C’est une question que je pose souvent aux clients en Coaching. La raison pour laquelle je pose cette question est qu’elle les amène à regarder les choses d’une manière complètement différente. Cela créé de nouveaux processus de pensée qui étaient auparavant indisponibles, simplement parce qu’ils n’avaient pas envisagé de penser de cette façon.
Bien que les réponses vont de la plus bizarre à la plus banale, la seule chose qui semble être cohérente est que la plupart des personnes avec lesquelles je travaille sont finalement insatisfaites dans leur vie professionnelle. Je dois souligner à ce stade que le succès apparent n’est généralement pas révélateur du degré de satisfaction, de bonheur, des personnes. Je crois que le niveau de mécontentement est tout aussi élevé en salle de réunion que dans les ateliers de l’usine.
Pour aller plus loin, je fais souvent suivre cette première question par : « Si vous étiez sur votre lit de mort, sachant que vous n’en avez plus pour longtemps, que voudriez-vous pouvoir vous dire sur votre vie pour en être fier, pour avoir un sentiment d’accomplissement qui vous permette de partir en paix ? « 
Je sais, cette question n’est pas forcément la plus joyeuse qui soit, mais si on s’immerge sérieusement dans la situation, elle permet de prendre conscience de beaucoup de choses.
La réponse que j’obtiens le plus souvent tourne autour de la famille : que j’ai fait ce qu’il fallait pour que mes enfants soient heureux, qu’ils soient bien armés pour vivre leur vie, etc.
Bref, une thématique souvent basée sur la transmission à la génération suivante. Mais la transmission de quoi précisément ? Là les réponses deviennent beaucoup plus vagues…
Entre parenthèse, je note que les réponses tournant autour de la vie professionnelle sont relativement rares. Je dois dire que je le déplore dans la mesure où cela témoigne du fait que, pour la grande majorité, la vie professionnelle ne semble pas être en mesure de combler nos aspirations personnelles profondes. Or, il me semble que, comme la vie privée, la vie professionnelle est un terrain de jeu merveilleux pour sortir le meilleur de soi-même, dans tous les domaines.
Si les réponses sont généralement tournées vers le bien-être des autres, et c’est louable, elles demeurent souvent très floues quant à la mise en pratique concrète dans la réalité. Voire, en creusant un peu, on s’aperçoit que la volonté de transmission ne tient pas toujours la route par rapport aux aspirations profondes de la personne. Et je dirais, c’est tant mieux.
Certes, on rejoint tous les lieux communs du développement personnel, mais il faut toujours garder à l’esprit que l’on ne peut donner que ce que l’on possède. Je peux vous donner la Tour Eiffel, mais quelle valeur a ce don, puisqu’elle ne m’appartient pas ?
Je veux transmettre du bonheur à mes proches, mais comment faire si je ne ressens pas ce bonheur, s’il ne fait pas déjà partie de moi ? Toute transmission passe d’abord par la case acquisition pour soi-même.
Alors, avant de vouloir transmettre quoi que ce soit, demandez-vous si vous êtes en mesure de le faire, si vous avez en vous ce que vous souhaitez léguer. Si un premier pas dans votre volonté de transmission n’est pas de faire la démarche de construire, en vous-même, les bienfaits que souhaitez pour vos proches.
Cette question devrait vous amener à trouver ce qui vous motive réellement et à penser aux actes propices à développer les domaines importants pour vous.
Une fois que vous avez réalisé cette démarche, il ne vous reste plus qu’à poser lesdits actes dans la réalité !
Ce sont des rêves ? Ils ne vous paraissent pas réalistes ? Vous trouvez que les conditions ne s’y prêtent pas ?
Pensez aux deux questions posées plus haut un instant. Pouvez-vous dire que si votre vie devait se terminer aujourd’hui, vous n’auriez pas de regrets ? La vie est courte. La vôtre, comme la mienne, peut se terminer dans 5 minutes, dans une heure, dans un mois ou dans un an.
Vous pouvez avoir peur de vous lancer, ce n’est pas le problème. Toute personne normalement constituée a une part de peur en elle quand elle prend un risque. C’est normal et positif car cette peur motive concentration, instinct de survie et volonté de la surpasser, donc le changement.
D’autant plus que le succès n’est pas forcément immédiat. Laissez-vous le droit de ne pas atteindre votre but du premier coup.
Vous savez, il y a une présupposition dans la Programmation Neuro Linguistique (PNL) qui suggère qu’il n’y a pas d’échec, mais seulement de la rétroaction. C’est un principe que beaucoup de ceux qui ont connu de grands succès ont utilisé pour les aider à traverser les moments où il leur semblait qu’ils n’obtenaient pas les résultats souhaités.
Le principe de rétroaction pourrait se définir comme suit : tout système ouvert – l’humanité par exemple – s’intègre dans un environnement avec lequel il échange pour assurer sa survie et son développement. La première qualité d’un système ouvert est sa capacité d’adaptation aux changements de son environnement. Ces adaptations se font par un mécanisme de feed-back ou de rétroaction. Les résultats produits par le système donnent des informations « en retour » au système pour le guider ou le réguler dans les ajustements nécessaires.
On pense qu’Edison a fait plus de 1.000 tentatives pour inventer l’ampoule avant de réussir, mais comme il l’a dit lui-même, « je n’ai pas échoué 1.000 fois, j’ai simplement trouvé 1.000 façons qui ne fonctionnaient pas ». Si vous pouvez prendre un événement qui n’a pas réussi comme prévu et utiliser l’expérience et les résultats comme un apprentissage pour améliorer votre performance, alors vous serez plus heureux, plus équilibrée et plus performant.
Alors bien sûr, vous pouvez attendre le moment idéal pour lancer votre entreprise, inviter cette fille ou ce garçon à danser, prendre des vacances, infléchir votre façon de manager vos équipes, ou vous pourriez tout simplement le faire, en profiter, et apprendre de la rétroaction. Soyez opiniâtre.
Qu’allez-vous faire maintenant de votre vie, sachant que vous ne pouvez pas échouer ?

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