Un petit post que je vais essayer de faire court, pour une fois, pour attirer votre attention, vous qui vous souciez de développement personnel, sur la mise en pratique des valeurs de vie.

Je sais, vous allez penser que je suis super mono-thématique (d’aucuns diraient monomaniaque…), mais le potentiel de progression profonde que recèlent ces fichues valeurs de vie est tel que je ne peux me lasser de vous inciter à vous en servir.

Quand j’accompagne des personnes en tant que coach en développement personnel, et que le sujet qu’elles veulent travailler s’y prête, je déroule une méthode qui permet de structurer une démarche complète et efficace concernant l’emploi des valeurs de vie de la personne (la méthode est commune à toutes les personnes, en revanche ce qui y est inclus est propre et spécifique à chacun).

Toutefois, vous n’avez peut-être pas encore eu l’opportunité de venir travailler en ma compagnie, aussi voudrais-je aborder le sujet de façon plus schématique, d’aucuns diraient plus grossière, mais d’une façon qui pourrait éventuellement vous faire toucher du doigt l’intérêt de la chose.

Au lieu de définir vos propres valeurs de vie, de les organiser et d’en apprendre les stratégies d’utilisation, je me permets de vous suggérer de simplement utiliser celles qui vous viennent à l’esprit.

Première étape et première question : à combien de reprises pensez-vous, chaque jour, à utiliser des valeurs de vie ?

Cette question peut vous paraître stupide, naïve, hors de votre quotidien, et pourtant…

Vous êtes confronté quotidiennement à des problèmes, des conflits et vous tentez certainement de les résoudre en faisant de votre mieux. Oui, mais à quelle fréquence intégrez-vous des valeurs de vie dans vos réactions ?

Telle personne vous agresse, allez-vous lui répondre avec une argumentation, une vision purement intellectuelle, ou allez-vous intégrer l’objectif qui vous tient réellement à cœur pour réagir ? A quoi pensez-vous pour gérer vos conflits ?

Pour prendre des exemples que tout le monde connait : messieurs Strauss-Kahn ou Cahuzac sont certainement des personnes de bonne volonté dans leur vie, en général. Malgré l’opprobre qui fut leur lot, je suis convaincu que les mérites qui furent les leurs avant de déchoir témoignent de réelles qualités intellectuelles autant qu’humaines qu’il ne sert à rien de nier.

Alors d’où vient le problème ?

Le problème vient du déséquilibre qui s’instaure en nous lorsque nous oublions que nos valeurs de vie nous constituent autant que notre chair, notre sang, notre façon de réfléchir ou notre éducation (et j’en oublie).

Les pervers narcissiques qui prennent un plaisir personnel au malheur des autres existent incontestablement, mais ceux que l’on rencontre le plus fréquemment sont ceux qui souffrent d’un défaut de conscience, et non d’une volonté délibérée de destruction d’autrui (en tout cas selon mon expérience).

Alors, pour éviter ces écueils, essayez d’acquérir le « réflexe valeurs de vie ». Vous entrez dans un conflit et vous avez d’excellents arguments pour justifier votre position ? Oubliez-les provisoirement.

Concentrez-vous sur votre objectif. Seriez-vous plus heureux d’aboutir à une harmonie avec votre contradicteur ou ce qui vous importe est-il seulement d’avoir raison et de « gagner » sur le champ de bataille ?

Si c’est la deuxième proposition qui vous apporte le plus de bonheur, je ne peux rien pour vous et vous pouvez vous épargner la lecture de la fin de ce post.

Si, en revanche, vous ressentez une satisfaction profonde et durable quand vous avez réussi à rapprocher deux points de vue, quand votre capacité de concorde a su prendre le dessus sur le conflit, alors pensez à faire donner la grosse cavalerie, l’artillerie lourde en matière de résolution de conflit. Pensez à fourbir vos armes les plus puissantes, quelles que soient les intentions de votre contradicteur, penser à vous servir des valeurs de vie.

Je me permets une petite suggestion : essayez de compter combien de fois dans votre journée vos valeurs vous sont venues à l’esprit.

Ensuite, repensez au dernier conflit auquel vous avez dû faire face et posez-vous la question de savoir à quelle valeur de vie vous avez fait appel pour le résoudre.

Enfin, faites de même pour analyser un conflit en cours dans votre vie, ou un conflit que vous anticipez avec certitude.

Concentrez-vous sur l’objectif que vous souhaitez et non sur le résultat que vous voulez contrôler.

La différence entre les deux, dans mon esprit, est importante. L’objectif laisse une plus grande place à l’autre et à tout ce qu’il est en mesure de nous apporter (que l’on n’imagine que rarement), là où le résultat issu d’une volonté de contrôle reste stérile dans le rapprochement à l’autre. Or, c’est ce dernier qui apporte la seule force durable.

Alors, pour reprendre le titre de ce post : à quoi pensez-vous ? Ou plutôt, à quoi penserez-vous ?