Aujourd’hui, permettez-moi un petit coup de gueule…

Pour rester « à la page », je lis régulièrement différents articles sur le coaching et sur le développement personnel. Ce faisant, je constate que la grande fierté de certains coaches, notamment outre Atlantique (entre autres choses la charte de l’IFC – Fédération Internationale des Coaches ; des gens très sérieux) est d’énoncer comme règle que le coach doit seulement poser des questions pour orienter son client, à l’exclusion de tout input direct.

Et de nombreux articles sur le coaching font écho à cette affirmation, leurs auteurs se gargarisant de ne faire que poser des questions.

Genre : je suis tellement fort qu’avec mes seules questions, je vais vous donner accès à des ressources que vous n’imaginez pas…

Je me demande si ces personnes se sont déjà retrouvées en face d’un client souffrant d’un cancer avancé, ou d’une dépression nerveuse destructrice, ou d’un burnout tenace, ou d’un désarroi complet face aux défis que lui propose la vie, ou de tout ce genre de choses qui rend la vie réellement et littéralement insupportable au quotidien.

Si vous voulez un interlocuteur qui ne fait que poser des questions, allez chez un psy. Le métier de coach, ou du moins la compréhension que j’en ai, est fondamentalement différent de celui du psy (et j’ai un grand respect pour ces derniers, à qui il m’arrive fréquemment d’adresser des personnes qui ont de réels besoins de comprendre comment elles en sont arrivées là).

La mission du coach, selon moi, est de vous prendre dans l’état dans lequel vous êtes et de vous accompagner vers un avenir meilleur… mais concrètement meilleur… et rapidement. Il ne s’agit pas de thérapies qui durent des années. Il s’agit de stopper la souffrance le plus rapidement possible et d’obtenir une amélioration presque dès la première séance.

J’aurais beaucoup de mal à assumer, je pense, que quelqu’un qui vient me voir entre chez moi souffrant et en ressorte dans le même état. Mon job, tel que je le conçois, est, à minima, de faire vivre un espoir raisonnable dès la première séance et, si possible, d’éloigner significativement la souffrance.

Pour ce faire, ne poser que des questions me semble inadapté. Bien sûr, je pose plein de questions sur la personne, sur sa vie, sa famille, son métier (quand elle a la chance d’en avoir un), etc. Mais ces questions sont destinées à définir la nature et la meilleure manière à employer pour permettre de faire en sorte que cette personne spécifique aille bien et ressorte de chez moi gonflée à bloc.

Laisser les coachés trouver par eux-mêmes l’ensemble des solutions à leurs problèmes en leur posant de « judicieuses questions », c’est bien, mais s’ils n’ont pas en eux les ressources nécessaires pour trouver rapidement l’issue de leurs souffrances, on fait quoi ? On les laisse souffrir tranquillement ? En étant assez content que cela prenne du temps, car la facturation suit…

Alors, peut-être les coaches ardents défenseurs du questionnement exclusif me critiqueront pour cette position : ma façon de procéder inclue le questionnement, mais pas seulement.

Je ne parlerai pas de la première rencontre (gratuite) durant laquelle je pose mille et une questions pour faire connaissance avec la personne et pour fixer des objectifs aussi clairs que possible, mais des séances de travail réel qui interviennent à la suite de cette première rencontre (même s’il m’est arrivé un certain nombre de fois de permettre à la personne de résoudre son problème dès cette première rencontre et de ne plus avoir besoin de la suivre ensuite).

Chaque personne génère, évidemment, un travail spécifique et différent selon chacune, mais la structure de la série de séances suit généralement un schéma identique : les trois ou quatre premières séances sont divisées en deux parties : la première dans laquelle, en prenant comme support l’objectif déterminé lors de la première rencontre, je vais apporter à la personne une vue différente de son problème. Cette vue sera en rapport avec sa vision de ses valeurs de vie, induisant une interprétation de ce qu’elle vit à l’aune de ces dernières.

En la matière, il s’agit de développer la dimension spirituelle de la personne. En indépendance complète de toute vision religieuse, c’est-à-dire de manière totalement laïque (j’insiste là-dessus !), mon objectif est de donner un meilleur accès au coaché à sa propre dimension spirituelle personnelle.

Mon coaching étant basé sur la complémentarité des trois dimensions humaines (matérielle, psycho émotionnelle et spirituelle), il est destiné à donner accès directement à des ressources souvent latentes, mais constitutives de la personne, donc facilement accessibles.

Encore faut-il être accompagné un minimum ! Pour apprendre à marcher, la plupart d’entre nous ont été aidé par des adultes. Pour apprendre à lire et à écrire, il a bien fallu que quelqu’un nous dise comment faire.

Ça ne présuppose pas de la manière dont vous vous êtes approprié cet apprentissage. Vous êtes peut-être devenu un champion de marathon ou restez dans un fauteuil toute la journée ; vous avez peut-être lu l’ensemble des œuvres de la Pléiade, ou vous lisez exclusivement des magazines de philatélie. 

Votre choix quant à l’utilisation de l’acquis vous est propre, et même vous n’avez retenu et emmagasiné que ce qui vous convenait, si ça vous convenait, mais vous avez progressé.

Donc, dans une première série de séances, le principe que j’applique est celui de l’irrigation. C’est-à-dire que j’ouvre un maximum de portes au coaché, tout en restant dans le sujet de l’objectif initial. J’irrigue donc et regarde ce qui pousse ; c’est-à-dire ce que la personne retient et la manière dont elle interprète ce qu’elle a entendu (je demande de ne pas prendre de notes).

La mémoire et l’interprétation qui restent génèrent alors un certain nombre de questions de part et d’autre, et ces questions permettent de faire avancer la personne sur sa propre voie.

Mais, si vous voulez un coaching constitué seulement de quelques questions de ma part et de longs monologues de votre part, ne venez pas me voir. Chez moi, la relation prend la forme d’un dialogue équilibré et constructif.

Alors, peut-être ne corresponds-je pas à la définition de coach de l’IFC, mais la personne qui vient de sortir de chez moi (je me suis interrompu dans ma rédaction présente après l’avant dernier paragraphe pour une séance de coaching de vie) est arrivée en larme et vient de repartir apaisée et optimiste. Elle dispose d’un programme concret, qu’elle a validé comme étant de nature à progresser vers la solution de ses problèmes.

Pour arrêter la souffrance et construire le bonheur, peu importe la voie, pour moi seul le résultat compte.

Est-ce que je m’énerve pour rien… ? Possible…

 

 

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