Améliorer sa vie ne tient parfois à pas grand-chose.

Se poser quelques bonnes questions peut, si on est motivé, permettre des évolutions salutaires qui changent le quotidien.

Je me permets de vous en présenter quelques-unes qui m’ont beaucoup servi.

 

Savez-vous tirer parti du décalage ?

 

Vous avez environ trente centièmes de seconde pour décider de votre réaction à une situation donnée.

 

Cela ne paraît pas très long… En fait, beaucoup de gens ne savent même pas que ce décalage existe.

 

La plupart pensent que c’est un commentaire négatif ou l’agitation d’un doigt tendu par un autre automobiliste qui a provoqué leur réaction.

 

Pourtant, ce n’est pas le cas.

 

C’est leur interprétation de ce qu’ils pensaient que cela signifiait qui a provoqué leur réaction.

 

Je l’affirme : il n’y a pas de lien direct de cause à effet. Le lien c’est : une cause, une interprétation, un effet.

 

Si vous modifiez l’interprétation d’un événement en utilisant votre curiosité et un raisonnement sans jugement, d’un seul coup votre horizon se dégage.

 

À quoi ressemblerait votre vie si vous décidiez de tirer parti du décalage et de prendre en main vos propres émotions plutôt que de leur permettre de fonctionner sur pilote automatique ?

 

Avez-vous ri davantage ?

 

Apparemment, les enfants rient de quelque chose toutes les 16,2 nanosecondes, alors que l’adulte moyen rit de bon cœur tous les 7 mois et 19 jours.

 

Je ne suis pas sûr que ces chiffres soient exacts à 100%, mais le fait est qu’il y a une énorme différence entre les deux, et c’est ce qui importe.

 

En vieillissant, nous réalisons que la vie est dure et qu’il n’est pas toujours facile d’en rire et de faire des pitreries ; c’est puéril alors que des choses importantes se passent…

 

Nous avons plus tendance à nous inquiéter de choses qui ne se produiront jamais, de choses qui pourraient arriver, ou, encore plus, de choses qui vont arriver, que nous nous en inquiétions ou pas.

 

Personnellement, je ne souscris pas à cette pratique absconse (même si, je vous le concède, la tentation est parfois forte…).

 

J’essaie de rire le plus souvent possible, et surtout des situations qui semblent conflictuelles.

 

Et savez-vous pourquoi ?

 

Parce que c’est bon pour la santé, dans la mesure où cela libère toutes sortes de produits chimiques qui stimulent mon système immunitaire.

 

Cela permet également de lutter contre le stress et la dépression.

 

Mais surtout, c’est amusant.

 

Oui, là je l’ai dit, rire est amusant et personne ne s’amuse trop dans sa vie.

 

Alors, à quoi ressemblerait votre vie si vous décidiez de vous marrer au moins une fois par jour ?

 

Savez-vous dire « non » plus souvent ?

 

À quelle fréquence cela vous arrive de dire : « Oui, je serais ravi de le faire ! » alors que ce que vous voulez vraiment dire c’est : « Non, putain, je n’ai pas l’énergie, je ne vous aime pas, et de toute façon je préfèrerais aller me marrer sur YouTube en regardant la vidéo d’un chat poursuivant un chien sur une planche de surf ! »

 

Je parie que cela vous arrive. Est-ce que je me trompe ?

 

Bon, peut-être que vos pensées exactes ne contiennent pas tant de stupidités et d’injures, mais j’espère que vous comprenez ce que je veux dire.

 

C’est important de vous faire passer en premier parfois, vous savez ?

 

En fait, ce n’est pas simplement acceptable, c’est essentiel pour votre santé physique et mentale.

 

Si vous vous sentez obligé d’accepter tous les projets au travail, sous peine de le perdre, alors vous êtes déjà dans un job dont il vous faut, peut-être, planifier une stratégie de sortie le plus rapidement possible.

 

Vous avez l’impression de devoir gérer vos enfants 24h / 24 et 7j / 7, alors qu’il existe d’autres parents capables de partager ce fardeau ? Considérez qu’il suffirait que vous disiez « non », et réfléchissez à votre utilité pour votre famille quand vous vous retrouverez seul(e) dans un lit à l’hôpital.

 

Pensez à une personne célèbre que vous admirez et je peux vous garantir que, pour un « oui », cette personne doit dire 100 fois « non ». C’est exactement ce que disait David Guetta l’autre jour au cours d’une interview sur France 2. Il rattachait le suicide de son collègue DJ Avicii à son incapacité à dire non aux sollicitations diverses. Guetta disait avoir appris de ce malheureux événement l’importance de savoir dire non et le potentiel de rééquilibrage de vie que cela recelait.

 

Je ne vous encourage pas pour autant à être égoïste ou méchant, bien au contraire.

 

Dire non quand cela est justifié, c’est vous offrir de la gentillesse à vous-même et faire de vous un meilleur parent, conjoint, collaborateur et être humain en général.

 

À quoi ressemblerait votre vie si vous décidiez de dire non quand c’est vraiment ce que vous pensez ?

 

Connaissez-vous vos valeurs fondamentales ?

 

Connaître vos objectifs m’en apprend sur vous, mais cela peut aussi me tromper et ne rien me dire du tout à votre sujet.

 

Supposons que vous ayez comme objectif de gagner 100 millions d’euros d’ici mardi prochain. Qu’est-ce que cela m’apprend de vous ?

 

Rien.

 

Peut-être voulez-vous 100 millions d’euros pour vous acheter une immense maison avec 20 chambres à coucher, deux piscines et un bowling.

 

Vous voulez peut-être aussi avoir un majordome qui vous nourrira de caviar pendant qu’il repasse vos chaussettes et se charge de faire fonctionner la télécommande à votre place.

 

Cela m’apprend que vous êtes probablement un peu égoïste.

 

D’autre part, vous voulez peut-être 100 millions d’euros pour pouvoir créer un refuge pour les sans-abri, une fondation servant à financer l’éducation des enfants défavorisés et adresser des chèques anonymes à des causes humanitaires, simplement parce que vous le pouvez.

 

Cela m’apprendrait que vous êtes une personne pour le moins attachante.

 

Vos objectifs ne disent pas grand-chose de vous, mais vos valeurs si !

 

Savoir quelles sont vos valeurs vous permet de savoir qui vous êtes.

 

À son tour, cela facilite la prise de décision, cela donne de la motivation et peut éradiquer la procrastination.

 

À quoi ressemblerait votre vie si vous décidiez de vivre dans l’esprit de vos valeurs et de laisser la vie se charger du reste ?

 

Prenez-vous la responsabilité ?

 

Il y a environ 8 ou 9 ans, je travaillais avec un client qui occupait un emploi qu’il détestait et, c’est un euphémisme de dire que cela le contrariait.

 

Il n’a pas fallu longtemps pour m’apercevoir que ce gars jouait la carte de la victime.

 

Il semblait que tout ce qui était négatif dans sa vie était la faute de quelqu’un d’autre.

 

Je lui ai demandé, en pourcentage, quel degré de responsabilité avait-il pris pour ce qui se passait dans sa vie.

 

Il m’a répondu : « 70% »

 

Je lui ai expliqué que s’il ne prenait que 70% des responsabilités, cela signifierait qu’il ne se sentirait jamais en contrôle de sa vie et un manque de contrôle est un énorme facteur de stress.

 

Il a refusé d’évoluer, de sortir de sa zone de confort. Alors je l’ai poussé, incité, stimulé, motivé, en essayant de le reconnecter à sa vie.

 

Vous vous demandez peut-être comment je peux me souvenir de cela si longtemps après l’événement, alors que j’ai eu affaire à tant d’autres clients entre-temps ?

 

Parce que je n’y suis pas parvenu…

 

Il y aura toujours des choses qui sont hors de votre contrôle et certaines de ces choses ne seront pas bonnes.

 

Vous pouvez gémir et vous lamenter si vous le souhaitez, mais cela ne changera probablement pas grand-chose, si ce n’est d’irriter votre entourage et de vous faire vous sentir encore plus déprimé et victime.

 

Vous pouvez également décider de prendre vos responsabilités en recadrant les situations négatives, en ne blâmant pas les autres, en vous engageant à être plus détaché face aux aléas de la vie et en cultivant la compassion pour les personnes qui vous bousculent ou vous rendent la vie plus difficile que nécessaire.

 

J’admets que si vous êtes assis dans votre voiture à un feu rouge et qu’un type vous rentre dedans par l’arrière parce qu’il est en train d’envoyer un texto, ce n’est pas de votre faute.

 

Vous n’êtes pas obligé de sortir de votre voiture et de le serrer dans vos bras. Il suffit de recueillir ses coordonnées d’assurance, de lui lancer un regard noir, ou simplement sérieux, et de continuer.

 

Comment serait votre vie si vous décidiez d’assumer la pleine responsabilité de tout ?

 

Pas en vous disant « c’est à cause de moi, c’est moi, tout est de ma faute », mais plutôt « c’est peut-être merdique, mais je ne vais pas permettre que cela me déprime plus longtemps que ce qui est absolument nécessaire ».

 

Avez-vous donné ?

 

Je pourrais énumérer une foule de choses qui, selon la psychologie positive, contribuent à nous rendre tous plus heureux : un travail qui ait du sens, définir ses objectifs, la méditation (ou la prière), se sentir désiré, faire de l’exercice, ou encore le recadrage mentionné précédemment. Tous peuvent contribuer à accroître votre niveau de bonheur.

 

Aider les autres aussi.

 

Certaines personnes pensent que cela ne les concerne pas et, dans une large mesure, c’est parce qu’ils n’ont pas assez réfléchi.

 

Un jour, une cliente m’a dit que l’idée de faire la charité la mettait mal à l’aise.

 

Quand je l’ai interrogée sur ce qu’elle entendait par « faire la charité », tout ce qu’elle put citer fut : travailler aux Restos du Cœur ou dans un refuge pour sans-abri.

 

Donner peut, certes, signifier faire ce genre de choses, mais cela peut également vouloir dire faire un don d’argent anonyme. Cela peut aussi signifier fournir un moyen de transport à quelqu’un qui n’en a pas les moyens, travailler bénévolement de temps à autre, héberger un étudiant étranger, conseiller un collègue, sauver un chiot et à peu près un milliard d’autres choses.

 

Trouvez un thème qui vous fasse vous sentir bien, puis faites-le. C’est un moyen pas forcément onéreux pour vivre certaines de vos valeurs de vie. A la fin, vous verrez que vous serez gagnant, et sans doute bien plus que celui que vous aurez aidé.

 

À quoi ressemblerait votre vie si vous décidiez de prendre du temps pour donner, que ce soit une fois par semaine, une fois par mois ou même une fois par an ?

 

Méditez-vous ?

 

Lorsque Google fait appel à des formateurs pour qu’ils enseignent la médiation à ses collaborateurs, vous pouvez en déduire que ce n’est pas seulement une question de mode, mais que cela fonctionne réellement.

 

Techniquement, la méditation n’est pas vraiment un travail.

 

Il ne s’agit pas de réduire le stress, d’améliorer la concentration, d’améliorer la fonction cognitive, d’améliorer la santé physique et mentale et d’augmenter le bonheur, tout cela ne sont que des effets secondaires.

 

Mais admettons tout de même que lesdits effets secondaires sont parmi les meilleures choses que vous puissiez espérer…

 

Pratiquer seulement 10 minutes de méditation quotidienne peut aider à améliorer votre qualité de vie et 30 minutes par jour peuvent littéralement réorganiser votre cerveau… dans le bon sens.

 

Je sais que 30 minutes de méditation paraissent une éternité quand on y réfléchit.

 

Et quand vous commencez réellement à le faire, vous aurez sans doute l’impression que C’EST une éternité.

 

Mais vous êtes prêt à faire l’effort lorsque les avantages sont si évidents, n’est-ce pas ?

 

À quoi ressemblerait votre vie si vous décidiez de méditer tous les jours pendant les 100 prochains jours, en commençant par 5 minutes et en augmentant progressivement jusqu’à 6 heures par jour.

 

6 heures c’est trop long ?

 

Ok, alors, pour vous, je vais réduire la durée à 30 minutes.

 

Bien joué ! Vous avez esquivé la balle et vous êtes maintenant ravi d’avoir habilement négocié de 6 heures à 30 minutes, car vous savez que vous pouvez faire 30 minutes.

 

Alors, comment serait votre vie si… ?

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