« Les erreurs les plus sérieuses sont évitées par l’utilisation de la désobéissance intelligente. » Ira Chaleff.

 

L’obéissance aveugle est dangereuse :

Les chiens-guides d’aveugle qualifiés ont appris à désobéir lorsque leur propriétaire leur ordonne de traverser la rue à l’approche d’une voiture.

Les équipes qui réussissent apprennent à faire la différence entre la dissidence constructive – la désobéissance intelligente – et l’accord destructeur.

 

Quand l’obéissance est mortifère :

C’est facile et habituel d’obéir aux autorités, mais parfois l’obéissance est dangereuse.

D’après ce que l’on dit, le 11 septembre 2001 dans le World Trade Center à New York, il a été demandé aux gens de retourner dans leurs bureaux après que le premier avion se soit écrasé.

On dit aussi que, à cette occasion, une personne a défié les autorités, a saisi un porte-voix et a ordonné aux employés de la banque Morgan Stanley de quitter la tour sud. Près de 2 700 personnes ont été sauvées à cause de la désobéissance d’un homme.

 

Facilitez la « désobéissance » :

Les dirigeants qui réussissent permettent généralement à leurs équipes de faire des suggestions alternatives et d’émettre des commentaires différenciants, mais constructifs.

 

1 . Présentez vos idées comme une réflexion en cours.

Ne défendez pas mordicus vos idées et suscitez des suggestions ou des commentaires. Présentez vos idées et demandez :

.  Est-ce que je rate quelque chose ?

.  Quelqu’un a-t-il une suggestion pour améliorer cette idée ?

.  Devons-nous le faire ou pas ?

 

2 . Honorer publiquement la contradiction.

.  Merci d’avoir dit ça.

.  C’est intéressant. Qu’est-ce qui vous a fait penser à ça ?

.  Je n’avais pas pensé à ça. Pourriez-vous m’en dire plus ?

Si vous devez rejeter une idée dissidente, expliquez-vous doucement, posément et argumentez sans dévaloriser ni la contradiction, ni le contradicteur.

 

3 . Nommez un avocat du diable.

 

4 . Demandez à chaque membre de l’équipe d’émettre une idée dissidente.

 

5 . Enseignez aux autres comment exprimer une opinion constructive.

Cela consiste à :

1 . S’alignez avec l’intention de base d’une idée ou d’un projet.

2 . Découvrir comment le faire d’une manière différente. « Une autre façon d’atteindre cet objectif serait … »

3 . Parler avec un discours ouvert. « Je peux me tromper, mais je pense que nous pourrions … »

 

Ne pas tolérer la contradiction de la part de vos équipes est perçu comme une faiblesse. Si vous avez cette attitude, vos collaborateurs n’ont pas l’impression d’être en présence de quelqu’un de fort qui sait où il va, mais de quelqu’un d’égotique, qui croit tout savoir et qui n’a pas la moelle pour se confronter à la contradiction et s’en enrichir. Vous ne pouvez rassembler des énergies de travail si vous vous en isolez et refusez les interactions avec les autres.

En acceptant la contradiction, vous renforcez la personne qui l’émet, elle se sent reconnue, donc elle est fidélisée. Vous serez un dirigeant plus fort en étant reconnu comme leader par une équipe de personnes fortes, plutôt que par un troupeau de moutons apeurés par votre intransigeance.