d’entre nous ne s’en inquiète qu’accessoirement.

Le but du terrorisme est de répandre la terreur et de faire croire que l’on coure plus de risques que réellement.

Quand nous voyons heure après heure la couverture du terrorisme, l’heuristique de disponibilité entre en jeu et nous commençons à penser que cela représente une menace beaucoup plus grande pour notre propre sécurité que ce qu’elle n’est en réalité.

La réalité du danger

Vous courez un risque incommensurablement plus élevé d’être assassiné par un membre de votre famille, de mourir d’une piqûre d’abeille ou de vous noyer dans votre bain que d’être assassiné par des terroristes. Ça, c’est un fait.

Pourtant, si vous écoutez les chaînes d’informations, vous pourriez être persuadé que la fin du monde est imminente.

C’est peut-être le cas, mais cela ne s’est pas encore produit.

Il est tout à fait peu probable que vous soyez tué par un terroriste, que vous attrapiez le virus Ebola ou que votre enfant soit enlevé parce que vous avez été trop flemmard pour l’accompagner à l’école.

La peur fait vendre

Le principal ingrédient de base de la vente est la peur.

Plus une personne, voire une entreprise, a peur des choses, plus elle a de chances d’acheter ce qu’elle perçoit comme une solution.

Microsoft a largement surpayé lors de l’acquisition de Skype en raison de ses craintes.

Ils ont payé 8,5 milliards de dollars alors qu’en réalité, la valeur était probablement plutôt dix fois moindre pour une entreprise qui, au cours des 6 mois précédents, n’avait réalisé qu’un bénéfice de 11 millions de dollars.

Alors, pourquoi l’ont-ils fait ?

Parce qu’ils avaient peur que Google l’achète et domine ce marché comme presque tous les autres.

Si vous passez plus d’une demi-heure à écouter des publicités à la radio ou à les regarder à la télévision, vous remarquerez que la grande majorité tente d’instiller la peur.

Certaines sont très subtiles, voire imperceptibles, d’autres clairement plus évidentes.

La carte de la peur est TOUJOURS sur la table

Comment la publicité d’une voiture peut-elle utiliser la peur pour vous inciter à acheter ?

Les marques comptent sur la peur du spectateur de ne pas présenter la bonne image au volant, ou de craindre un manque de fiabilité de son véhicule, au risque de tomber en panne au milieu de la pampa (et il n’y aura pas toujours une équipe de rugbymen pour vous secourir).

Vous pouvez également craindre que l’offre spéciale en cours ne prenne fin, vous privant de la chance inouïe d’obtenir la voiture de vos rêves avec 0% de réduction et de pouvoir l’acquérir en seulement 197 échéances.

Tout est question de peur :

Peur pour votre santé Peur pour la santé de vos enfants,

Peur de ne pas être financièrement à l’abri,

Peur de manquer,

Peur de ne pas être informé,

Peur que d’avoir l’air bête,

Peur de ne pas être assez bon par rapport aux stéréotypes ridicules édictés par les médias.

La peur au travail

Même les employeurs utilisent la peur, à la fois ouvertement et plus sournoisement.

Sous forme de menaces de perdre votre emploi si vous n’acceptez pas d’assumer le travail d’un collègue qui a été mis à pied, même si votre rémunération reste la même.

Ou plus sournoisement, en encourageant la culture de celui ou celle qui travaille le plus longtemps et prend en charge la plupart des projets, peu importe les effets pour leur santé et / ou leur vie de famille.

Les parents aussi utilisent souvent la peur pour amener les enfants à faire face à leur vision de la réalité.

« Si tu ne réussis pas à l’école, tu n’iras pas à l’Université et tu n’obtiendras jamais un travail décent ».

« Si tu ne vas pas te coucher, le père Noël ne viendra pas ».

« Si tu ne manges pas ta soupe, tu seras privé de dessert ».

Il parait impossible d’avoir un monde sans peur. Pour des raisons de survie, nous sommes déterminés à en être plus conscients que du plaisir.

Il est également impossible de ne jamais l’utiliser.

Est-ce que je ne l’utilise pas ce post, dans une certaine mesure, pour vous amener à avoir un nouveau regard sur la peur et peut-être en être plus conscient pour réévaluer votre relation avec elle ?

Alors, que faisons-nous pour réduire la peur ?

Les États-Unis représentent environ 5% de la population mondiale, mais consomment 75% des médicaments sur ordonnance dans le monde (source : Office des Nations Unies contre la drogue et le crime) .

Les plus gros consommateurs d’antidépresseurs au monde ? Les Islandais… (source étude OCDE 2017). Les français n’arrivent qu’en vingtième position. Vous voyez, les choses ne sont pas si noires que ça pour nous.

Cette étude de l’OCDE rappelle que le suicide est la deuxième cause de décès chez les 15-29 ans alors que la dépression est la troisième cause de maladie chez les adolescents.

La peur est au centre de ce phénomène.

En gros, ils ne sont pas nés comme ça, nous (la société) les avons rendus comme ça. Nous sommes responsables, en quelque sorte.

Je doute que cet article puisse changer le monde, mais j’espère que cela vous permettra de reconsidérer votre peur et je vous demanderai de vous poser les questions suivantes :

Dois-je regarder autant les nouvelles télévisées si cela me fait déprimer ? Est-ce qu’être informé est plus bénéfique que d’être heureux ?

Dois-je m’endetter outrancièrement pour suivre mes amis et conserver mon statut social ?

Dois-je rester dans mon travail stressant (et le stress est très voisin de la peur, soit dit en passant) quand cela a un impact négatif sur ma santé ?

Puis-je m’arrêter un instant et réfléchir à la question de savoir si rater cette offre promotionnelle d’un jour est si grave ?

Puis-je utiliser des encouragements positifs avec d’autres (surtout les enfants) plutôt que des menaces ?

Puis-je décider de m’arrêter deux secondes pour réfléchir, lorsque j’ai peur de quelque chose, et essayer de comprendre si cela présente réellement un danger ou si c’est mon cerveau qui prend un raccourci abusif ?

Il existe des méthodes qui visent à faciliter cette prise de conscience, comme la méditation, et d’autres qui sont censées lutter contre les peurs, comme les statistiques ou l’alcoolisme… La première est certainement mieux connectée à votre bonheur que la seconde…. Cela va sans dire. Je ne mets évidemment pas les deux méthodes sur un même pied. C’était juste pour faire un trait d’humour… désolé… même s’il semble que la seconde méthode soit plus répandue que la première…

Une autre méthode vraiment efficace, mais seuls les initiés seront susceptibles de me croire, passe par l’utilisation des valeurs de vie.
Quand elles sont correctement travaillées, on sait que c’est elles qui constituent notre moi profond. A partir de là, les prioriser, et se faire confiance à travers elles, permet de ne plus avoir peur de grand-chose.

Dans la mesure où vous êtes toujours à même de contrôler vos valeurs de vie et que c’est ce qui vous constitue fondamentalement, il n’existe aucun réel danger existentiel. Le reste relève d’un minimum de prudence et des intentions de la vie à votre égard.

Essayez et vous constaterez l’efficacité de la démarche… si vous voulez…

Top vie ! Comprendre la manière dont elle élabore ses recettes

Top vie ! Comprendre la manière dont elle élabore ses recettes

Un petit post pour vous donner un exemple de la façon dont la vie fonctionne.


L’autre jour, à la fin d’une journée de travail, en guise de détente, je me suis retrouvé devant l’émission de TV « Top chef ». Je ne suis pas particulièrement « cuisine », mais je trouve intéressant de voir des personnes se défoncer pour sortir le meilleur d’elles-mêmes et, également… de les voir travailler quand je me repose…


Au cours de cette émission, que vous connaissez sûrement, il y avait une épreuve consistant à réaliser, par équipes de deux personnes, un plat de fruits de mer.


Toutes les équipes en lice avaient des concurrents qui travaillaient ensemble dans une harmonie industrieuse, sauf une.


Constituée d’un homme et d’une femme, cette dernière équipe, malgré les tentatives répétées de la candidate pour nouer une communication positive avec son coéquipier, ne parvenait pas à se coordonner sur un plat comportant deux assiettes.


Lui, sûr de sa recette (c’est vrai qu’il avait l’air très compétent), refusait obstinément de tenir compte de celle de sa coéquipière pour que l’adaptation de chaque recette puisse faire un ensemble cohérent.


Elle, moins expérimentée, mais, semble-t-il assez douée, essayait désespérément de l’inciter à communiquer, mais se heurtait à un mur.


Le résultat probable n’a pas manqué de se produire : le plat a été mal noté et l’équipe ne s’est pas qualifiée directement.


La suite était que les chefs dirigeants les deux équipes non qualifiées devaient désigner l’un de leurs équipiers comme éliminé potentiellement du concours, sauf à être rattrapé en gagnant une dernière épreuve où les deux concurrents s’affronteraient.


Ça n’a pas manqué, exaspérée par le comportement de son candidat, la chef désigna l’individualiste forcené comme devant aller concourir en « dernière chance ». Celui-ci, au lieu de faire amende honorable, n’a pensé qu’à se justifier, montrant par là qu’il n’avait pas tirer les enseignements de sa mésaventure.


L’histoire ne s’arrête pas là.


Opposé à un jeune cuisinier de niveau visiblement inférieur, le candidat individualiste avait toutes les chances de supplanter son rival de la tête et des épaules. Les jeux étaient quasiment faits avant même que l’épreuve ne commence.


Et pourtant, l’individualiste fit une erreur vraiment grossière en manquant complètement la cuisson de son plat. Tout était parfait, sauf que l’ingrédient principal n’était pas assez cuit…


L’autre candidat avait également fait des erreurs, mais moindres que son « adversaire ».


Logiquement, l’individualiste s’est fait définitivement éliminer du concours. Dommage pour lui…

Je trouve qu’il y a des enseignements à tirer de cette anecdote.


Non pas que ce soit « MAL » d’être individualiste ; non pas que le « BIEN » triomphe toujours, mais sur le fonctionnement même de la vie.


En refusant, de façon répétée, le lien que souhaitait instaurer sa coéquipière, le candidat s’est délibérément et obstinément placé dans un environnement de séparation.


Il a donc généré des réactions de séparation de la part de son entourage – ce n’est sans doute pas la meilleure réaction, mais celle-ci obéit toutefois à une certaine forme de logique – qui l’a sciemment mis en danger.


La séparation générant l’isolement, il n’a pu compter que sur ses propres forces pour affronter la dernière épreuve.


Et là, la vie s’en est mêlée. Devant son refus de progresser en apprenant la leçon à tirer de la séquence, la vie n’avait d’autre choix que de corser l’épreuve personnelle de ce candidat en le confrontant à l’élimination.


Elle lui a donc laissé faire une erreur de débutant, sans rapport avec son niveau réel de cuisinier, et le voilà face à lui-même et à son échec. En apprendra-t-il quelque chose ? Nous ne le saurons vraisemblablement jamais, mais c’est tout ce qu’on peut lui souhaiter.

Alors, un tel enchainement de situations ne se déroule pas toujours aussi rapidement qu’une émission de télévision. Cela peut prendre des mois, même des années (j’ai connu une telle situation qui a pris 5 ans à se dénouer), mais dans la mesure où c’est le système de fonctionnement de la vie, il suffit d’être à la fois obstiné et patient pour constater, dans les faits, la véracité de cette affirmation.

La conclusion de tout cela pourrait être : méfiez-vous des personnes que vous considérez comme faibles car elles sont en demande de liens. Elles prouvent, par-là, non pas leur dépendance, mais leur sens de l’unité. Elles sont donc beaucoup plus fortes que vous ne le pensez et, si vous les négligez, cette négligence sera la source de votre perte, dont vous serez le seul artisan.


N’oubliez jamais : la vie est plus intelligente que nous ! Elle ne fait pas de cadeau à ceux qui veulent délibérément ignorer la manière dont elle fonctionne.

Pour être heureux, ne faites pas confiance à votre cerveau , prenez le téléphone !

Pour être heureux, ne faites pas confiance à votre cerveau , prenez le téléphone !

Vous connaissez probablement déjà très bien les impressionnantes capacités d’auto-sabotage du cerveau.

Une glace à 2 heures du matin, ça vous tente ? Vous avez des doutes avant de vous lancer dans un entretien d’embauche ?

Mais aujourd’hui, je veux parler d’une autre façon dont notre cerveau cherche à nous berner, en obscurcissant notre vision de l’avenir afin que nous puissions faire des choix stupides en matière de bonheur.

À titre d’exemple, considérons la perte de poids. Cela ressemble à un objectif simple, qui nous rendra plus heureux de façon quasi-garantie, non ?

Pensez-y à deux fois.

Mensonges par omission

Lorsque nous pensons changer quelque chose dans nos vies, nous évoquons notre vision de l’avenir : quand nous serons plus mince, que nous aurons plus de réussite professionnelle ou plus de chance en amour.

Le problème est que ces images ont tendance à ne pas tenir compte d’une tonne de choses, et que ces choses laissées de côté ont un impact énorme sur notre bonheur.

Pourquoi perdre du poids ? Nous nous voyons enfiler une petite robe noire (surtout les femmes…) ou des costumes slim, recevoir des compliments et déambuler fièrement sur la plage.

Ce que nous ne voyons pas, c’est toutes les implications dans notre vie. Peut-être que notre épouse pourrait se sentir en porte-à-faux de nous voir être soudainement devenu « un autre » et craindre que nos centres d’intérêts incluent la séduction d’autres femmes…

Peut-être serons-nous ruinés parce que nous aurons dû dépenser des milliers d’euros dans une nouvelle garde-robe.

Peut-être devrons-nous passer le reste de nos vies à nous priver et à ressentir la faim constamment pour garder notre nouveau poids.

Peut-être que, même sur un visage amaigri, notre nez ressemblera toujours à un bec de perroquet.

Donc, à moins de relire cet article chaque fois que nous faisons une projection sur notre bonheur — ce qui est souvent le cas puisque nous passons 12% de notre temps à penser à l’avenir — nous risquons de probablement tout gâcher.

Malheureuses Comparaisons

De là où vous êtes, perdre 15 kilos peut vous sembler une aubaine.

Dans votre esprit, vous comparez ce nouveau « vous » en bikini, bondissant sur une plage, à la version altérée que vous voyez dans le miroir.

Bien sûr, perdre du poids vous rendrait plus heureux !

Le poids ne baisse pas en une semaine, à moins que vous ne soyez un concurrent de Koh-Lanta. Lorsque vous aurez perdu 25 kilos, vous aurez passé des semaines à vous concentrer sur votre poids-cible.

Les changements ont été lents, réguliers et à peine perceptibles.

Mais désormais, surgit une comparaison différente dans votre tête : votre amie qui, elle, est encore plus mince que vous, avec des triceps d’une fermeté absolue.

Soudain, vous vous rendez compte que vous devez perdre 10 kilos de plus, et vous ne serez pas heureuse tant que vous l’aurez pas fait.

Le bonheur est toujours relatif. Nous comparons ce que nous avions auparavant à ce que nous avons dans le présent et c’est ce qui nous fait nous sentir heureux ou triste.

Mais très vite, nous nous habituons à ce que nous avons et commençons à le comparer à ce que nous voulons.

C’est le tapis roulant hédoniste constant, qui fait qu’il est beaucoup plus difficile d’être heureux que ne le pensent nos cerveaux simplistes.

Coincé dans le présent

Une des raisons pour lesquelles nous faisons de fausses comparaisons lorsque nous prédisons l’avenir est que nous sommes coincés dans le présent. Nous ne pouvons imaginer correctement les choses comparées à aujourd’hui ; à travers le prisme de sentiments, de pensées et d’obsessions d’aujourd’hui.

C’est pourquoi il se dit que vous ne devriez pas aller faire des courses à l’épicerie quand vous mourez de faim. Les gargouillis de votre estomac polluent tellement votre rationalité que vous êtes incapable d’estimer correctement la quantité de nourriture dont vous aurez besoin pour la semaine qui vient.

Si vous passez des journées déprimées à cause de votre surpoids, ce sentiment est tellement accablant que vous êtes incapable de prédire correctement ce que vous ressentiriez sans ce surpoids.

Vous vous dites : Waow ! La vie serait tellement merveilleuse ! Je n’aurai plus aucun souci au monde ! Vous ne réalisez pas que vous serez probablement préoccupé par autre chose et que vous trouverez un nouveau problème à ruminer pour vous gâcher la vie.

Gilbert (neurologiste américain) appelle cette faille « le présentisme » et explique que, lorsque nous essayons d’imaginer l’avenir, nous pensons qu’en réalité il se passe dans le présent et invoquons les zones sensorielles du cerveau pour nous dire ce que nous en ressentirions. Mais nous sommes en train de penser ce que nous pourrions ressentir comme présent, pas comme futur.

La mauvaise version de l’histoire

Enfin, nous avons tendance à évoquer la version idéale du changement que nous imaginons. Bien sûr, quand vous serez mince, vous aurez une forme de sablier parfaite. Vous n’imaginez pas le scénario dans lequel toute cette perte de poids rapide vous laissera dégarni, la peau du ventre tombante ou les seins dans les chaussettes.

En fait, pour la plupart des changements futurs, plusieurs scénarios sont possibles.

Mais il est trop complexe de prendre en compte une douzaine de possibilités, et la probabilité que chacune d’entre elles se produise, pour décider si quelque chose nous rendra heureux. Nous nous concentrons donc sur une seule, et celle que nous choisissons est toujours assez idéale.

Comment déjouer son cerveau pour accéder au bonheur

Pour combattre notre saboteur cérébral, nous devons recourir à quelque chose qui semble ridicule. Mais c’est justement la raison exacte pour laquelle cela vous semble ridicule : c’est parce que votre cerveau essaie de vous saborder !

Gilbert recommande que nous posions la question aux personnes qui ont vécu l’expérience en question si elles en sont heureuses ou non.

Si vous connaissez quelqu’un qui vient de perdre 25 kilos, demandez-lui si cela l’a rendu plus heureux. S’il dit oui, cela vous rendra probablement plus heureux. S’il répond par la négative, ne jetez pas votre hamburger… (ou faites-le, mais pour d’autres raisons).

Croyez-le ou non, cela ne sert à rien de poser la question à quelqu’un qui a perdu 25 kilos il y a cinq ans. Nos mémoires sont notoirement peu fiables : nous avons tendance à nous rappeler les points saillants et à oublier les détails, comme dans notre imagination du futur, et à nous tromper totalement.

Gilbert sait que vous allez protester en arguant que tout le monde est différent, et « ce n’est pas parce que mon ami nouvellement mince est encore malheureux que je le serai ».

Il cite donc une étude : des personnes ont fait des prédictions assez justes sur le fait de savoir si elles aimeraient un événement à venir, bien qu’elles n’aient aucune idée de ce qu’était cet événement, simplement en lisant ce que les autres ont ressenti par rapport à cet événement.

C’est la solution simple à un problème complexe : téléphoner à un ami.

Si vous êtes tenté d’ignorer votre ami, souvenez-vous d’un autre fait agaçant : nous établissons des normes plus strictes pour les informations que nous ne voulons pas croire. Dites donc à votre cerveau de se détendre et suivez les conseils de quelqu’un d’autre.

Ne pas aider pour mieux aider

Ne pas aider pour mieux aider

Imaginez un enfant de cinq ans qui a du mal à nouer ses lacets.

Que vous dicte votre instinct ? Vous voulez l’aider, non ?


La meilleure façon de l’aider est, toutefois, de ne pas l’aider.

Lorsque vous allez intervenir pour aider l’enfant à attacher ses lacets, celui-ci peut réagir avec colère et dire quelque chose du genre : « Je vais le faire moi-même ! »

De plus, permettre à l’enfant de faire un effort et d’échouer produit une frustration positive. Finalement, s’il n’y parvient pas, il ira voir un proche pour lui demander de l’aide. À ce moment-là, maman est un génie et l’enfant apprend le respect. S’il est têtu et ne demande pas d’aide ou si sa frustration va trop loin, les parents peuvent lui proposer : « Veux-tu de l’aide ? »

Si j’aborde ce sujet, c’est que je reçois un certain nombre de personnes en coaching de vie, qui éprouvent de grandes difficultés avec des proches – conjoints, parents, enfants, amis, etc. – sur le thème : « je fais tout pour l’aider, mais il n’en conçoit aucune gratitude, au contraire, il se montre tyrannique, manipulateur et me fait une vie d’enfer ! »


Je n’aborderai pas ici le problème de la dépendance affective, qui peut aller de pair avec ce type de situation, mais qui constitue un sujet différent.


D’une manière générale, vouloir éviter à quelqu’un de vivre une épreuve qui lui est destinée n’est pas une bonne stratégie : ni pour la personne en question, ni pour soi.

Du côté du proche à qui l’on évite l’épreuve, c’est le priver d’une occasion d’apprentissage, d’une expérience qui peut se révéler primordiale pour la suite de son existence. Ainsi, le jour où il rencontrera une situation qu’il aurait pu vivre tranquillement, en mettant en pratique l’apprentissage effectué lors de la première épreuve, il ne disposera pas des repères nécessaires et se trouvera donc démuni face à l’adversité.


Même si notre schéma mental instinctif veut que l’on évite au maximum à un proche de vivre une épreuve, c’est souvent aller à l’encontre de son intérêt que de le faire. A mon sens, cela est valable aussi, voire surtout, vis-à-vis des enfants.

Du côté de celui qui veut éviter à l’autre de vivre l’épreuve, cela ne génère rien de positif non plus. Ignorant ce qu’est la réalité de l’épreuve qui lui a été évité, l’autre n’a pas de raison de concevoir une reconnaissance ou un respect particulier pour le premier.


Celui-ci en concevra de la frustration, du ressentiment face à l’absence de reconnaissance, voire des exigences toujours plus grandes de celui qui ne sait pas ce qu’est l’épreuve.


Ce dernier, lorsqu’il rencontrera un vrai problème, finira par en vouloir au monde entier de ne pas lui avoir évité ce passage difficile. Il peut alors être tenté de devenir tyrannique et manipulateur pour pousser son vis-à-vis à prendre en charge ce qu’il ne veut pas assumer.

Est-ce que cela signifie qu’il faille que chacun reste dans son coin et ne s’occupe pas des autres ?


Bien évidemment non.


Le véritable sujet est que vous n’aiderez personne qui ne vous ait, préalablement, demandé votre aide.


Cela peut vous sembler être parfois une perte de temps, ou un manque d’empathie, que d’attendre cette demande, alors que vous savez pertinemment qu’il va avoir besoin d’aide, mais c’est le passage obligé pour que votre aide prenne du sens.


Souvenez-vous qu’il n’y a pas de progression sans effort, sans avoir à surmonter une épreuve. Si vous voulez que l’autre progresse, il faut l’inciter à surmonter lui-même ses épreuves et ne lui apporter de l’aide que s’il la demande.


De plus, une fois qu’il a demandé votre aide et que vous lui avez fourni, il est bon de valoriser, à ses yeux, votre apport. Non pas par égotisme ou par volonté de gloriole, mais pour que l’autre ait conscience de la portée de ce que vous avez fait pour lui.


S’il n’a pas cette conscience, il n’aura rien appris ni sur l’expérience en direct, ni sur votre implication dans le problème, ni sur le lien qui vous uni à lui et que vous aurez prouvé en lui apportant de l’aide. Il risque de ne voir que le fait qu’il n’y ait pas, ou plus, de problème…

En résumé, si vous êtes face à quelqu’un qui vous semble avoir besoin d’aide : 4 étapes à respecter


1 . Informer que vous pouvez aider
2 . Attendre la demande d’aide
3 . Apporter l’aide suite à l’éventuelle demande
4 . Expliquer et valoriser l’intervention

Les dirigeants, les parents ou les responsables gagnent le respect des autres en ne leur apportant aucune aide spontanée.

Le vrai problème est que les dirigeants portent souvent le fardeau de la connaissance et se sentent obligés de résoudre les problèmes. Ils peuvent, toutefois, aider les autres à atteindre un niveau plus élevé en ne les aidant pas spontanément.