5 façons d’échouer en développement personnel et leurs remèdes

Avec la quantité de blogs, de livres, de coaches en développement personnel et de conférenciers parlant tous de développement personnel, on pourrait supposer que le sujet est compliqué.

Pourtant, ce n’est pas vraiment le cas et la plupart des problèmes que l’on rencontre en matière de développement personnel entrent dans une (ou plusieurs) des cinq catégories suivantes.

1 . Ne pas comprendre ses valeurs de vie

Je peux me tromper, mais je ne pense pas avoir jamais auparavant mentionné l’importance des valeurs de vie dans le développement personnel. En tout cas, pas cette semaine, c’est sûr.

Pour paraphraser je ne sais plus qui (qu’il me pardonne ma mémoire défectueuse…) : « Certaines personnes pensent que les valeurs sont une question de vie ou de mort ; je pense qu’elles sont plus importantes que cela ».

Si vous ne connaissez pas vos valeurs de vie, vous jouez à pile ou face pour prendre chaque décision majeure et beaucoup de décisions mineures dans votre vie.

Si cela ne vous effraie pas assez, vous ne comprenez pas, non plus, ce qui vous motive, pourquoi vous êtes parfois bloqué et pourquoi vous admirez certaines personnes alors vous vous sentez clairement rebuté par d’autres.

Le remède : travaillez un peu.

Le plus simple et efficace, évidemment, c’est de faire un travail avec un coach en développement personnel, mais si vous préférez ne pas dépenser d’argent, posez-vous la question :

Qu’est-ce qui est important pour moi qui me permette, en même temps, d’entretenir le lien à l’autre ? Rien ? OK, vous n’êtes pas fait pour lire la suite de ce post.

Sinon, ensuite, quand vous obtenez la réponse, demandez-vous :

« Qu’est-ce que cela m’apporte ? »

Répétez l’opération jusqu’à ce que vous disposiez d’une liste de vos valeurs de vie.

Même si vous n’avez pas une compréhension complète des conflits de valeurs, des logiques de systèmes de valeurs et des stratégies d’utilisation des valeurs de vie, vous serez toujours dans une position plus avancée qu’environ 95% de la population en termes de conscience de soi.

2 . Croire en vos croyances

Vous l’aurez compris, le titre est un peu provocateur… à dessein. Le vrai titre devrait, sans doute, se rapprocher davantage de : « ne pas remettre en cause vos certitudes ».

Deux personnes ont une discussion : l’une dit qu’elle sait que la loi de l’attraction existe, et l’autre dit qu’elle sait que Dieu existe… Trois possibilités :

1/ elles peuvent toutes les deux avoir raison

2/ elles peuvent toutes les deux avoir tort

3/ l’une peut avoir tort et l’autre raison

En revanche, aucune ne peut fournir une preuve tangible de son affirmation. L’une comme l’autre de ces croyances peuvent évoluer dans l’esprit de celui qui l’affirme.

Alors, si un coach de vie ne peut pas faire la différence entre une croyance et un fait, comment diable va-t-il repérer les croyances auto-limitantes de ses clients ?

Et oui, avant que vous ne le disiez vous-même, ma vision des valeurs et de leur importance est une croyance, ce n’est pas un fait… quoi que…

Le remède : Il est temps de faire de la dénonciation

En bref, vous devez constamment remettre en question vos croyances. Cherchez des preuves contraires pour les ébranler plutôt que de soutenir des opinions subjectives qui les figent, comme la plupart des gens le font.

Les certitudes, tout comme les croyances, sont évolutives, perfectibles. L’admettre c’est s’ouvrir à la progression et aux autres.

C’est la quintessence de la croissance et de l’ouverture d’esprit, qui sont d’ailleurs des valeurs importantes pour de nombreuses personnes.

3 . Laissez la peur régner sur votre vie

Votre cerveau est conçu pour être plus conscient du danger que de la récompense.

En matière d’évolution, cela a tout son sens : ignorer que ce bruit de brindille rompue, juste derrière vous, pourrait être provoqué par un énorme tigre à dents de sabre, peut entraîner la mort immédiate, alors que ne pas parvenir à attraper un mammouth signifiait juste que vous auriez faim pendant un peu plus longtemps.

Cependant, il y a une grande différence de danger entre avoir peur du serpent à sonnettes qui vient de se glisser sous votre lit et demander à votre patron quelques jours de repos parce que vous avez besoin de recharger vos batteries. Certaines peurs sont justifiées, mais la majorité d’entre elles sont artificiellement construites et nous limitent.

Le remède : Laissez partir la peur

Je suis désolé, c’est une blague et un hommage à une chose qui m’a bien fait rire sur un blog de développement personnel.

Je ne me souviens pas où je l’ai lu, mais en gros, la substance était la suivante :

« Vous devriez laisser partir votre peur. Certaines personnes disent que ce n’est pas si facile, mais ça l’est vraiment, laissez-la simplement tomber »

J’avais envie de trouver un alligator affamé (je n’ai pas encore résolu la question de savoir où trouver cet alligator…) et de l’emmener chez le gars.

Puis, quand il ouvrirait la porte, j’aurais libéré la bête en lui criant. « L’alligator te lâchera quand tu lâcheras ta peur ! »

Il y a plusieurs façons d’aborder et de gérer la peur. Habituellement, la méthode la plus efficace consiste à vous exposer progressivement aux choses qui vous effraient.

Éviter les choses qui génèrent des craintes ne fait qu’augmenter la peur quand vous avez à les affronter.

4 . Etre perfectionniste

En toute honnêteté, j’aurais pu placer le perfectionnisme dans la catégorie de la peur, car qu’est-ce que le perfectionnisme sinon la peur de ne pas être assez bon ?

Mais ça n’aurait plus fait que « 4 raisons d’échec en matière de développement personnel », ce qui a nettement moins de gueule.

Si vous vous obnubilez sur le fait que tout ce que vous faites doit atteindre la perfection avant de pouvoir l’accepter, non seulement vous êtes condamné à n’accomplir que très peu de choses dans votre vie, mais vous êtes également condamné à observer les non-perfectionnistes triompher autour de vous.

Cela fait un certain nombre d’années que je me sers effectivement de la méthode que j’ai mise au point pour travailler sur les valeurs de vie avec mes clients. Au début, elle était clairement moins complète et efficace qu’actuellement. Mais je n’aurais pas pu l’améliorer sans m’en servir en conditions réelles.

De même, l’autre jour, une personne qui voulait devenir coach en développement personnel m’a appelé pour me demander des conseils. Elle avait 26 ans, avait déjà appelé un autre coach pour avoir ses conseils et ce dernier lui avait affirmé que cette profession est réservée à des personnes qui ont une grande expérience et donc un âge certain. Du coup, la personne était un peu démoralisée face à son projet.

Je lui ai dit que je n’avais pas la même vision des choses et que, s’il est vrai que l’expérience nourrit la richesse de l’accompagnement d’un coach en développement personnel, cela ne signifie absolument pas que l’on ne peut aider qui que ce soit sans disposer de 500 ans d’expérience personnelle.

On aidera des personnes différentes, d’une façon différente, mais les besoins sont tellement vastes que chaque bonne volonté est bonne à prendre. J’ai moi-même commencé il y a 27 ans et, si je ne pratique pas de la même manière que ce fut le cas à l’époque, j’ai le sentiment d’avoir aidé de nombreuses personnes, même au cours des premières années.

Prenez conscience que chaque personne que vous admirez a échoué à de nombreuses reprises dans sa vie, pourtant vous l’admirez toujours.

Si vous êtes un perfectionniste, ne pensez-vous pas qu’il est contradictoire d’accepter les imperfections des gens que vous admirez, alors que vous trouvez les vôtres inacceptables ?

Le remède : faites quelque chose de ridicule

Entrez dans un supermarché et demandez le département d’autruche.

Demandez à votre dentiste s’il verrait un inconvénient à jeter un coup d’œil à l’ongle incarné que vous soupçonnez avoir au pied.

Bref, faites quelque chose d’idiot (mais pas méchant) en liaison avec les autres et constatez que vous n’en mourez pas…

Faire ce genre de chose augmente votre rythme cardiaque, peut créer de l’anxiété et débouche, par la suite, sur un sentiment incroyable de liberté.

5 . Etre une victime

Si vous pensez que la vie est une conspiration contre vous, vous êtes une victime.

Si vous pensez que la vie est injuste et que cela vous dérange, vous êtes une victime.

Si vous pensez que votre patron vous déteste, vous êtes une victime.

Si votre humeur est dictée par la façon dont les autres agissent envers vous, vous êtes une victime.

Nous adoptons presque tous la mentalité d’une victime à certaines occasions, des événements comme la mort d’un être cher, les maladies graves ou les abus physiques ou verbaux sont des raisons raisonnables de le faire.

Mais c’est seulement justifié pendant de courtes périodes.

Certaines personnes ne s’affranchissent jamais de cette façon de penser. Ils voient un monde sur lequel ils n’ont aucun contrôle et ça les effraie.

Attention, penser que nous ne contrôlons pas le monde n’est pas une croyance limitante, mais il faut savoir que nous avons tous le contrôle de la façon dont nous pensons aux choses que nous ne pouvons pas contrôler (vous suivez ?).

Être victime peut conduire à une faible estime de soi, à une impuissance permanente et à la dépression.

Le remède : obtenez une prise sur la réalité

Je vous conseille, si vous lisez l’anglais, de lire un très bon livre sur le développement personnel : « Mans Search For Meaning » par Victor Frankl.

Lisez-le.

Puis relisez-le.

Puis relisez-le encore.

Si, après la troisième lecture, vous pensez toujours que votre vie est glauque et démoralisante, faites-vous accompagner par un coach de vie. Il devrait vous permettre de réaliser la démarche nécessaire pour que vous trouviez le sens que vous souhaitez donner à votre vie.