Burnout… et pourtant les intentions sont nobles : vous voulez acheter une maison avec un jardin pour vos enfants, rembourser vos dettes, ou quoi que ce soit d’aussi important.

Vous faites le vœu de travailler plus dur que tout le monde dans votre équipe, d’être le premier à arriver et le dernier à partir. Chaque nouvelle opportunité est l’occasion de mettre en valeur vos talents, vos compétences en leadership, votre capacité à encaisser positivement la pression. Vous dites « oui » à tout. En fait, vous avez oublié comment dire « non ».

Mais vous ne pouvez pas faire assez, être assez, gagner assez, assez vite, et même quand vous imaginez un moyen de garder la tête hors de l’eau, les choses qui comptent le plus – vos relations avec votre famille et vos amis – votre santé physique, mentale et spirituelle deviennent complètement hors de contrôle.

Les « pourquoi » n’ont plus d’importance – vous travaillez trop pour profiter de votre nouvelle maison, ou de l’argent supplémentaire dont vous disposez maintenant que vous êtes libre de toute dette. Tout ce que vous voyez, c’est une liste de choses à faire qui est longue, de plus en plus longue. Finalement, à force d’y foncer en klaxonnant, vous vous vautrez contre un mur. Vous – êtes – en – burnout.

Ce genre de choses arrive aux meilleurs d’entre nous. En fait, des recherches américaines montrent que 80% des travailleurs ressentent du stress au travail et près de la moitié disent avoir besoin d’aide pour apprendre à le gérer, ce qui signifie qu’ils sont au bord de se cogner contre leur propre mur. Si ce n’est déjà fait.

Mais un cas, trop commun, de burnout ne doit pas être la fin de votre carrière, ni la mort de votre désir de réussir. En fait, atteindre le fond peut vous fournir le recul dont manquent tant de leaders après des mois ou des années de bons et loyaux services au quotidien. Ce recul peut vous propulser vers le but de votre vie et vous permettre de faire un travail à la fois enrichissant et durable. Voici 3 exemples réels, riches d’enseignements :

Passer de sur-caféiné et cassé à inspiré et épanoui.

Voici un exemple parfait d’objectifs qui ont mal tourné. Un jeune avocat est devenu associé de l’un des meilleurs cabinets d’avocats de Paris dans les dix années suivant l’obtention de son diplôme, mais cette réussite s’est faite au détriment de sa santé et de ses relations les plus précieuses.

Tout s’est écroulé lorsqu’il a perdu le contrôle de lui-même lors d’une réunion. Mais, au lieu de faire comme si de rien n’était, il a décidé de prendre des décisions difficiles et de reconsidérer sa vie pour de bon.

« La première étape consistait pour moi à redéfinir la productivité pour passer de « faire plus » à « obtenir plus de ce qui compte le plus », dit-il. « Cela a changé ma perspective et m’a permis de devenir plus impliqué dans ce à quoi je consacre mon attention, mais, avant tout, j’ai dû définir et déterminer ce qui comptait le plus pour moi ».

Il vit maintenant en province et est devenu écrivain, conférencier et coach, et aide les autres à se battre pour vivre une vie meilleure. Il a également développé un intérêt nouveau pour sa santé. Il a réduit sa dépendance à la caféine, a éliminé le gluten et les produits laitiers de son alimentation, a commencé à s’entraîner physiquement régulièrement et a travaillé pour améliorer la qualité de son sommeil (jusqu’où s’immisce le travail !…).

« Toutes ces étapes me permettent de fonctionner beaucoup plus efficacement, d’être plus présent, de mieux communiquer et d’écouter beaucoup plus profondément », dit-il. « Cela, ensuite, a augmenté ma capacité à faire plus de ce qui compte le plus, y compris aider les autres à faire un voyage similaire ».

Rendre le travail vraiment efficace

Pour prendre un autre exemple un entrepreneur et chef d’entreprise a connu, financièrement, sa meilleure année. Son chiffre d’affaires a augmenté de 40% et les bénéfices de 36%. En fait, tout se passait si bien qu’il a commencé à dépenser à tout va, au lieu de réinvestir ses profits dans son entreprise.

Mais ni le succès ni l’argent ne peuvent faire oublier les 246 nuits de l’année qu’il a passées loin de chez lui, ou les journées de 16 heures consécutives de travail, ou les week-ends passés à des séminaires d’affaires.

« Je suis complètement à court d’énergie », dit-il. « Au milieu de l’année, j’ai eu une crise de nerfs émotionnelle et j’ai mis fin à une relation à long terme avec la femme dont j’étais convaincu qu’elle serait la mère de mes enfants. Et quelques mois après cela, j’ai connu encore une autre rupture sentimentale. Mettez tout cela dans un seul corps et en une seule année, et vous comprendrez que c’était une surcharge totale. « 

Il s’est fait assister par un coach de vie qui l’a aidé à réévaluer ce qui comptait vraiment dans sa vie.

« Parfois, vous avez besoin de quelqu’un pour tenir le miroir », explique-t-il. « Se fracasser contre le mur ne vient pas de l’ignorance, ça vient de la distraction. J’avais besoin de faire une introspection sur ce à quoi j’étais accro – était-ce le succès, le respect, l’amour, le pouvoir, la liberté ? Pour moi, c’était un peu de tout ce qui précède. J’avais besoin de savoir quelles dépendances me conduisaient au bon endroit et quelles addictions j’avais besoin de sortir de ma vie pour m’aider à être moi et ne pas être accro au besoin de bonheur. Je devais simplement m’ouvrir à ce qui me rendait vraiment heureux.

« L’argent peut-il vous acheter le bonheur ? Bien sûr, du moment que vous comprenez ce qui vous rend vraiment heureux. Alors votre entreprise travaille pour vous, et vous ne travaillez pas pour elle ».

En tant qu’entrepreneur prospère avec plusieurs entreprises, cette personne est constamment en contact avec de nouvelles opportunités. Désormais, il utilise, toutefois, un test simple pour évaluer leur valeur et éviter le burnout.

« La question typique que ma femme me pose lorsque je m’intéresse à un nouveau projet est : « Cela vaut-il un château de sable ? », dit-il. « Chez nous, cela signifie : « Cela a-t-il plus de valeur, en terme d’investissement de temps, que de m’emmener à la plage construire des châteaux de sable avec les enfants. » La plupart du temps, la réponse est « Non, nous sommes bien ; nous avons assez ; notre famille est en bonne santé ; allons à la plage ! »

Des succès plus lents et réguliers dans les affaires

Permettez-moi un troisième et dernier exemple :

Selon les personnes à qui vous posez la question, les alertes d’e-mails, d’applications et de SMS sont des outils de torture conçus par le diable en personne. Chacune d’elles rappelle que quelque chose d’autre doit être fait, et c’est pour cette raison, peut-être, que cette entrepreneuse en question, a tendance à les ignorer.

« En raison de l’hyper-connectivité que nous offre la technologie d’aujourd’hui, s’en abstraire est un excellent moyen d’éviter le burnout », explique-elle. « Il y aura toujours des courriels dans la boîte de réception et des tâches nouvelles, mais c’est la façon dont vous vous gérez et gérez votre temps qui détermineront votre propension au burnout. Je crois que nous formons les gens sur le modèle dont nous voulons être traités – dans les affaires et dans la vie – ainsi, en étant réaliste sur la connexion aux nouvelles technologies, vous formez votre équipe à une charge de travail raisonnable à gérer ».

Cette femme parle d’expérience personnelle, bien sûr. Après avoir occupé plusieurs postes de direction d’entreprise, elle a commencé à ressentir une fatigue constante, un sommeil médiocre, des oublis, une perte d’appétit, de l’anxiété et une forme de ressentiment à l’égard de son travail – tous les symptômes courants du burnout. En fin de compte, elle a quitté le statut de dirigeante salariée et a pris la décision de réviser entièrement son mode de vie, y compris son temps de réponse moyen à toutes ces alertes stressantes.

« J’ai pris le temps de me reposer en dormant de 7 à 8 heures par nuit, de me déconnecter complètement en fin de semaine et de me permettre de prendre du temps à ne rien faire », explique-elle. « Je me suis forcée à ne pas m’inquiéter de ce que les choses n’étaient pas toujours parfaites et j’ai préféré adopter l’état d’esprit que « fait » est mieux que « parfait ». J’ai pris la décision consciente de donner la priorité à ma famille et à mes amis, en bloquant mon agenda pour m’assurer que les personnes les plus importantes de ma vie soient traitées comme telles. Et j’ai pris le temps de voyager. En fait, l’année dernière seulement, j’ai visité huit pays, en accordant une importance réelle à mon bonheur personnel et en prenant le temps de faire des choses que j’aime ».

Cela ne veut pas dire qu’elle a mis un frein à ses aspirations professionnelles. Sa nouvelle entreprise conseille les grandes entreprises à développer des initiatives en matière d’économie responsable et elle utilise son expérience pour avoir un impact positif sur ses clients.

« Mon espoir est que, si j’adopte une attitude saine et équilibrée, le reste de l’équipe suivra pour que, conjointement à mes prestations marchandes, je puisse également être un agent de changement positif pour l’organisation cliente ».

Le rapport entre la photo et l’article, c’est que beaucoup de ceux qui sont victimes de burnout sont des excellents compétiteurs ; mais, en l’occurrence, le compétiteur c’est le cheval, pas le cavalier. Le cavalier c’est le système qui nous guide et qui nous a mis des œillères pour que nous fassions mieux ce que lui veut que nous fassions. Si nous aimons cela, d’une certaine manière, c’est parce que nous ne voyons pas le reste de la vie qui nous entoure. Certains passent leur vie entière en gardant des œillères.

Le burnout est le signe que la vie vous envoie pour vous inciter à retirer vos œillères. Si vous le voulez…

Permettez-moi de terminer par une injonction : si votre vie ne vous rend pas heureux, la faire évoluer n’est pas un si grand risque que ça. Essayez au moins ! Et si vous voulez sécuriser votre démarche, faites appel à un coach de vie. C’est un tout petit investissement par rapport aux bénéfices que vous en retirerez.