Êtes-vous plus irritable et moins patient avec les autres ? Vous sentez-vous désabusé et ne profitez-vous plus de vos réalisations ? Est-ce que votre sommeil ou vos habitudes alimentaires ont changé ? Êtes-vous pris de maux de tête ou de douleurs au cou ou au bas du dos ?

Si vous avez répondu oui à l’une de ces questions, vous pourriez être atteint d’un burn out.

Et, si ça peut être une consolation, sachez que vous n’êtes pas le ou la seul(e).

Selon une enquête de l’institut Think pour Great Place to Work, près d’un salarié sur deux (48%) se dit confronté à des situations de burn out (arrêt de travail soudain à la suite d’un épuisement lié aux conditions de travail) ou à des niveaux de stress très importants pour lui-même ou pour des proches.

Chez les managers, la part des salariés qui se disent proches du burn out atteint 24%.

Les causes sont souvent :

. L’allongement du temps de travail en raison de réductions de personnel ou de peur de perdre votre emploi.
. Le manque d’appréciation, de reconnaissance ou de récompense pour vos efforts.
. Des attentes peu claires ou impossibles en matière de carrière.
. Le fait d’être dans le mauvais travail ou la mauvaise profession.
. Effectuer un travail monotone ou dans lequel vous ne pouvez vous investir.
. Travailler dans un environnement dysfonctionnel, chaotique ou à forte pression.

Certains traits de personnalité peuvent également contribuer à l’épuisement professionnel. Par exemple, vous pourriez être un perfectionniste qui veut contrôler ou refuse de déléguer des tâches à d’autres. En outre, certaines professions souffrent d’un degré élevé d’épuisement professionnel, comme le secteur de la santé ou les travailleurs sociaux.

Si vous souffrez d’épuisement professionnel, voici huit façons de prévenir ou de traiter l’épuisement professionnel.

. Définir les objectifs personnels et professionnels et les priorités.

Utilisez-les comme modèle pour savoir comment prendre des décisions concernant votre temps et votre travail.

. Vivre une vie équilibrée.

Prenez conscience de votre style de vie. Passez-vous suffisamment de temps avec les personnes et les choses les plus importantes pour vous ? Envisagez de pratiquer un nouveau passe-temps ou une activité communautaire non professionnelle.

. Déterminez ce que vous pouvez et ne pouvez pas contrôler.

Et le meilleur sujet pour commencer, c’est vous-même. Faites de l’exercice, mangez sainement, évitez l’auto-médication et profitez bien de votre sommeil.

. Apprenez à définir des limites.

Cela peut consister à limiter vos heures de travail ou à vous assurer de bien prendre une pause pour le déjeuner. Cela peut également signifier prendre vos vacances, ou ne pas prendre d’appels professionnels, ou ne pas vérifier votre courrier électronique, pendant les nuits ou les week-ends.

. Apprenez à dire non.

Si les attentes extérieures que vous subissez en matière d’emploi du temps ne correspondent ni à vos objectifs, ni à vos priorités, refusez-les.

. Parlez à votre supérieur hiérarchique.

Exprimez vos préoccupations, vos frustrations ou vos suggestions de manière constructive à votre supérieur hiérarchique. Partagez des idées et explorez les opportunités « gagnant-gagnant ».

. Revitalisez votre travail.

Trouvez des moyens de briser la monotonie et de rendre votre travail plus agréable. Changez votre routine ou soyez volontaire pour être impliqué sur des projets motivants. Venez travailler à des horaires différents ou redécorez votre bureau.

. Trouvez un mentor.

Que ce soit un mentor dans votre entreprise ou un coach externe, ces derniers peuvent être une caisse de résonance et une source d’idées et de conseils. Trouvez quelqu’un que vous respectez et qui partage vos valeurs.