Part 1 : l’utilité de l’épreuve

Je me lance dans une petite série de deux posts sur l’épreuve. Ils paraîtront, à nombre d’entre vous, comme de l’enfonçage de portes ouvertes. C’est dit et je l’assume.

Je le fais quand même car, dans ma pratique de coach de vie, je suis régulièrement, voire presque toujours confronté à des personnes qui n’ont pas la compréhension des épreuves qu’elles traversent (c’est d’ailleurs peut-être pour ça qu’elles viennent me voir…). De ce fait, leurs possibilités de déployer des stratégies gagnantes pour surmonter lesdites épreuves s’en trouvent fortement restreintes, leur efficacité et leur bonheur également.

Nous voudrions tous vivre une vie pleine et harmonieuse, à l’abri des épreuves qui nous secouent, nous fragilisent et font parfois si mal.

Malheureusement, ça ne marche pas comme ça. La vie humaine n’est pas faite sur ce modèle que nous souhaitons tous. En tout cas, pas sans effort et comme un effort est une forme d’épreuve…

A partir de là, si vous acceptez une vision de la vie humaine qui intègre l’épreuve comme la norme et la non-épreuve comme l’exception, vous êtes en droit de vous poser certaines questions :

A quoi ça sert de vivre si c’est fondamentalement pour être soumis perpétuellement à des épreuves ?

Suis-je bien armé pour faire face à ce que la vie me prépare ?

Existe-t-il une possibilité pour que j’arrive, un jour, à être simplement heureux ?

A l’appui de mon expérience (qui n’est pas synonyme de vérité universelle, j’en suis conscient), je vais essayer d’apporter quelques éléments de réponse à ces questions.

 

Pourquoi être confronté à la souffrance est la norme en matière de vie humaine ?

Je ne m’étendrai que brièvement sur cette question, car j’ai déjà donné dans ce post-ci, ainsi que celui-là des pistes de réflexion qui n’ont pas besoin d’être répétées ici.

Pour résumer, disons que la fonction de la vie humaine pourrait être de partir d’un point A à la naissance, pour arriver à un point B en fin de vie, B étant supérieur à A. Bref, la vie humaine serait destinée à l’évolution.

Lequel d’entre nous peut dire qu’il a vécu une période de sa vie sans aucun problème à l’horizon, sans aucune épreuve en cours, quels qu’ils soient : maladie, échéance à payer, dispute avec son conjoint, problème professionnel, trouver une place de parking pour sa voiture, etc. ? Alors, quelle est la norme réelle ?

Pourquoi ? Là, il faudrait s’aventurer sur le terrain de la spiritualité qui est l’affaire de chacun et c’est donc à chacun de trouver sa propre réponse. Vous avez trouvé la vôtre ?

Tout ça parce que, je pense que vous en conviendrez, à un certain niveau de conscience, il est plus facile d’évoluer quand on doit faire face à une épreuve que lorsque tout va bien dans le meilleur des mondes.

Une épreuve nous oblige, pour la surmonter, à nous remettre en cause, à développer des stratégies nouvelles, à faire appel à des ressources non ou sous-employées, donc à évoluer vers le meilleur (si possible…).

Donc, la mauvaise nouvelle est que, à niveau de conscience constant, votre vie risque fort d’être secouée par une succession d’épreuves désagréables, simplement destinées à faire sortir le meilleur de vous-même.

C’est un schéma d’une simplicité désarmante, qui n’a de justification que parce qu’il fonctionne empiriquement, tant dans son déroulement que dans les solutions à y apporter.

Pourquoi « solutions », si c’est la norme ? Votre objectif reste quand même d’être heureux, non ?

 

Suis-je bien préparé à vivre cette réalité ?

Si vous lisez ce post, c’est que vous êtes au moins intéressé par le sujet et donc que, si vous n’êtes pas forcément déjà bien préparé à cette réalité, vous êtes en chemin pour l’être.

Le schéma décrit précédemment n’est pas particulièrement novateur. Je dirais même que, consciemment ou inconsciemment, l’être humain l’a continuellement en tête. C’est ce qui le mène à appliquer différentes stratégies afin de satisfaire l’un de ses besoins primordiaux : le besoin de sécurité.

Certaines personnes y répondent par l’aisance matérielle (je ne parle pas du niveau de richesse nécessaire pour satisfaire d’autres besoins primordiaux, mais de celui qui n’est jamais réellement satisfait du fait de la peur de manquer), d’autres par le rejet de la différence (ostracisme, racisme, sexisme, etc.), d’autres encore par une prudence extrême qui les mène à une forme de paralysie de vie.

Les stratégies sont légions et il ne m’appartient évidemment pas de les juger, tant elles restent liées à chacun, à son histoire et à sa réalité propre.

La société nous enseigne, d’ailleurs, tout un lot de stratégies pour faire face à ces épreuves : obtenir des diplômes pour avoir un bon travail, faire du sport pour avoir une bonne santé, connaître et appliquer les lois pour vivre en communauté, etc. Autant d’éléments nécessaires pour éviter certaines épreuves.

Mais alors, si la société nous a enseigné ce qu’il faut pour éviter les épreuves, pourquoi en reste-il autant ? Pourquoi telle personne développe-t-elle un cancer ? Pourquoi telle autre est en burnout ? Pourquoi l’enfant d’une autre encore se suicide-t-il à 20 ans ?

Là encore, la réponse est à chercher dans l’histoire de chacun et il ne me semble pas possible de livrer quelque certitude que ce soit. Ce que je sais empiriquement, en revanche, c’est que la stratégie la plus efficace pour affronter les épreuves de la vie de façon satisfaisante, c’est de piloter au moyen de son système de valeurs de vie.

Le problème c’est que cette stratégie n’est pas (plus ?) enseignée dans notre société. Le bonheur n’est pas un état, c’est une construction. Alors, êtes-vous bien préparé à vivre cette réalité que constitue la succession des épreuves ? Et au-delà, préparez-vous vos proches à cette réalité ?

Je coachais, récemment, une femme ayant des problèmes relationnels importants avec son fils en fin d’adolescence. Pour faire court, très aimante, elle faisait tout pour lui éviter la moindre épreuve : surveillance de sa façon de se nourrir, conduite en voiture à toutes ses activités extra-scolaires : « mon chéri as-tu bien mis ta ceinture de sécurité ? », contrôle de ses fréquentations, etc. Vous voyez l’esquisse : la mama carrément envahissante.

Le fils vivait cette relation comme une épreuve majeure de sa jeune existence, alors même que l’intention de la mère était justement de lui éviter toute épreuve.

Dans ce type de cas, le sujet est le même que celui du proverbe chinois : « si tu veux nourrir un homme un jour, donne-lui un poisson, si tu veux le nourrir tous les jours, apprends lui à pêcher ». Cette femme ne peut éviter à son fils de vivre les épreuves de sa vie. En revanche, elle peut lui apprendre à réagir, à disposer des éléments nécessaires pour faire face avec succès à toute épreuve. Encore a-t-il fallu en passer par une phase d’apprentissage de sa part, car pour enseigner aux autres, il faut évidemment disposer des connaissances voulues.

Si vous vivez des épreuves que vous ne parvenez pas à surmonter, je vous suggère d’essayer de les aborder par le biais de vos valeurs de vie. Cela vous permettra de constater à quel point vos ressources sont importantes et de nature à faire de l’épreuve, un fois surmontée, une source d’enrichissement insoupçonnée.

 

Est-il possible d’être simplement heureux ?

Ça, c’est la bonne nouvelle : oui, c’est possible !

En travaillant votre système de valeurs de vie, vous augmenterez votre niveau de conscience. L’augmentation de votre niveau de conscience vous permettra, dans un premier temps, d’apporter une réponse adaptée et efficace aux épreuves que vous rencontrez, de façon à les surmonter sans trop de difficultés et, dans un second temps, d’identifier les épreuves en amont, avant qu’elles ne prennent des dimensions dommageables. Vous serez en mesure de les annihiler dans l’œuf, pour ainsi dire.

La nuance porte, à mon avis, sur le « simplement ». Comme je le disais précédemment, et comme vous le savez tous, le bonheur n’est pas un état, mais une construction. Le fait de l’aborder par le biais des valeurs de vie ne modifie pas cette affirmation. En revanche, cela facilite grandement le travail nécessaire pour non seulement y parvenir, mais s’y maintenir.

Le bonheur obéit, lui aussi, à l’impermanence des choses. Il faut donc y travailler d’une manière constante si on veut le préserver. C’est donc au prix d’une grande vigilance sur la cohérence de vos actions par rapport à vos valeurs de vie que vous parviendrez à maintenir ce bonheur actif dans votre vie.

 

L’épreuve à donc quelque chose de fondamentalement positif, même si c’est parfois difficile à distinguer de prime abord. Si je sais l’aborder, dès le départ, de façon constructive avec la conviction que c’est un challenge pour parvenir à m’améliorer, et non comme une nouvelle galère qui s’ajoute à toutes celles en cours, je me positionne en responsabilité et suis ainsi à même de construire mon bonheur.

Si je peux me permettre de vous donner un petit conseil : à la fin de votre journée, vous devriez vous poser la question « qu’ai-je fais aujourd’hui pour construire mon bonheur ? » et son corollaire « ai-je fait quelque chose qui soit en contradiction avec le bonheur que je souhaite ? ». Éclairez tout cela avec votre système de valeurs de vie et, petit à petit, si vous êtes un peu exigeant avec vous-même, vous vous apercevrez que vous êtes plus heureux, voire que vous êtes juste heureux et que cela dure.

 

Ah ! Au fait ! Si vous avez besoin d’un peu d’aide pour mettre tout ça en pratique, n’hésitez pas à venir me voir. Je me ferai un plaisir de vous accompagner.

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