Pardon de partir, une fois encore, de ma pratique pour débuter un post, mais elle reste un pourvoyeur de sujets d’articles relativement pertinent, selon moi, même si leur introduction peut paraître répétitive.

Cela dit, vous savez que, lorsque l’on travaille en coaching de vie, on aborde des sujets de fond, importants, d’une manière et avec des concepts qui ne sont pas toujours familiers au coaché.

C’est pourquoi, lorsque je commence un travail avec un client (je vous l’ai déjà dit dans un autre post, je sais…) au cours de la première rencontre gratuite, qui permet de déterminer si on a envie de travailler ensemble et de quelle manière, je dis à peu près systématiquement à la personne : si, au cours de nos séances, je vous dis que la terre est carrée et que vous me répondez : « non », on arrête de travailler ensemble. De même, si je vous dis que la terre est carrée et que vous me répondez : « oui », on arrête aussi de travailler ensemble.

Cette mise en garde peut paraître un peu théâtrale dans le cadre de sessions de coaching, elle me semble néanmoins absolument nécessaire à plusieurs titres, car elle est destinée à :

 

1 . conserver un point d’attention permanent sur le libre arbitre du client et préserver sa non-dépendance, de façon à ce qu’il soit toujours conscient du fait que ses choix lui appartiennent.

Le travail en coaching de vie vise à fournir les éléments nécessaires au client pour lui permettre d’augmenter sa propre autonomie sur la durée, et non pas d’ingurgiter les certitudes de quelqu’un d’autre. La valeur et l’importance du travail réalisé n’ont de sens que si ce dernier est relayé par une personne en pleine possession de ses moyens.

Si cette personne adopte un concept qu’elle ne comprend pas ou que sa raison refuse de valider, elle ne pourra que le dénaturer dans sa mise en pratique. Le résultat concret ne sera donc pas au rendez-vous et le travail n’aura servi à rien.

Il est donc primordial que le client conserve, à tout instant, sa liberté et son indépendance de façon à être en mesure de mobiliser toutes ses ressources propres pour se positionner par rapport au travail effectué. Les ressources des moutons sont respectables, mais différentes de celles des êtres humains, et le travail en coaching de vie est un travail qui s’adresse à un humain, pas à un mouton.

 

2 . indiquer au client une forme de raisonnement à adopter pendant les séances de coaching qui l’oblige à accepter de sortir de sa zone de confort.

Vous pourrez être choqué par les termes : « l’oblige à accepter… ». Toutefois, si le coaché doit être en pleine possession de ses moyens, donc de son indépendance, comme dit précédemment, il vient me voir pour que je lui fournisse, en tant que coach de vie, des moyens complémentaires, destinés à lui apporter un appui dans la résolution de ses problèmes ou dans sa volonté d’évolution.

Or, nombre de conflits et de problèmes viennent, non pas d’une opposition de valeurs, mais d’une incompréhension sur les intentions, la conscience ou la forme adoptées pour aborder un sujet.

Prendre position sur quelque chose, aussi absconse que cette chose puisse paraître de prime abord, sans valider que notre compréhension est bonne par rapport à ce que souhaite signifier l’autre, mène inévitablement à des incompréhensions, des rejets et des pertes de temps source de conflits et d’appauvrissement.

Il me semble donc, à ce stade, nécessaire de valider, avec le futur coaché, le fait que la démarche dans laquelle il entre va nécessiter, de sa part, un effort de compréhension d’éléments répondant à une logique nouvelle et complémentaire par rapport à celle qu’il a l’habitude de pratiquer.

Le coaché pourra être surpris, amusé, choqué, agacé par certains aspects du travail à réaliser. Ce n’est, toutefois, qu’à l’issue d’une démarche de compréhension qu’il sera en mesure d’adhérer, de refuser ou d’adapter à sa manière les éléments qui lui auront été proposés.

 

3 . habituer le coaché à adopter une attitude de curiosité par rapport à la différence, lui inculquer un réflexe d’accueil bienveillant de ce qu’il ne comprend pas plutôt que de rejet a priori.

Si nombre de conflits trouvent leur source dans l’incompréhension, l’incompréhension elle-même provient souvent du manque de curiosité.

Avoir l’envie et les moyens de découvrir l’autre est souvent ce qui manque le plus au personnes qui viennent me voir. Vivant une fragilité personnelle, celles-ci appréhendent le contact avec l’autre comme un danger potentiel menaçant leur intégrité.

Dans ces conditions, elles ne souhaitent pas aller vers la découverte de l’autre, elles ne peuvent donc pas le comprendre et vivent des conflits inutiles et destructeurs. Le refus d’aller vers un danger hypothétique les mène droit à l’affaiblissement qu’elles souhaitaient éviter.

A l’autre extrémité du spectre se situent les personnes qui se considèrent comme fortes, dominantes, disposant de vérités indiscutables, qui condescendent à enrichir les autres de leurs lumières, mais n’envisagent pas une minute de s’enrichir de l’autre. Le fait est que ces personnes-là ne viennent jamais me voir pour les aider à travailler sur elles-mêmes…

Dans un cas comme dans l’autre, être curieux de la différence peut se révéler comme un moyen salutaire pour sortir de l’immobilisme et parvenir à évoluer positivement vers la meilleure version de soi-même.

 

4 . inciter à la tolérance, afin de pouvoir s’enrichir de la différence. Vous m’avez vu venir… On ne s’enrichit jamais de la similitude. Éventuellement on s’y repose, à la limite on s’y ressource, mais on ne s’en sert jamais comme vecteur d’évolution (sauf si, à un moment donné, on est tellement saturé de similitude que l’on ne cherche plus qu’une seule chose : la variété…). 

Le sujet est que la différence n’est dangereuse que lorsqu’elle concerne les valeurs de vie. Dans tous les autres domaines, elle ne présente aucun danger réel et mérite d’être explorée pour l’enrichissement qu’elle recèle.

Alors pour explorer la vie en toute sécurité, vous l’aurez compris, il suffit de faire un travail sur ses valeurs de vie, pour les sécuriser en un ensemble cohérent. Vous pourrez alors évoluer sans crainte au milieu du bonheur et des adversités.

 

Préserver la liberté et l’autonomie, savoir quitter sa zone de confort pour comprendre, stimuler son envie par la curiosité pour, finalement, s’enrichir de la différence dont le monde nous fait cadeau. Tout cela fait partie des fondements de la démarche qui sous-tend la progression en travaillant avec un coach de vie.

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