Le bilan de fin de vie, introduit par la question : « Si vous étiez sur votre lit de mort, qu’aimeriez-vous pouvoir vous dire pour être fier de votre vie ? » est une méthode classique pour entamer une démarche de prise de conscience, à la fois de la précarité de la vie et des éléments importants qui la constituent. C’est, de plus, une question d’actualité en cette période de Toussaint…

Les réponses sont aussi diverses qu’il y a de personnes à qui j’ai eu l’occasion de la poser au cours de séances de coaching. Je ne pourrai donc pas vous en faire une typologie précise qui vous donnerait une méthode infaillible pour savoir ce qu’il faudra que vous vous disiez lorsque ce jour arrivera pour être pleinement sûr de vous et aborder la suite avec une parfaite sérénité.

En revanche, je peux, sans grand risque de me tromper, vous dire ce que vous ne vous direz pas. Je vous en donne une liste qui, bien que loin d’être exhaustive, pourrait vous donner certaines indications :

Je n’ai pas passé assez longtemps sur Twitter

J’ai pris beaucoup trop de risques

Dieu merci, j’ai toujours ignoré mon instinct

Je suis content de m’être levé à 4 heures du matin pour être le premier à m’acheter le nouvel iPod

J’aurais aimé rester plus longtemps au travail

Je suis tellement content de m’être accroché à toutes ces rancunes

Je suis ravi de ne pas avoir réalisé ma liste de rêves

J’ai passé trop de temps avec les enfants

La décision d’acheter une nouvelle paire de chaussures plutôt que d’aller voir un Coach de Vie était la meilleure que j’ai jamais prise.

Pourquoi n’ai-je pas acheté plus de choses ?

J’ai tellement de chance d’avoir toujours résisté à l’envie de faire quelque chose de significatif et d’épanouissant de ma vie

Je suis content d’avoir bu autant d’alcool, cela m’a permis de mieux résoudre mes problèmes.

Toutes ces catastrophes auxquelles je ne pouvais rien changer, mais que j’ai passé des heures à regarder à la télé, quel bonheur !

J’ai donné à mes parents une bonne leçon quand j’ai cessé de leur parler pendant 5 ans

Ma vie aurait été un échec absolu sans Facebook

Pourquoi ai-je perdu autant de temps à faire du bénévolat ?

Ma plus grande déception est de manquer le prochain épisode de « Game of Thrones »

Pouvez-vous s’il vous plaît allumer la télé, je voudrais voir les nouvelles ?

J’ai eu beaucoup trop de plaisir

Je n’ai pas suffisamment jugé les autres

Je suis soulagé, j’ai oublié de profiter de la vie jusqu’à ma retraite, l’année dernière…

Je suis fier de tous ces e-mails de fin de soirée que j’ai envoyés aux collègues prouvant que je travaillais encore

Combien d’argent ai-je sur mon compte bancaire ?

Je préfère être seul si ça ne te dérange pas

Je suis soulagé, je sais ce que Nabila est en train de faire

Toutes ces vacances ! Quel gaspillage d’argent !

J’aurais peut-être pu me plaindre davantage

Ça craint qu’il pleuve

Encore cette récession économique qui me pourrit la vie

Je suis soulagé de n’avoir jamais laisser les autres voir à quel point je suis super

Ce qui va me manquer, ce sont les bonnes vieilles médisances

Je me sens mieux de savoir que j’ai toujours refusé de reculer, même quand je savais que j’avais tort

Toutes ces nuits sans sommeil à m’inquiéter des catastrophes qui ne se sont jamais produites étaient de l’énergie émotionnelle bien dépensée

 

Tout ceci est pour vous. Enrichissez votre propre liste, cela vous donnera sans doute certaines pistes intéressantes pour trier quelques comportements inutiles et densifier l’intensité de votre vie.

Vous pouvez aussi prendre chaque grand élément qui constitue votre vie : aspect sentimental (relations avec votre conjoint, vos enfants, vos parents, vos amis, etc.), activités non professionnelles (hobbies, sport, etc.), profession (contenu technique, relations professionnelles internes et externes à l’entreprise), aspirations personnelles, etc., et vous poser la question de savoir, si vous deviez mourir demain, seriez-vous au moins sur le bon chemin pour en être fier et vous dire que vous avez tiré le meilleur parti de votre vie.