Un bon coach peut transformer un talent brut en une expertise pointue et un talent exprimé en un succès reconnu.

 

Parfois, un changement au sommet peut faire la différence entre un éternel perdant et un concurrent inattendu. Les changements d’entraineurs, dans les différentes disciplines sportives, en sont un bon exemple. Ainsi, de même que les athlètes professionnels, les entreprises obtiennent généralement de meilleurs résultats sous la direction de coaches.

 

Et, pour ces derniers, les nouvelles sont bonnes : en raison des avantages concurrentiels que les entrepreneurs tirent des interventions en coaching, le marché des coaches a récemment augmenté sensiblement. Selon une étude de 2016 de Global Coaching réalisée par l’International Coach Federation et PricewaterhouseCoopers, le chiffre d’affaires mondial du coaching était estimé à environ 2,4 milliards de dollars en 2015, en progression de 19% sur 2011.

 

Sans parler de ce qui se passe dans les plus grandes entreprises : selon la société de conseil Hay Group, jusqu’à 40% des Directions des entreprises du classement « Fortune 500 » travaillent désormais avec des coaches.

 

La différence entre un coach et un mentor

 

Bien que ces fonctions puissent paraître similaires, il existe en réalité un monde de différences entre les deux.

 

Les « mentors » ne suivent généralement pas un programme déterminé et n’exigent pas forcément de rétribution. Ils aident sur des points stratégiques, répondant aux questions, sans participer activement à l’activité de l’entreprise.

 

Les « coaches », en revanche, savent se salir les mains. Ils sont généralement rémunérés et fonctionnent selon un programme défini pour aider les entrepreneurs à s’améliorer eux-mêmes. Les mentors offrent de bons conseils, les coaches posent les bonnes questions.

 

Les créateurs de startups expriment fréquemment le besoin d’un coach. Toutefois, Il y a un énorme déficit, dans leur communauté, en matière de coaching : tout le monde en a besoin, mais peu de personnes sont prêtes, ou ont les moyens, de se l’offrir. Alors que faire ?

 

Comment combler le déficit en coaching dans l’entreprise.

 

La question est la suivante : comment pouvons-nous résoudre le paradoxe et associer les jeunes dirigeants novateurs à des coaches talentueux ? La réponse à ce dilemme du coaching réside dans l’écologie de base de l’entrepreneuriat. En étudiant les interactions entre les entrepreneurs et leur environnement physique, un cycle d’échanges de coaching mutuellement bénéfiques commence à émerger. Voici ses trois étapes :

 

1 . Créateur d’entreprise débutant : faites des échanges avec les coaches.

Les jeunes créateurs d’entreprise ne peuvent probablement pas se permettre de débourser plus d’un million d’euros par an pour des séances de coaching avec le plus grand coach du marché. En revanche, ils peuvent trouver des coaches disposés à offrir leurs services pour un coût modique, voire même ils peuvent essayer d’échanger leurs propres services contre des séances de coaching.

 

Tous les nouveaux entrepreneurs devraient avoir quelqu’un de ce genre pour les pousser et les aider à surmonter les premiers pièges du leadership – au sein et hors du travail. Vous pouvez également travailler votre réseau pour trouver quelqu’un qui pourrait être disposé à offrir un peu de coaching gratuit (ou relativement bon marché), de temps en temps, pour vous aider à rester sur la bonne voie.

 

2 . Mettez en relation les entreprises en croissance avec des coaches.

Les créateurs d’entreprises ont suffisamment de qualités pour savoir où se trouvent leurs problèmes, mais ils ne les ont généralement pas tous résolus. Le rôle des « Executive coaches » est d’apporter une forme de recul précieux lorsqu’il faut prendre des décisions importantes, et l’investissement pour cet apport est très vite rentable.

 

Selon une étude de l’International Coach Federation, 23% des coaches interrogés ont indiqué qu’ils se concentrent principalement sur les cadres. Les créateurs de startups ne devraient pas hésiter à investir du temps et de l’argent dans une personne qui peut les aider à tirer le meilleur parti d’eux-mêmes.

 

3 . Faites appel à des créateurs d’entreprises à succès et faites-en des coaches et des conseillers.

L’approche du coaching est relativement simple pour les bons dirigeants, car il s’agit généralement de l’une des expertises qu’ils ont su développer pour parvenir à leur position. Trouvez un ou deux dirigeants en lesquels vous croyez vraiment et demandez-leur une heure ou deux de leur temps, chaque mois, pour des sessions de coaching. Cela leur permettra de garder leurs compétences en coaching et en leadership, et d’aider la prochaine génération d’entrepreneurs.

 

Le coaching exécutif ne devrait pas être réservé aux entrepreneurs 2.0. Un bon coach peut transformer un talent brut en une expertise pointue et un talent exprimé en un succès reconnu. De la startup la plus récente au groupe le plus expérimenté, le coaching est la clé pour libérer le potentiel inexploité.

 

Terminons avec quelques chiffres : selon une étude menée par le Manchester Consulting Group auprès de dirigeants du Fortune 100, le coaching a généré un retour sur investissement de près de six fois le coût du programme engagé ; dans 77% des cas une amélioration significative des relations de travail ; dans 67% des cas une plus grande satisfaction professionnelle ; dans 48% des cas une amélioration de la qualité. Plus encore, une étude menée par MatrixGlobal auprès des entreprises de télécommunications du classement Fortune 500 a montré que le coaching des cadres supérieurs entraînait un retour sur investissement de 529%.

Dans un environnement où l’on pressure chaque jour davantage les salariés pour préserver les marges bénéficiaires de l’entreprise, le coaching des dirigeants et des salariés constitue la réserve de productivité la plus importante qui soit, même si elle reste trop souvent ignorée.