La retraite arrive ! On se dit que l’on va enfin pouvoir se reposer, vivre à son rythme, ne faire que des activités qui plaisent. Bref, la belle vie !

On a tellement de livres en retard à lire ! Tant de voyages que l’on rêve de faire et qui deviennent enfin possibles ! Et puis les petits enfants dont on va enfin pouvoir profiter !

PROFITER !!!!

Combien de fois ai-je entendu ce discours, tant dans mon ancienne vie de la part de dirigeants de PME qui vendaient leur affaire, que durant toutes ces années en coaching de vie…

Et à chaque fois cela me glace le sang… car j’y vois un futur dépressif qui s’ignore, et cela se vérifie quasi immanquablement.

Je m’explique. Pour moi, sur le sujet de la retraite, il existe deux types de personnes : les personnes qui ont travaillé principalement pour subvenir à leurs besoins et qui attendent la retraite depuis « toujours », et celles pour qui leur profession a été un environnement d’accomplissement (ou du moins de tentative d’accomplissement), qui se sont réalisés dans leur travail, ont acquis un statut social grâce à lui et ont le sentiment d’avoir, bon an mal an, réussi leur carrière.

Il me semble que, d’une manière ou d’une autre, la grande majorité des personnes entrent dans la deuxième catégorie. Et c’est à cette catégorie que s’adresse ce post.

Dès que l’on a eu le sentiment d’être utile à un groupe, à la société, à son environnement, que l’on a exercé un tant soit peu de responsabilité, c’est-à-dire que l’on a trouvé une place, à travers sa profession, dans l’immense puzzle de la vie, on appartient à cette seconde catégorie.

Vous travaillez pendant près de 40 ans, vous avez acquis une certaine reconnaissance sociale, avez la conviction d’avoir été utile, d’avoir acquis une expertise professionnelle certaine que personne ne pourra vous enlever. Bref, d’avoir une place dans la société qui correspond à la personne que vous êtes et non à la place que vous occupez dans votre profession.

Et puis, tout à coup, que vous le vouliez ou non, tout cela vous est enlevé…

Vous n’êtes plus dirigeant d’entreprise, ni cadre de Direction, ni chef d’équipe, ni avocat, ni médecin, ni expert reconnu, ni quoi que ce soit de valorisant. Vous êtes RETRAITÉ !

Vous avez peut-être eu l’honneur d’un pot de départ au cours duquel on a souligné toute l’importance que vous avez eu dans l’entreprise, vos collègues vous ont fait assaut de cordialité, voire d’attachement, ont affirmé qu’ils ne vous oublieraient jamais et vous avez promis de repasser leur rendre visite fréquemment…

Sans vouloir paraître cynique, vous sentez bien que tout ça, c’est du flan…

Le milieu professionnel est généralement tellement difficile, surchargé, il nécessite tant d’investissement personnel au jour le jour, que celui qui part à la retraite sort tout simplement de la partie. Il n’a plus d’utilité professionnelle pour les autres et est donc très vite oublié.

Une part majeure de votre vie, pour laquelle vous vous êtes battu pendant si longtemps et qui vous a tant apporté, ne signifie plus rien pour personne.

Vous devez faire face à deux problèmes : d’une part vous n’avez plus de statut social et, d’autre part, vous ne savez plus quoi faire de votre vie.

Et ne me ressortez pas le coup de la lecture, des voyages ou des petits enfants. Personne d’un tant soit peu exigeant, quittant une activité utile et enrichissante, n’a jamais trouvé un sens constructif à sa vie en lisant, en voyageant ou en pouponnant (et je ne dis pas que s’occuper d’enfants n’est pas utile et enrichissant…), si ces activités se limitent à cela. Qu’elles ne sont pratiquées que pour sa seule satisfaction personnelle, sans qu’on en fasse rien en aval.

Ce type d’activité ne justifient pas une vie. Or, il vous reste des décennies à vivre ! (du moins nous l’espérons tous).

Alors plusieurs choix s’offrent à vous, notamment :

. la déprime (qui peut fréquemment dériver vers une dépression nerveuse pure et simple, comme je l’ai constaté maintes fois). Vous devenez spectateur de la vie qui continue de se dérouler autour et indépendamment de vous,

. l’activité caritative, car c’est ce qui se fait… même si ça ne correspond pas tant que ça à vos aspirations…

. donner du sens à chaque instant de cette dernière partie de vie, car elle va durer !

 

Vous arrivez à la retraite, mais avez-vous l’impression d’être vieux ? D’avoir l’âge de vos artères ? D’être ce que les autres voient en vous : un retraité ? Ne vous sentez vous pas jeune dans votre esprit, même si certains désordres physiques marquent les années passées ?

Bref, êtes-vous prêt à repartir pour un tour dans une vie passionnante, libérée de certaines contraintes matérielles et susceptible de vous apporter une intensité positive que vous n’avez peut-être même jamais connu ?

 

 

Si un certain désarroi vous prend à l’approche de la retraite ou une fois celle-ci arrivée, ne laissez pas s’installer ce sentiment qui peut gâcher vos années futures.

Vous avez de l’expérience. Vous avez même peut-être un certain nombre de certitudes sur qui vous êtes et ce qui vous convient.

Cependant, si ce sentiment de désarroi vous étreint, c’est vraisemblablement que cette expérience et ces certitudes pourraient être avantageusement enrichies d’éléments nouveaux vous ouvrant des horizons ignorés.

Je me souviens, avec regret, de ne pas avoir été assez bon avec un ex-cadre Dirigeant de haut niveau dans un grand groupe, qui, jeune retraité, venait me voir (sur la demande de sa femme) parce qu’il devenait alcoolique.

Son analyse était simple : il buvait non pas par amour de l’alcool, mais par désœuvrement. Il suffisait qu’il trouve une activité et il arrêterait de boire…

Il disait savoir parfaitement qui il était (il s’identifiait encore par les fonctions qu’il avait occupées dans sa brillante carrière), mais n’avait simplement pas encore trouvé une activité qui lui convienne.

Face à ses certitudes, j’ai tenté de lui suggérer que, si depuis près de deux ans il ne trouvait rien à faire, peut-être cela signifiait-il qu’il y avait une réflexion à mener sur ses aspirations profondes, sur le sens qu’il donnait désormais à sa vie, sur ce qui était susceptible de le motiver réellement…

Je n’ai visiblement pas su trouver les bons mots, car je n’ai eu droit en retour qu’aux regards condescendants de la personne qui sait, face à, si ce n’est un imbécile, du moins quelqu’un qui ne comprend rien au problème.

Pourtant, si vous cherchez depuis des années une occupation, que vous ne la trouvez pas (que vous vous mettiez à boire ou non), il y a une forte probabilité pour que vous la cherchiez de moins en moins activement. Vos pistes de recherche s’épuisent, la déprime s’installe et, de ce fait, vous avez de moins en moins d’énergie pour mener à bien votre recherche.

Vous êtes tombé dans le piège de la retraite…

L’alternative est d’accepter de vous enrichir, de vouloir encore évoluer. Ce n’est pas parce que vous êtes à la retraite que vous n’avez plus de challenges à relever, que votre évolution est terminée.

Vous n’êtes plus celui qui occupait une fonction valorisante qui suffisait à vous définir. Votre évolution ne prendra fin que le jour où vous ne serez plus, et ce n’est pas demain la veille !

Si la déprime s’annonce, c’est peut-être que vous n’avez pas encore effectué de travail de développement personnel.

C’est tout à fait habituel. Trop occupé par nos impératifs professionnels et familiaux, nombre d’entre nous ne s’intéressent au problème qu’à partir du moment où il se déclare de façon pressante.

Mais il n’est pas trop tard ! Faites-vous accompagner.

 

Trouver des voies d’évolution, c’est commencer par définir ce qui vous motive.

Vous ne trouvez pas d’activité concrète qui vous motive ?

Commencez par définir les valeurs de vie qui vous sont essentielles.

Entrainez-vous à les pratiquer avec exigence dans votre environnement actuel pour les mettre à l’épreuve et apprécier si elles sont réellement de nature à vous épanouir (disposer du mode d’emploi vous aiderait sans doute sensiblement et vous ferait gagner du temps, d’où l’accompagnement…).

N’importe qui peut faire ça. Il suffit de prendre conscience de vos valeurs et de vouloir les mettre en pratique de manière consciente, au plus haut niveau, le plus intensément que vous soyez capable de faire.

Une fois cela fait, imaginez une activité, non pas qui soit en relation avec votre expérience professionnelle passée ou par devoir, mais qui vous permette de mettre en pratique les valeurs de vie que vous aurez retenues après la première expérimentation.

C’est une démarche qui n’est pas forcément familière à tout le monde et c’est pour ça qu’il peut être utile de se faire accompagner.

En tout état de cause, si vous pensez que la retraite n’est qu’une période de vacances, si vous pensez que le mot « profiter » va suffire à remplir votre vie, ou même si vous vous dites qu’on verra bien plus tard si le problème se pose, vous êtes en risque.

La retraite peut être un enfer ou une période d’épanouissement sans précédent. Penser à la préparer intelligemment permet de vivre la seconde version. L’enjeu est important !

 

 

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