L’un des aspects les plus importants de la PNL, et que presque toutes les techniques de « changement rapide » utilisent, est celui de l’état de rupture.

Supposons que vous naviguiez sur YouTube et que vous tombiez tout à coup sur la vidéo d’un chaton trop mignon qui joue avec une pelote de laine.

Alors que vous êtes assis à glousser, sans même vous demander pourquoi vous vous sentez si bien alors que vous n’avez rien fait de ce que vous vouliez faire, je me faufile derrière vous avec une grosse batte de base-ball en mousse.

Juste au moment où vous faites « replay » pour la 23ème fois, j’envoie la batte de toutes mes forces sur votre crâne, ce qui vous renverse de votre chaise et vous propulse sur le sol.

Et voilà ! Je viens de rompre votre état (et peut-être même votre crâne) et vous ne pensez plus au chaton, mais, « Putain ! Qui est ce taré que je n’ai jamais vu et comment est-ce qu’il est rentré chez moi ? »

Avec certains exercices tels que la technique « Swish Pattern », l’ancrage et les sous-modalités, il est crucial que vous rompiez votre état entre chaque étape et / ou tentative.

Mais il existe une autre façon d’utiliser les états de rupture dans le développement personnel qui peut être encore plus intéressante.

Imaginez que vous êtes en proie à une dispute vraiment violente avec quelqu’un que vous aimez.

Ça a commencé par un désaccord mineur comme c’est souvent le cas dans ce genre de circonstances, des cheveux laissés dans le lavabo par exemple, puis les mots brusques et les insultes se mettent à voler pendant que chacun se démène pour défendre sa position.

À ce stade, il est hautement improbable que l’un d’entre vous pense : « En fait, je préférerais être aimé plutôt que d’avoir raison ». Vous êtes tous deux occupés à vouloir « gagner » dans la situation.

Tout à coup le téléphone sonne et vous vous arrêtez tous les deux dans vos rages respectives et regardez le téléphone (votre état a été brisé).
Vous décrochez le téléphone et répondez prudemment, « Allo ? »

C’est un très bon ami dont vous n’avez pas entendu parler depuis longtemps et vous voulez vraiment avoir un maximum de nouvelles de sa part.

 

Qu’avez-vous fait ?

Je vais vous dire ce que vous avez fait : maintenant votre état a été brisé, vous êtes désormais libre de choisir un nouvel état plus approprié, alors vous le faites.

À cet instant, vous traversez un changement d’état si rapide et si transformationnel qu’un ethnologue Alien en pleine recherche sur les comportements humains en perdrait son latin (oui, bien sûr, comme tous les ethnologues, il parle latin).

En entendant l’autre voix, toute l’angoisse, l’agacement et l’amertume s’évaporent comme par magie.

Vous êtes juste passé de fâché, à prudent, puis à heureux en à peu près 2 secondes.

Qui a provoqué ça ?
Qui a décidé que vous alliez vous sentir mieux ?
Qui a mis cette intonation dans votre voix avec autant de facilité et de rapidité ?

Aussi étonnant que cela paraisse, ce n’était pas la Police de la Pensée et ce n’était pas vraiment magique, c’était simplement vous-même.

Vous avez décidé que vous ne vouliez plus vous sentir en colère et que l’autre personne n’avait pas à assister à votre prise de tête.

Vous avez fait un choix de la même manière que vous avez fait un choix pour déclencher la dispute de départ.

C’est incroyable, le fait que vous puissiez changer d’humeur en une fraction de seconde si vous le voulez vraiment ?

Alors, de quelle utilité ce post pourrait-il être ? Je me le demande…

En fait, de nombreuses personnes utilisent déjà l’état de rupture de façon instinctive quand une dispute s’annonce et qu’elles se dépêchent de changer de sujet en posant une question qui oblige l’autre à réfléchir pour répondre.

Pensez-y. Quand une situation désagréable pointe le bout de son nez, plutôt que d’y faire écho sachant que, mis à part un défoulement néfaste, rien de bon n’en sortira, utilisez l’état de rupture pour revenir à l’unité. Cela peut éviter bien des déconvenues.