Beaucoup de dirigeants accordent une grande importance à la productivité, au travail d’équipe, à l’implication personnelle et autres slogans pour améliorer la performance de l’entreprise. Dans notre course à aller de l’avant, nous pouvons perdre de vue une chose qui unifie notre pensée, nos actions, et nos relations avec notre entourage : la sagesse.

La sagesse est un concept qui mérite d’être mis en exergue alors que nous nous efforçons de réussir dans les affaires.

 

Arrêtons-nous une minute et prenons conscience : Est-ce que je fais preuve de sagesse ? En faisant cela, nous trouverons des moyens d’améliorer non seulement nos vies, mais la vie des gens autour de nous et la santé de notre entreprise.

La sagesse est appelée l’état le plus élevé de la connaissance, la performance de pointe, et la source vitale du capital humain. C’est la meilleure façon de prendre soi-même et d’encourager les bonnes décisions.

Comment pouvez-vous savoir si vous faites preuve de sagesse ?

Les experts proposent différents critères de sagesse. Toutefois plusieurs d’entre eux s’accordent sur certains. Combien en avez-vous ?

 

1. La connaissance.

La sagesse commence avec une grande base de données de connaissances. C’est l’encyclopédie de l’expérience qui produit une gamme riche de connaissances de comportements. Elle créée des façons efficaces de penser aux problèmes et aide à imaginer les solutions possibles.

 

2. L’empathie et la compassion.

Les sages se mettent à la place de l’autre et comprennent ainsi son point de vue. Ils ressentent les émotions et les croyances des autres. La sagesse génère une véritable compassion et est le contraire de la négation de soi-même.

 

3. La reconnaissance des différents points de vue.

Souvent les conflits dans les affaires, les relations ou la société ne se résument pas au bien contre le mal, mais deux biens en conflit l’un avec l’autre. La vérité ne vient pas soigneusement emballée dans un ensemble de valeurs. Les sages sont ouverts à toute une gamme de pensées et de valeurs, acceptent la tension que cela génère et travaillent pour trouver un terrain d’entente entre des points de vue discordants.

 

4. La perspective.

Les sages prennent du recul. Ils s’élèvent au-dessus de leur propre perspective afin de pouvoir apprécier les situations sans passion. Ils remontent, à travers les complexités, à l’essence de la question. Ils contournent la rhétorique pour trouver et disséquer le cœur du problème.

 

5. L’auto-restriction.

Les personnes sages tempèrent leurs émotions, en particulier face à un revers. Ils ne pètent pas les plombs. Face à la souffrance, aux calamités ou à la crise, ils font un pas en arrière. Ils apprennent les leçons à tirer du problème et le voient comme un puzzle à résoudre.

 

6. La conscience des limites de la connaissance.

Le sage accepte le doute et l’ambiguïté comme faisant partie de la vie. Ceux-ci ne sont pas des ennemis à combattre. Il faut travailler en reconnaissant qu’il y a des moments où l’on ne sait tout simplement pas. La Sagesse accepte l’inconnu et l’inconnaissable avec sérénité.

 

Évaluez vos pensées, vos actions et vos décisions au cours de la semaine dernière. Combien de ces qualités avez-vous mis en pratique ? La sagesse les requiert toutes et elles peuvent, en plus, être enrichies de qualités supplémentaires comme la prudence, le bon sens, le jugement et l’humilité.

Peut-être la sagesse est-elle souvent considérée comme appartenant aux anciens parce qu’il faut du temps et de l’expérience pour maîtriser ces qualités. Cependant, au fur et à mesure que vous évaluez, exercez et mettez en pratique ces comportements, vous constaterez que vos décisions ont un plus grand impact et produisent de meilleurs résultats.

Vous constaterez également que vos relations avec vos collègues et votre hiérarchie s’améliorent. Vous apporterez une sagesse inestimable dans votre lieu de travail.