Vous ne pouvez pas être la personne que vous voulez vraiment sans changer votre système de croyance, à moins, bien entendu, que vous soyez déjà la personne que vous voulez être, auquel cas, que faites-vous à lire un blog de coaching de vie ?

Pour passer de qui vous êtes à qui vous voulez être, vous devez penser différemment. Il n’y a aucun moyen de faire autrement.

Comme Einstein l’a dit : « Nous ne pouvons pas résoudre un problème avec la même pensée que celle que nous avons utilisée pour le créer ».

Je suis sûr que vous voyez parfaitement le sens de cette affirmation. Si vous continuez à adopter les mêmes pensées, comportements et actions que vous avez toujours eues, la plupart du temps, vous obtiendrez les mêmes résultats.

Si cela est si évident pour quiconque y pense sérieusement, pourquoi tant de personnes sur terre ont-elles du mal à faire évoluer leur système de pensées ? Si c’est votre cas, qu’est-ce qui vous empêche de vous dire : « OK, alors comme ce que j’ai fait jusqu’ici n’a pas fonctionné aussi bien que prévu, il est temps de changer les choses »

La réponse est que rien ne vous empêche de le faire… Euh… En fait si, il y a que votre cerveau rationalise et il faut toujours qu’il ait raison.

Croyez-vous en Dieu ?

Si c’est le cas et que vous pratiquez une religion particulière, passez une journée en vous disant que tout ce en quoi vous croyez est faux. Adoptez la conviction que la religion est, comme Karl Marx l’a déclaré, « l’opium du peuple » et que Dieu n’est pas plus réel que Blanche Neige.

Ou peut-être, si cela vous pose réellement un problème d’aller aussi loin, contournez l’obstacle et feignez d’adopter les croyances d’une religion complètement différente.

En revanche, si vous croyez déjà que Dieu est un mythe artificiellement conçu pour donner aux êtres humains une raison d’exister, essayez de vous débarrasser de cette croyance et embrassez momentanément de tout votre cœur cette évidence : il existe vraiment un être suprême.

Essayez d’affirmer, même si c’est seulement pour vous-même, que vous êtes maintenant un chrétien, un musulman ou un juif engagé. Choisissez la religion qui vous met le plus mal à l’aise… si vous osez. Investissez-vous vraiment dans le rôle et pensez à quel point votre vie serait différente avec cette nouvelle croyance.

Je suppose que vous n’avez probablement jamais essayé sérieusement, parce que peu de gens le font. C’est, à mon sens, un peu désespérant, car le seul risque que cela comporte est d’engendrer plus de tolérance dans le monde.

Il est relativement sans risque de dire que beaucoup d’entre nous sommes têtus et que certains feront tout leur possible pour défendre, envers et contre tout, les croyances qu’ils se sont forgées.

Essayez d’interroger quelqu’un sur son idéologie fondamentale (en particulier sa religion) et vous verrez très vite que ce n’est pas la meilleure façon de vous faire des amis et d’avoir une influence sur les personnes que vous souhaitez vous mettre dans la poche.

Mais qu’est-ce qui fait que tant de personnes raisonnables et intelligentes deviennent si dogmatiques quand on les challenge sur leurs convictions profondes et sur leurs valeurs ?

La réalité du sujet est, comme beaucoup de choses, que cela les mène tout droit à la peur de se tromper et les conséquences qui en découleraient ou, plus précisément, les conséquences qu’elles pensent qui en découleraient.

Avez-vous déjà été embringué dans une argumentation virulente et vous êtes soudainement rendu compte que vous aviez raté un truc ? Peut-être avez-vous mélangé deux événements et votre interlocuteur est intervenu pour clarifier le problème.

C’est dérangeant, non ? Limite vexant…

Vous ne vous êtes pas dit tout à coup ; « Bon, je peux mettre cette argumentation de côté maintenant que je me rends compte que je me suis planté. Je peux admettre mon erreur et tout sera parfait avec des excuses complètes de ma part ».

Malgré tout, ce n’est pas vraiment votre faute, car cela se serait accompagné d’une escadrille d’émotions négatives qui vous auraient plongé dans des énergies d’affrontement qui auraient été elles-mêmes si fortes qu’elles vous auraient empêché de reconnaître votre erreur et obligé à mener l’argumentation jusqu’au bout.

Ou, au contraire, vous avez peut-être fait machine arrière tout en essayant de sauver la face en vous appuyant sur votre conviction que l’autre personne n’y verrait que du feu. Ou peut-être que vous faites partie de de ces 5% de personnes qui a présenté des excuses immédiates et complètes, mais même dans ce cas, vous n’en étiez pas vraiment satisfait.

Le problème est que votre cerveau déteste avoir tort et il fera tout ce qui est en son pouvoir pour éviter d’éprouver cette sensation.

Plus il s’est investi dans une idée, plus il déteste qu’elle soit remise en question.

Et dans ces circonstances, votre cerveau supprimera les informations, même pertinentes, qui vont dans le sens contraire à ce qu’il croit. Il recherchera des preuves, même fallacieuses, pour simplement éviter de se créer des doutes. Demandez à quiconque est fortement impliqué en politique de lire un livre écrit par quelqu’un à l’extrémité opposée du spectre et vous saurez ce que je veux dire.

La raison pour laquelle votre cerveau déteste avoir tort est parce qu’il considère cela comme une menace pour son statut et donc pour sa/votre vie.

Avoir tort dans une argumentation sur l’itinéraire le plus rapide pour aller au supermarché n’est pas vraiment un problème, mais se tromper, il y a 10.000 ans, sur l’endroit où le mammouth est en train de paître et obliger votre tribu à marcher 20 kilomètres dans la mauvaise direction en plein cagnard devait en être un.

Et c’est la clé du sujet, votre cerveau évolue encore.

Votre cerveau ne comprend pas vraiment que cette disposition d’esprit n’est plus si importante pour sa survie qu’il y a 10.000 ans. De même qu’il ne se rend pas compte que passer un examen ou demander un rendez-vous amoureux ne constitue pas une menace réelle pour son existence.

Connaître les raisons de cette rigidité ne la fera pas nécessairement disparaître, mais cela devrait la rendre plus facile à gérer.

Si vous comprenez que, dans de telles circonstances, ce n’est que votre cerveau préhistorique qui s’active, vous pourrez alors vous détendre et inviter votre cortex pré-frontal, plus rationnel, à participer à la discussion.

En faisant cela, puis en regardant la situation différemment (c.-à-d. en l’interprétant comme une expérience d’apprentissage ou, mieux, une chance de faire preuve d’humilité), vous remarquerez rapidement que les sentiments négatifs disparaissent.

Ce serait super de penser que vous préféreriez être aimé plutôt qu’avoir raison, mais la réalité est qu’une grande partie de votre cerveau n’est probablement pas d’accord.

En tant que coach de vie, j’accompagnais une femme sur des problèmes d’addiction. Elle se montrait très volontariste, dans son discours, pour sortir de cette situation qui lui gâchait la vie.

Toutefois, malgré nos efforts conjoints, les deux premières séances se sont révélées sans grand effet. Je voyais bien que le problème résidait en grande partie sur le manque d’estime de soi de la personne, mais mes efforts, les exercices et les solutions que je lui proposais ne débouchaient pas sur grand-chose.

Jusqu’au moment où je lui ai demandé de me parler en détail de sa vie de couple. C’est alors qu’elle m’a décrit un mari complètement tyrannique, la maintenant dans un rôle de femme de ménage à peine élargi, qui, après avoir détourné tout son patrimoine, ne lui donnait de l’argent qu’euro par euro. Bref, la maintenant dans un état de dépendance et de dévalorisation permanent… Et y prenant visiblement du plaisir…

Vous vous dites : « encore une fois, il a trouvé la clef du problème et c’est surement quelqu’un de super. La preuve c’est qu’il le dit lui-même… mais quel est le rapport avec la choucroute ? ».

Et bien pas du tout… J’ai ramé comme un malade…

Pendant les deux séances suivantes j’ai tenté de lui proposer des stratégies, douces et moins douces, pour « reformater » la vision qu’elle-même et son mari avait d’elle-même, et me suis rapidement heurté à un refus absolu de la part de la cliente.

Elle avait une idée de la relation de couple très édifiante, répondant à des valeurs d’harmonie, de discussion et de consensus librement adopté, appuyées par une piété religieuse importante. Elle ne voulait, ne pouvait, remettre cela en cause, même temporairement, même en adaptant seulement la forme d’expression desdites valeurs. Ses valeurs avaient beau être à l’opposé de celles de son mari, elle voulait persister dans une démarche qui était interprétée par celui-ci comme un manque de force et d’indépendance et justifiait donc qu’il la maintienne en servitude.

Je lui ai donc dit que je ne pouvais l’aider à résoudre son problème tant qu’elle refusait de s’attaquer à ses causes et que cela n’avait peut-être pas d’utilité qu’elle continue à me voir.

A ma grande surprise, elle a quand même insisté pour que nous poursuivions nos séances. Elle est donc venue me revoir régulièrement, malgré la conclusion, toujours la même, qui intervenait à la fin de chaque séance.

Puis, un jour, elle est arrivée tellement mal dans sa peau, que je n’ai pu m’empêcher de la réattaquer sur le sujet. Elle m’a dit qu’elle n’avait jamais été aussi mal et être prête à tout pour que cela change.

A partir de ce moment-là, nous avons pu entamer un travail efficace sur l’estime de soi, sur l’affirmation de soi et sur l’emploi de valeurs d’unité appropriées pour combattre les comportements de son mari.

Ce travail a, certes, provoqué certains remous dans la vie du couple, ce qui a également nécessité une opiniâtreté dans la démarche malgré les inconforts certains rencontrés, mais a permis de modifier des rapports mortifères entre deux personnes.

Cette femme, en étant capable de remettre en question des comportements inadéquats, bien qu’issus de belles valeurs, a pu retrouver une forme d’estime d’elle-même, un sens à sa vie, une relative harmonie dans son couple et à se sevrer. En la matière, le combat n’est pas encore totalement achevé, mais les augures sont bons…

Pendant longtemps, cette femme a préféré avoir raison qu’être aimé, sans se rendre compte qu’elle pouvait avoir les deux…

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