Je viens de lire quelque chose qui me semble sérieusement étudié et qui parait toutefois difficilement croyable. Je vous livre l’information :

 

Douze mois après l’événement (et parfois même seulement six mois après), une personne paralysée par un accident de la route n’est statistiquement pas moins heureuse qu’une personne qui a gagné à la loterie le même jour que ledit accident.

 

Vous êtes vraisemblablement dubitatif et je peux le comprendre car, à un niveau instinctif, cela n’a aucun sens.

 

Votre point d’équilibre du bonheur

 

Cependant, nous avons tous ce que nous appelons un point d’équilibre du bonheur et, alors que nous pouvons parfois dépasser ce point en raison de circonstances extérieures favorables, nous pouvons également tomber en dessous lorsque l’adversité se manifeste.

 

Néanmoins, nous avons tendance à revenir sans cesse au même niveau.

 

Comme je vous l’ai déjà dit :

50% de votre bonheur dépend de vos gènes.

40% sont attribuables à votre attitude.

Ce qui signifie qu’un petit 10% seulement est dû à votre environnement. Cela inclut votre lieu de résidence, votre salaire, votre conjoint (ou non) et la taille de votre voiture.

 

Il n’est pas surprenant que la plupart des gens essaient de jouer sur les 10%, car il est logique de penser que c’est là où l’on aura le plus facilement un impact, même si ce n’est pas vrai.

 

Cette approche ne fait, en effet, que nous mener vers l’hédonisme, qui implique que nous ayons besoin de plus en plus de « choses » externes pour maintenir l’illusion de bonheur que nous nous vendons à nous-mêmes.

 

Si notre environnement était le plus grand contributeur à nos niveaux de bonheur, il n’y aurait que peu de gens heureux dans les pays pauvres.

 

Il n’y aurait pas non plus de malades joyeux, pas de sans-abri joyeux et pas de chômeurs joyeux.

 

Bien entendu, il existe de nombreuses exceptions à cet état de fait, notamment en raison de l’attitude des personnes concernées.

 

En tant qu’humain, vous avez une capacité immense à vous adapter aux situations.

 

Vous vous adapterez à une augmentation de salaire de 20% en quelques semaines, mais vous vous adapterez également à une réduction de salaire de 20% dans un laps de temps identique.

 

Vous vous adapterez à une maladie grave et à une rupture sentimentale.

 

Vous vous adapterez à un climat totalement différent et plus hostile, et même à ce que l’on vous dise que vous ne pouvez plus manger de sucre pour le restant de vos jours.

 

Il n’y a rien sur terre (sauf peut-être les moustiques) qui ait une capacité d’adaptation aussi forte que la vôtre

 

Vous êtes, dans les faits, une force de la nature quand il s’agit de votre immense capacité à vous adapter et à faire face à toutes les difficultés que vous réserve la vie.

 

En fait, vous avez déjà surmonté toutes les difficultés que la vie vous a destinées et qui font désormais partie de votre passé.

 

Mais vous continuez à penser que vous ne pouvez pas gérer telle ou telle situation négative ou que vous ne pouvez pas faire face à tel ou tel incident.

 

Et pourtant si, vous le pouvez.

 

Peut-être ne le voudriez-vous pas, ou ne voudriez pas avoir à le faire, mais ce n’est pas la même question.

 

Si ou quand les choses se gâtent, vous parvenez à faire face à la situation et c’est important de vous en rappeler lorsque vous devez affronter une crise.

 

Ce que pour quoi vous n’êtes pas très doué

 

En matière d’adaptabilité, comparé à vous, le plus fort des caméléons peut aller se rhabiller (ça tombe bien, c’est sa spécialité !). En revanche les caméléons ont des capacités dont vous ne disposez pas.

 

Ils peuvent passer une journée horrible sur le front du gobage de mouches, rentrer chez eux ce soir-là et l’oublier – vous, vous ne pouvez pas.

 

Ils peuvent avoir une dispute violente avec leur partenaire pour savoir qui gardera la branche la plus confortable, puis aller boire l’apéro avec des amis et l’oublier – vous, vous ne pouvez pas.

 

Et on peut leur dire que cette couleur leur grossit le derrière sans qu’ils n’y prêtent attention – vous, vous ne pouvez pas.

 

Les bestioles ont une capacité à compartimenter leur vie que nous ne possédons pas.

 

Dans ma pratique de coach de vie, de nombreux clients viennent me voir avec une vision très précise du problème sur lequel ils souhaitent travailler (je remarque d’ailleurs que plus la personne a un niveau hiérarchique professionnel élevé, plus il pense savoir avec exactitude la nature de son problème… et comment le résoudre).

 

Ils se projettent dès le départ dans leur vision du problème résolu, à leur manière, et n’acceptent pas toujours facilement une vision extérieure qui décrypte les choses d’une manière différente.

 

Il est, en effet, frustrant et vain de passer du temps à aider un dirigeant d’entreprise à faire face à son stress au travail, alors que la véritable cause est une relation sentimentale qui part en vrille.

 

Ou aider quelqu’un à créer sa propre entreprise alors que la véritable raison pour laquelle il veut le faire ne tient pas à un désir intrinsèque profond, mais à la nécessité de prouver à un collègue de travail, ou à son patron, qu’il avait tort dans son appréciation du potentiel de l’impétrant.

 

Si vous rencontrez des problèmes familiaux, ils auront une incidence sur votre vie professionnelle, même si vous n’en êtes pas conscient.

 

Si vous êtes maltraité au travail ou si vous faites un travail qui ne vous plait pas, il est quasiment impossible pour vous d’empêcher que cela n’ait de répercussions sur votre famille et sur votre vie sociale.

 

Bien sûr, certaines personnes sont plus douées que d’autres pour compartimenter les choses, mais presque personne n’en est capable de façon totale.

 

L’approche holistique

 

Je ne prends donc pas ce qu’un client me dit au pied de la lettre.

 

Non pas parce que je ne le crois pas, mais parce que je sais qu’il peut facilement ne pas distinguer les tenants et aboutissants de son problème.

 

J’adopte une approche holistique du coaching de vie, et c’est la raison pour laquelle mon processus de valeurs de vie est si essentiel dans ce que je fais. Il permet de mettre en exergue certains problèmes des clients que ceux-ci ignorent parfois.

 

Si vous faites un travail que vous détestez et qui vous stresse, vous devez vraiment réfléchir à vous en libérer le plus rapidement possible.

 

Si vous êtes dans une relation abusive (physique ou mentale), vous devez vraiment réfléchir à vous en libérer le plus rapidement possible.

 

Et si vous vous trouvez dans une situation qui nuit à votre santé physique et / ou mentale, vous devez vraiment réfléchir à vous en libérer le plus rapidement possible.

 

De tels propos peuvent vous sembler inquiétant, et honnêtement, je le comprends.

 

Renoncer à un travail bien rémunéré, à une relation à long terme ou à toute situation qui fait partie de votre zone de confort n’est pas chose facile.

 

Heureusement toutefois, vous êtes une machine de guerre d’adaptation et vous ne vous contenterez pas de gérer la situation, mais vous réussirez à en bénéficier. Souvenez-vous de cela à tout moment.

 

Vous allez faire face et vous allez réussir. C’est comme ça que la vie fonctionne.