L’une des choses importantes à savoir pour vivre heureux est qu’un problème ne se résout jamais au niveau auquel il se pose.

Lorsqu’un problème sérieux surgit, que ce soit dans votre vie personnelle ou dans vos activités professionnelles, le premier enjeu n’est souvent pas de lui apporter une solution immédiate, mais de comprendre son origine.

Un collaborateur vous accuse de harcèlement moral. Est-ce parce que vous lui manquez continuellement de respect et de considération dans son travail ou est-ce parce qu’il poursuit un objectif plus personnel ?

Votre conjoint se plaint de façon permanente que vous rentrez du travail trop tard le soir. Est-ce parce qu’il désire simplement votre présence à la maison dans un créneau horaire précis ou est-ce parce qu’il a besoin que vous vous occupiez mieux de lui ?

Selon les réponses apportées à ces questions, les solutions à mettre en place seront totalement différentes et le champ du possible étendu ou restreint.

Or, qu’est-ce qui permet de remonter aux causes les plus originelles d’un comportement ? La réponse est : vos valeurs de vie et la connaissance de celles de la personne en face de qui vous vous trouvez. Identifiez les valeurs en présence — les vôtres et celles de votre vis-à-vis — et vous trouverez une solution logique, efficace et la plupart du temps satisfaisante pour tout le monde.

L’intérêt de travailler sur ses valeurs de vie est simplement là : connaître les motivations profondes qui animent une personne, vous-même ou quelqu’un d’autre, de façon à être en mesure de réagir de façon constructive à une situation. Cela permet de résoudre facilement des conflits, quand il y en a, mais également de jouir plus intensément des moments d’harmonie, voire de les créer, par un accord en profondeur avec soi-même ou avec les autres.

Pour reprendre les deux exemples cités plus haut :

Un collaborateur vous accuse de harcèlement moral. Quelles sont les valeurs de vie les plus élevées que vous mettez en action dans vos rapports avec lui ? L’efficacité ? Si oui, pourquoi ? A quoi mène le fait d’avoir l’efficacité comme valeur de vie ? En quoi cette valeur vous semble-t-elle être fédératrice ? Pour que l’entreprise se porte bien et continue à pouvoir vous nourrir, vous et tous les autres salariés ?

Faut-il alors conclure que, pour vous, se nourrir est une valeur de vie ? C’est une nécessité matérielle, certes, mais est-ce une raison de vivre ou simplement un moyen pour accomplir d’autres choses plus importantes ? Et si c’est un simple moyen pour accomplir plus, alors quelles sont vos ambitions, de quoi seriez-vous fier ? D’être reconnu par votre Direction comme quelqu’un de personnellement supérieur aux autres ou comme quelqu’un qui sait tirer le meilleur parti de ses collaborateurs ?

Selon la réponse que vous apportez, vous basculez dans un camp ou dans l’autre, dans celui de la séparation ou dans celui de l’unité. Le système de valeurs de vie diffère en fonction de votre choix, et les appuis dont vous êtes susceptible de bénéficier aussi…

Dans l’autre cas de figure du même exemple — je l’ai déjà vu en coaching en entreprise — il arrive qu’une personne soit accusée de harcèlement moral par un ou des collaborateurs qui souhaitent optimiser financièrement leur décision de quitter l’entreprise.

Le soi-disant harceleur n’y est absolument pour rien et se retrouve en position d’accusé et choqué par une situation dont il aura du mal à se dépêtrer. S’il n’est pas au clair dans son système de valeur, il pourra être profondément déstabilisé et vivre, lui-même, une forme de burnout. Le harceleur se retrouve alors en situation de harcelé par ceux-là même qu’il est censé harceler… Oui… enfin… Je me comprends…

En revanche, si « le harceleur » est au clair avec son système de valeur, non seulement il ne sera pas déstabilisé car parfaitement en cohérence avec ses motivations profondes, mais il sera à même de desceller, très en amont du problème, les valeurs réelles de ses détracteurs. Il pourra alors prendre les mesures de contre-feu nécessaires ou, s’il est déjà trop tard pour cela, confondre facilement ces derniers en mettant le conflit sur le terrain des valeurs de vie.

Dans le second exemple, votre conjoint se plaint de façon permanente que vous rentrez du travail trop tard le soir. Sa motivation est-elle seulement de vous savoir à la maison (comme je l’ai déjà vu dans un couple…), ou est-ce un déficit de qualité de la relation qui est ainsi stigmatisé ?

Dans le premier cas de figure, si votre système de valeur est bien en place, vous disposerez de tous les arguments constructifs nécessaires pour faire prendre conscience à l’autre de l’incohérence de ses exigences ; dans le second, vous serez à même de proposer des solutions qui ne passent pas forcément par une présence accrue chez vous (parfois les obligations peuvent être vraiment contraignantes), mais qui satisferont le besoin de votre partenaire d’avoir une vie sentimentale en cohérence avec ses valeurs fondamentales.

A ma connaissance, il n’y a pas de niveau de réflexion plus élevé que celui des valeurs de vie. Mettre un conflit sur ce terrain-là, aboutit soit à un affrontement inévitable si les protagonistes ont des valeurs de vie diamétralement opposées (mais c’est rarement le cas, car il est peu fréquent de rencontrer des personnes ayant délibérément choisi le camp de la séparation), soit, le plus souvent, à des solutions consensuelles gagnant-gagnant.

Trouver les motivations profondes qui sous-tendent un conflit et vous aurez immédiatement la direction vers laquelle aller pour trouver la solution.

Le coût de tout cela ? Si vous n’avez pas encore de système de valeurs bien en place, c’est éventuellement le coût d’un coach de vie qui vous accompagnera provisoirement dans votre démarche, et, sinon, c’est un peu d’humilité pour accepter de faire l’effort de comprendre les motivations des autres et de vous en préoccuper réellement.

Si vous vous attelez à cet objectif, vous verrez que, par rapport à l’efficacité et au bonheur générés, le coût est absolument dérisoire.

 

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