« Les choses qui comptent le plus ne doivent jamais être à la merci des choses qui comptent le moins » – Johann Wolfgang von Goethe

Le sujet de fond est le suivant : Il y a des choses qui importent fondamentalement, même si personne n’y prête attention. Il y a aussi des choses qui ont peu ou pas de valeur profonde, même si le monde entier s’enflamme à leur sujet.

Les spectacles de stars et toute la culture hollywoodienne font que le concept de célébrité semble important. D’ailleurs, pas plus tard qu’hier (c’est vrai), j’ai eu un appel en provenance de Guinée, d’une jeune fille qui voulait être coachée pour devenir chanteuse. Je lui ai demandé pourquoi elle avait cet objectif et sa réponse fut immédiate : « pour devenir célèbre ». Je lui ai demandé si elle savait chanter. Elle m’a répondu : « non, mais je voudrais devenir célèbre »… Avoir des rêves c’est bien… En avoir qui ont un sens, c’est mieux.

Le fait est que, peu importe la taille de la foule de fans qui suit une célébrité, la popularité ne peut ajouter de substance à l’insignifiant.

Et ainsi chaque jour de chaque année, dans l’ensemble du monde développé, une quantité ahurissante d’argent est jetée par les fenêtres et du temps gaspillé à poursuivre des chimères qui n’ajoutent rien à la valeur de la vie.

Ce serait bien de prendre conscience que le temps de chacun est limité, tout comme le nombre de choses que l’on peut faire. Il y a continuellement des décisions à prendre sur quand, comment et à quoi consacrer notre temps, notre énergie et nos ressources si nous voulons optimiser nos vies et notre bonheur.

Ce post est destiné à identifier trois de ces éléments qui comptent dans la vie.

Pourquoi c’est si important ? Parce que plus nous passons notre temps sur des choses qui ont une importance profonde et fondamentale, plus nous ressentons un sentiment de joie profonde, de satisfaction, de sens, de but, de justification de notre existence et de bonheur dans la vie.

 

Voici 3 choses qui comptent … beaucoup ! (si tant est que vous choisissiez des valeurs d’unité, bien sûr)

 

1.    L’intégrité

 « Si vous avez de l’intégrité, rien d’autre ne compte. Si vous n’avez pas d’intégrité, rien d’autre ne compte. » Alan K. Simpson

L’intégrité c’est beaucoup plus que l’honnêteté. C’est la persistance de votre engagement envers vos valeurs.

La cohérence de nos valeurs de vie définit le noyau central de qui nous sommes.

À la fois la confiance et la fiabilité sont les effets secondaires naturels d’une vie vécue avec intégrité : confiance des autres, certes, mais confiance en soi-même aussi et avant tout. Il y a un sentiment intérieur de paix et de joie à vivre selon un ensemble de valeurs de vie élevées.

L’intégrité donne de la profondeur et de la substance à nos mots et à nos actes. De même, son absence nous prive de toute crédibilité et de toute pérennité des actions que nous posons. L’intégrité, la cohérence valeurs de vie/actions, donne une puissance et une densité à notre réalité qui nous permet de vivre une vraie vie d’être humain.

 

2. La sagesse

« Nous pouvons apprendre la sagesse par trois méthodes : d’abord, par la réflexion, qui est la plus noble ; ensuite, par imitation, qui est la plus facile ; et troisièmement par l’expérience, qui est la plus amère » – Confucius

Si la connaissance est l’accumulation d’informations, la sagesse est la capacité de reconnaître le degré d’importance de cette connaissance. C’est la compréhension correcte et l’utilisation de la connaissance.

Il y a une très forte prime sociale placée sur l’intelligence et la connaissance. En France, si vous n’avez pas de diplôme vous aurez toutes les difficultés du monde à être reconnu à la fois socialement et professionnellement. Certaines personnes se glorifieront toute leur vie de leur intelligence « prouvée » par tel ou tel diplôme, même si elles sont devenues les plus grands crétins de la terre.

Les parents se vantent de l’intelligence de leurs enfants, de leurs notes, de leur classement en classe et des grandes écoles dans lesquelles ils sont admis, mais peu se vantent de leur sagesse. Il n’y a aucun examen d’aptitude à la sagesse qui permette de l’évaluer. Pourquoi donc ?

Je préférerais que mon enfant soit un étudiant moyen mais sage, plutôt qu’un étudiant intelligent mais insensé. Et vous ? Si votre enfant excellait dans un seul de ces domaines, lequel préféreriez-vous ?

Le truc, c’est qu’une personne intelligente connaît des choses, alors qu’une personne sage comprend comment, quand, pourquoi et si elles doivent être utilisées.

Depuis la nuit des temps les intelligents ont élaboré des idéologies utopiques qui ont privé les gens de leur liberté. Mais c’est le manque de sagesse qui a ignoré ou mal compris la nature humaine et l’absolue et fondamentale nécessité de la liberté pour l’être humain. C’est le manque de sagesse qui a fermé les yeux sur les preuves innombrables du fait que l’utopie était quelque chose de plus proche de l’enfer que du paradis sur terre.

La sagesse, en d’autres termes, est la bonne application de la connaissance. C’est quand connaissance rejoint conscience. C’est la différence entre comprendre l’argument intellectuel qui veut justifier une mauvaise idée et le défendre.

Le fait est que notre monde semble avoir besoin de beaucoup plus de sagesse aujourd’hui que d’intelligence.

 

3. Le bonheur

« Le bonheur n’est pas une chose toute faite. Il découle de vos propres actions » – Le Dalaï Lama

Le bonheur agit beaucoup comme un thermomètre ou un baromètre qui prend la température morale et sociale d’une personne. Il mesure la pression barométrique des pensées et attitudes courantes. Le niveau et la persistance de notre bonheur est la mesure de notre capacité de penser et de vivre correctement.

S’il est vrai que notre bonheur, à un moment donné, n’indique pas forcément grand-chose, notre bonheur, sur la durée, révèle la qualité de nos pensées, la nature de nos choix et l’état de notre conscience.

Quand il y a du bonheur, la vie est simplement mieux vécue. Les gens heureux font de meilleurs parents et enfants. Ils sont de meilleurs voisins, employés ou employeurs. Ils apprécient davantage la vie, donnent et servent les autres mieux que ceux qui sont malheureux.

Comparez les parents heureux avec ceux qui sont malheureux ; des voisins heureux avec des voisins malheureux ; un patron heureux avec un patron malheureux. La différence est évidente.

Bref, le monde serait un meilleur endroit avec des gens plus heureux. Notre bonheur compte donc beaucoup.

En matière de développement personnel, on parle beaucoup de bonheur. Je conçois que cela puisse paraître un peu abscons, et hors de la réalité à tous ceux qui s’échinent avant tout à faire face aux contraintes concrètes de leur vie. Le truc, c’est que vous ferez fondamentalement mieux face à ces contraintes, vous serez plus efficace en étant heureux, en travaillant votre bonheur, qu’en vous tétanisant sur la contrainte elle-même.

La bonne nouvelle, c’est que le bonheur se travaille. Quels que soient les événements que vous avez dû vivre : le malheur, le stress, la peur, le manque de confiance en soi, etc., vous pouvez être heureux si vous vous relevez les manches et travaillez le sujet.

Pour vous-même et pour les autres, c’est en travaillant votre bonheur que vous serez le plus efficace, que vous parviendrez à donner le meilleur de vous-même. Après… c’est votre choix…

Vraiment, votre bonheur a réellement beaucoup d’importance.

 

 

La vie est largement ce que nous en faisons. Mais quand nous patinons sur des choses qui n’ont pas vraiment d’importance, nous amoindrissons nos capacités à faire ce qu’il nous faudrait vraiment faire.

Il est peut-être temps de réévaluer certaines choses, de commencer à vivre nos vies à un échelon ou deux plus haut que précédemment. Il me semble qu’en consacrant un peu de temps et d’énergie à acquérir puis à vivre avec plus d’intégrité, de sagesse et de bonheur, nous pourrions obtenir le coup de pouce dont nous avons besoin pour être pleinement épanoui.