La résilience, c’est la capacité à maintenir l’adaptabilité et la concentration lors d’un changement brutal. Les leaders qui possèdent cette compétence sont clairement en mesure de se différencier et de diriger leurs équipes plus efficacement.

En période d’incertitude, la résilience est l’une des compétences les plus importantes. Aujourd’hui, un leader est confronté à un niveau de volatilité de l’environnement des affaires plus élevé qu’auparavant. En France comme un peu partout dans le monde, nous avons à faire face à des facteurs de division : renforcement des nationalisme politiques, mais également économiques, ostracisme grandissant, etc. Une telle division peut, toutefois, s’avérer intéressante si elle est abordée avec un esprit de curiosité et de progression.

Par ailleurs, d’autres facteurs, comme l’interconnexion massive de nos sociétés, nous confrontent continuellement à la différence et à la nécessité de s’y adapter. Nous sommes mis face à des situations que nous n’avions jamais vues auparavant. Il n’y a pas de possibilité de retour au niveau de contrôle antérieur, alors en tant que leader, il est nécessaire d’apprendre à être plus agiles.

Les dirigeants d’aujourd’hui doivent adapter leur façon de penser et leurs comportements pour être en mesure de relever les défis auxquels ils sont confrontés. En ce sens, le leadership s’auto-renouvelle toujours, et la résilience en est vraisemblablement le fondement. L’accélération du changement, nous confronte non seulement à une multiplication des situations intégrant un changement, mais également au nombre croissant des personnes qui réagissent à ces changements. Et ce avec autant de perspectives différentes qu’il y a de personnes.

Si nous pouvons intégrer ces différentes perspectives dans tous les domaines de notre vie (travail, politique, réseau social, à la maison, etc.) pour créer des solutions plus complètes et durables, nous bénéficions tous du phénomène de changement. Si, au contraire, nous négligeons les autres parce qu’ils ont des points de vue avec lesquels nous sommes en désaccord ou, pire, les considérons comme « mauvais », nous perdons la valeur de l’apprentissage et risquons de nous priver des relations nécessaires pour prospérer en période d’incertitude.

Alors, en tant que leader, comment pouvez-vous construire de la résilience pour faire face aux défis auxquels vous êtes confrontés ?

Il y a quatre moyens susceptibles de nous y aider :

 

Maintenir le bien-être physique

C’est la catégorie que la plupart d’entre nous comprennent, même s’ils la négligent souvent. Nous avons besoin de dormir suffisamment, nous devons manger de la nourriture saine et savoir gérer avec parcimonie caféine et alcool.

Il est également important de trouver une pratique pour nous maintenir physiquement. Je recommande une combinaison d’exercices physiques et de détente incluant la méditation et la pleine conscience. Il est difficile de répondre à un défi lorsque vous êtes épuisé, sous haute dose de caféine ou avec la gueule de bois.

 

Gérer la réflexion

C’est l’élément dont, je pense, il y a le plus fort déficit et c’est une compétence qui peut être apprise même dans les périodes les plus occupées. Le principe est de prêter attention à ce que vous pensez et d’arrêter le « monologue » négatif dès que vous le remarquez.

C’est cette conversation intérieure que la plupart d’entre nous avons, qui s’exprime sous forme de critique interne, et qui donne un retour négatif même quand personne d’autre n’est là pour le faire à notre place.

Imaginez cela revient à ce que vous adoptiez la personne la plus critique et que vous l’invitiez à vivre avec vous… Que serait votre vie si, au contraire, vous adoptiez la personne la plus en adoration devant vous et que vous invitiez cette personne à vivre dans votre tête ?

 

La gestion de la pensée modifie le discours intérieur et la tendance à s’attarder sur le négatif ou l’incertain. Je ne dis pas qu’il faille devenir déraisonnablement positifs ou rejeter le risque, mais plutôt en comprendre la teneur et mettre en place des plans pour le circonscrire. Ensuite, il faut faire confiance à nous-mêmes et aux autres (en la vie… ?) pour s’en tirer au mieux quelles que soient les difficultés.

 

Avoir conscience du but et de son intelligence émotionnelle

Si vous avez une vision claire de l’objectif, il est beaucoup plus facile de prendre du recul et de garder en perspective les défis de la vie. Ce pourrait être résumé par l’adage, « Ne vous souciez pas trop des petites choses, et il n’y a que de petites choses. » que je voudrais modifier un peu en disant, « Comprenez ce qui est petit et ne vous en préoccupez pas trop. »

La deuxième partie de cette recommandation concerne l’intelligence émotionnelle. Il y a nombre de livres écrits sur l’intelligence émotionnelle, mais par souci de brièveté ici, je dirais : je suis conscient de vos pensées et de vos émotions (voir ci-dessus) et que vous les gérez intentionnellement. Deuxièmement : à votre tour, soyez conscient des autres et gérez les relations avec eux intentionnellement, en conscience.

 

Exploiter la puissance de l’unité

Ayez des gens dans votre vie qui vous soutiennent. Je recommande d’avoir des personnes au travail qui peuvent vous servir de caisse de résonance et de partenaires de réflexion. Je suggère également d’avoir des relations, en dehors du travail, à même de vous donner de bons conseils. Enfin, essayez d’avoir dans votre vie au moins une personne qui pense que vous êtes tout simplement capable de marcher sur l’eau.

 

Nous sommes tous confrontés à des situations inattendues et fortement stressantes, faisant courir des risques à nos organisations, à notre bien-être ou à notre sécurité d’emploi. La résilience personnelle stimule notre capacité à naviguer dans ces situations et génère de la confiance de la part des personnes qui nous suivent et s’attendent à ce que nous les dirigions pendant les moments les plus difficiles de la vie.

 

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